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Article publié le 25/09/2019 à 05:37 | Lu 1281 fois

Quand les sénolytiques réduisent les cellules vieillissantes chez l'homme

Dans le cadre d'un essai clinique, les chercheurs de la Mayo Clinic (Californie) ont démontré -pour la première fois- que des médicaments de type « sénolytiques » pouvaient éliminer les cellules sénescentes de l'organisme. Explications.


Cet essai -impliquant des participants atteints d'une insuffisance rénale liée au diabète- est la deuxième étude clinique sur les sénolytiques publiée par la clinique Mayo, mais il s’agit du premier essai montrant que les médicaments sénolytiques pouvaient éliminer les cellules sénescentes chez les humains, comme cela a été le cas dans de nombreuses études réalisées chez les animaux.
 
Rappelons que les cellules sénescentes sont des cellules défectueuses qui s'accumulent avec le vieillissement et dans les organes affectés par les maladies chroniques. Ces cellules peuvent rester dans le corps et contribuer à de multiples pathologies allant des problèmes cardiaques aux démences en passant par l'ostéoporose, le diabète et les maladies des reins, du foie et des poumons. Bref, et pour faire simple, elles sont responsables du vieillissement.
 
« En ciblant les cellules sénescentes avec des sénolytiques chez les rongeurs, on a pu retarder, prévenir ou traiter de multiples maladies et améliorer la santé et l'autonomie jusqu'à un âge avancé » explique le Dr. Kirkland. « Au fur et à mesure que nous approfondirons notre compréhension de ces médicaments et de leurs effets, nous espérons en tirer des bénéfices pour tout un éventail de maladies et de troubles chez l'homme. »
 
Pendant trois jours, les neuf participants à cette étude ont reçu une combinaison de dasatinib et de quercétine. Ces médicaments ont nettoyé le corps en quelques jours et les effets sur la réduction des cellules sénescentes ont été évidents pendant au moins 11 jours.
 
Les chercheurs estiment que cela prouve que la combinaison de médicaments sénolytiques réduirait de manière significative la charge en cellules sénescentes chez l'homme.
 
« Cet essai clinique à petite échelle est un pas en avant important dans le transfert des thérapies sénolytiques » explique Ronald Kohanski, directeur adjoint de la Division of Aging Biology, du National Institute of Aging. « La démonstration qu'il est possible de réduire le nombre de cellules sénescentes dans deux tissus chez l'homme est une avancée importante, basée sur les preuves irréfutables d'études réalisées sur des souris de laboratoire. »
 
Ces résultats ont été publiés dans la revue scientifique EBioMedicine.