21 septembre 2010 : Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer
Notre pays connaît une augmentation importante de l’espérance de vie. Cet accroissement de la longévité s’accompagne du développement des maladies liées au vieillissement, comme la maladie d’Alzheimer qui se caractérise par la perte progressive de la mémoire et des fonctions cognitives et s’accompagne de troubles du comportement.
Selon les études épidémiologiques, plus de 800 000 personnes seraient touchées par la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée en France. Parmi ces malades, 450 000 sont suivis médicalement dont 300 000 bénéficient d’une prise en charge au titre de l’affection longue durée.
Au-delà des malades eux-mêmes, les aidants familiaux et l’entourage sont souvent les secondes victimes. Face à cet enjeu de société, il fallait agir à la fois pour les malades mais aussi pour leurs proches. La réponse de l’Etat c’est un plan baptisé « plan Alzheimer » présenté, le 1er février 2008 pour la période 2008-2012. Ce plan traduit un engagement politique fort tant envers les malades que pour leurs proches.
Son objectif : construire un parcours personnalisé pour chaque malade, depuis le diagnostic jusqu’à la prise en charge à domicile et le cas échéant en établissement. Détails.
Les objectifs du plan Alzheimer
Le plan Alzheimer dure 5 ans (2008-2012). Avec ce plan, la personne atteinte de la maladie et son aidant sont placés au coeur de l’action et le système de prise en charge doit s’adapter à eux. Le Plan Alzheimer a trois priorités :
- la recherche : c’est un effort de recherche sans précédent (200 millions d’euros sur 5 ans) pour mettre la France à la pointe de la recherche et trouver ou valider un diagnostic ou un traitement.
- dans le domaine de la santé et de la solidarité (200 millions d’euros pour le soin et 1,2 milliard pour le médico-social) : en attendant de trouver, le plan vise à améliorer la qualité de vie de la personne malade et de ses proches au moment du choc de la découverte de la maladie en favorisant le diagnostic précoce et accompagné ; tout au long de la maladie en renforçant et rendant plus cohérente l’offre de soins et d’accompagnement autour de la personne malade.
- changer le regard sur la maladie en en faisant en enjeu sociétal pour tous.
Où en sommes-nous le 21 septembre 2010, à la moitié du plan ?
Un effort de recherche sans précédent qui porte déjà ses fruits
Il est difficile d’agir pour les malades sans connaître la maladie elle-même. C’est pourquoi le plan prévoit un effort de recherche sans précédent. Cet effort s’appuie sur une fondation de coopération scientifique, la Fondation Plan Alzheimer, qui a pour but d’attirer les meilleurs chercheurs sur les meilleurs projets tout en développant des partenariats avec les acteurs privés.
Créée dès la fin juin 2008, la Fondation Plan Alzheimer (www.fondation-alzheimer.org) se compose :
- d’un comité scientifique mobilisé et volontariste présidé par Joël Ménard, composé des plus éminents scientifiques français et internationaux ;
- d’un conseil d’administration présidé par Philippe Lagayette, regroupant des acteurs des secteurs privés, publics et associatifs ;
- d’une direction générale par Philippe Amouyel et un comité opérationnel composé des douze meilleurs spécialistes du monde scientifique et médical français de l’Alzheimer.
Après une avancée majeure en 2009 avec la découverte de deux nouveaux gènes associés à la maladie, on peut d’ores et déjà dénombrer en 2010 plus de vingt publications internationales majeures auxquelles ont contribué les chercheurs français grâce à la coordination de la Fondation Plan Alzheimer et aux financements du plan.
Ces publications démontrent :
- une couverture des thèmes de recherche majeurs sur la maladie d’Alzheimer, de l’expérimentation animale à la prise en charge des cas avancés, avec des contributions dans les meilleures revues ;
- une augmentation des contributions incluant plusieurs centres français ;
- une augmentation des collaborations internationales dans les travaux français ;
- une persistance et une amplification des points forts français que sont la neuropsychologie et l’épidémiologie ;
- une montée en puissance des nouvelles technologies (génomique, imagerie et biochimie).
Financés à hauteur de 44 millions d’euros par le plan, 92 projets de recherche (fondamentale, clinique, thérapeutique, nouvelles technologies, sciences humaines et sociales) sont en cours. En tout, 67 nouveaux chercheurs ont été recrutés depuis le début du plan. Les instruments de structuration de la recherche se mettent en place : 492 praticiens formés à l’épidémiologie clinique, une banque de donnée mise en place fin 2009 et alimentée déjà par 266 centres et comptant 83 000 patients, des cohortes (population générale, patients (MEMENTO), malades jeunes), un groupe méthodologique d’aide à la recherche (en particulier pour les cohortes et la recherche en sciences humaines sociales), un Centre de traitement automatisé de l’image.
