Prendre l'avion avec ses aides auditives : choses à savoir

De nos jours, de plus en plus de seniors s’équipent d’aides auditives. En effet, terminé le temps des énormes appareils roses débordant des oreilles ! Aujourd’hui, ces équipement se font discrets, ce qui pousse les malentendants à s’équiper de plus en plus tôt. Alors pour ceux qui n’ont pas encore l’habitude de prendre l’avion avec leurs aides auditives, la marque suisse Phonak, leur délivre quelques conseils.


Dany Mingas est cadre dans une multinationale. Il est amené à beaucoup voyager à l’international. Et les ennuis peuvent commencer dès l’aéroport si on n’y prend pas garde ! Premier réflexe à avoir, charger au maximum ses appareils ou prévoir un stock de piles avant de partir.
 
Une fois sur place il faut oublier les messages d’annonces, même avec les aides auditives les plus efficaces. En effet, l’environnement sonore des aéroports est véritablement « hostile » aux personnes qui ont ce type de handicap (bruits parasites multiples, messages d’annonces mal sonorisés).
 
Le plus simple reste donc de consulter les écrans d’affichage, où toutes les informations sont regroupées.
 
Autre point de difficultés : les vitres de séparation aux guichets (enregistrement, immigration, etc.) ! Contrôle de sécurité et des bagages ou du passage aux frontières, il y en a un peu partout !

Et quand il n’y en a pas, on a à faire à du personnel qui ne va pas forcément nous parler en face (sans compter parfois la présence de masques dans certains pays), mais va nous tourner autour avec un détecteur de métaux ou parler le nez plongé dans notre passeport tout en donnant des consignes.
 
Pour éviter ces situations stressantes, il ne faut pas paniquer, mais clairement exprimer que vous êtes malentendant et que vous n’avez pas compris la consigne ou leurs demandes. C’est d’autant plus important qu’en règle générale, derrière il y a du monde qui attend.
 
On peut également utiliser des compléments d’écoute « Personnellement - précise Dany – en plus de mes aides auditives, j’utilise le microphone Roger On. Un minuscule micro multidirectionnel, qui va concentrer l’écoute sur la conversation de mon interlocuteur et éliminer les bruits parasites. C’est essentiel au quotidien dans ma vie professionnelle, mais aussi bien pratique dans ce genre de situation ».
 
Enfin, lors des contrôles, ce sont les appareils eux-mêmes qui peuvent être sujet à interrogation et on peut vous demander de les enlever. Si c’est le cas, là aussi, expliquez clairement que ce n’est pas un souci, mais que vous aurez encore plus de difficultés à entendre et comprendre votre interlocuteur.
 
Bon, après toutes ces étapes de l’enregistrement, vous voilà installés dans l’avion ! « En ce qui me concerne -avoue Dany- j’enlève mes aides auditives pour reposer mes oreilles et je les range dans leur étui chargeur, histoire qu’à l’arrivée elles soient parfaitement opérationnelles. C’est surtout pour les protéger, ne pas risquer de les écraser en dormant, ni de les oublier après 8-10 heures de vol ».
 
Et de préciser : « là aussi j’informe l’hôtesse du fait que je porte des aides auditives et que je les ai enlevées. Ça facilite les échanges liés à la sécurité et surtout ça évite qu’elle m’oublie au moment du repas si je me suis endormi ».

Publié le 28/04/2023 à 04:45 | Lu 3009 fois