Selon les études épidémiologiques, plus de 800 000 personnes seraient touchées par la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée en France. Parmi ces malades, 450 000 sont suivis médicalement dont 300 000 bénéficient d’une prise en charge au titre de l’affection longue durée.
Au-delà des malades eux-mêmes, les aidants familiaux et l’entourage sont souvent les secondes victimes. Face à cet enjeu de société, il fallait agir à la fois pour les malades mais aussi pour leurs proches. La réponse de l’Etat c’est un plan baptisé « plan Alzheimer » présenté, le 1er février 2008 pour la période 2008-2012. Ce plan traduit un engagement politique fort tant envers les malades que pour leurs proches.
Son objectif : construire un parcours personnalisé pour chaque malade, depuis le diagnostic jusqu’à la prise en charge à domicile et le cas échéant en établissement. Détails.
Les objectifs du plan Alzheimer
Le plan Alzheimer dure 5 ans (2008-2012). Avec ce plan, la personne atteinte de la maladie et son aidant sont placés au coeur de l’action et le système de prise en charge doit s’adapter à eux. Le Plan Alzheimer a trois priorités :
- la recherche : c’est un effort de recherche sans précédent (200 millions d’euros sur 5 ans) pour mettre la France à la pointe de la recherche et trouver ou valider un diagnostic ou un traitement.
- dans le domaine de la santé et de la solidarité (200 millions d’euros pour le soin et 1,2 milliard pour le médico-social) : en attendant de trouver, le plan vise à améliorer la qualité de vie de la personne malade et de ses proches au moment du choc de la découverte de la maladie en favorisant le diagnostic précoce et accompagné ; tout au long de la maladie en renforçant et rendant plus cohérente l’offre de soins et d’accompagnement autour de la personne malade.
- changer le regard sur la maladie en en faisant en enjeu sociétal pour tous.
Où en sommes-nous le 21 septembre 2010, à la moitié du plan ?
Un effort de recherche sans précédent qui porte déjà ses fruits
Il est difficile d’agir pour les malades sans connaître la maladie elle-même. C’est pourquoi le plan prévoit un effort de recherche sans précédent. Cet effort s’appuie sur une fondation de coopération scientifique, la Fondation Plan Alzheimer, qui a pour but d’attirer les meilleurs chercheurs sur les meilleurs projets tout en développant des partenariats avec les acteurs privés.
Créée dès la fin juin 2008, la Fondation Plan Alzheimer (www.fondation-alzheimer.org) se compose :
- d’un comité scientifique mobilisé et volontariste présidé par Joël Ménard, composé des plus éminents scientifiques français et internationaux ;
- d’un conseil d’administration présidé par Philippe Lagayette, regroupant des acteurs des secteurs privés, publics et associatifs ;
- d’une direction générale par Philippe Amouyel et un comité opérationnel composé des douze meilleurs spécialistes du monde scientifique et médical français de l’Alzheimer.
Après une avancée majeure en 2009 avec la découverte de deux nouveaux gènes associés à la maladie, on peut d’ores et déjà dénombrer en 2010 plus de vingt publications internationales majeures auxquelles ont contribué les chercheurs français grâce à la coordination de la Fondation Plan Alzheimer et aux financements du plan.
Ces publications démontrent :
- une couverture des thèmes de recherche majeurs sur la maladie d’Alzheimer, de l’expérimentation animale à la prise en charge des cas avancés, avec des contributions dans les meilleures revues ;
- une augmentation des contributions incluant plusieurs centres français ;
- une augmentation des collaborations internationales dans les travaux français ;
- une persistance et une amplification des points forts français que sont la neuropsychologie et l’épidémiologie ;
- une montée en puissance des nouvelles technologies (génomique, imagerie et biochimie).
Financés à hauteur de 44 millions d’euros par le plan, 92 projets de recherche (fondamentale, clinique, thérapeutique, nouvelles technologies, sciences humaines et sociales) sont en cours. En tout, 67 nouveaux chercheurs ont été recrutés depuis le début du plan. Les instruments de structuration de la recherche se mettent en place : 492 praticiens formés à l’épidémiologie clinique, une banque de donnée mise en place fin 2009 et alimentée déjà par 266 centres et comptant 83 000 patients, des cohortes (population générale, patients (MEMENTO), malades jeunes), un groupe méthodologique d’aide à la recherche (en particulier pour les cohortes et la recherche en sciences humaines sociales), un Centre de traitement automatisé de l’image.




