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Article publié le 01/12/2020 à 01:00 | Lu 6958 fois

Perte d'autonomie : par quel moyen y fait-on face ?




Vieillissement oblige, autour de nous, de plus en plus de personnes sont sujettes à une perte d’autonomie ? Découvrez dans cet article quelques solutions pour y faire face !


Perte d'autonomie : par quel moyen y fait-on face ?
Comment faire face à la perte d’autonomie ? La perte d’autonomie est l’une des conséquences les plus communes du vieillissement. Elle peut être liée -voire aggravée- à d’autres facteurs tel que la maladie d’Alzheimer par exemple.
 
D’une manière général, les personnes âgées touchées par la perte d’autonomie rencontrent des difficultés à accomplir seules certaines tâches de la vie quotidienne. Une aide à domicile peut alors devenir nécessaire pour leur apporter une assistance et du soutien. Cet article aborde les symptômes principaux et les conséquences de la perte d’autonomie, mais également, des solutions pour y faire face !
 
La perte d’autonomie et ses symptômes
La perte d’autonomie peut se définir comme une difficulté, voire une impossibilité à accomplir seul certaines tâches et parfois, un manque de capacité à exercer son jugement. Elle touche donc aussi bien les facultés physiques que cognitives.
 
Généralement et sauf accident, la perte d’autonomie est un processus lent et progressif ; pour autant, de nombreux signes sont susceptibles de vous alerter ou d’alerter votre aide à domicile (cette dernière s’avérera particulièrement utile si vous devez vous occuper d’un ainé fragile au quotidien).
 
Pour ce qui est des principaux symptômes à retenir, il s’agit par exemple :
• Des pertes de mémoires de façon régulière
• Des difficultés d’expression
• Des difficultés à réaliser certains gestes de base
• Une perte d’appétit
• Des sautes d’humeur
• De l’isolement chez une personne âgée, dû aux troubles auditifs par exemple, ne facilitant pas les échanges avec les autres mais aussi, dû à des problèmes d’articulation rendant les mouvements et/ou les déplacements moins aisés. D’où encore une fois, la nécessité d’une aide à domicile.
 
Voici donc autant de signes annonciateurs d’une éventuelle perte d’autonomie avec des conséquences directes et d’autres, indirectes.
 
Les conséquences de la perte d’autonomie
Il s’agit ici de l’impact de la perte d’autonomie sur le quotidien des personnes atteintes et donc des risques que ces dernières encourent. Ainsi, une personne âgée sujette à une baisse de son autonomie, risque de s’épuiser plus facilement avec des impacts plus ou moins immédiats sur sa santé.
 
Par exemple, elle peut, par mégarde, en essayant d’accomplir certaines tâches du quotidien toute seule, faire une chute et se blesser. Là encore, la présence d’une aide à domicile à ses côtés, peut permettre d’éviter le pire.
 
Mais bien évidemment, les conséquences ne sont pas uniquement liées à la vie quotidienne de ces ainés fragilisés. Elles peuvent aussi jouer sur leur mental. Ainsi, une dépression peut rapidement survenir si un ainé prend conscience de son état et de ses capacités diminuées. Le risque est qu’il se renferme sur lui-même, préférant s’isoler pour « cacher » sa perte d’autonomie.
 
Les habitudes alimentaires peuvent également être mises à mal (avec des risques de malnutrition ou de dénutrition à la clé). En cas de perte d’autonomie, une personne âgée peut très bien ne plus vouloir -ou pouvoir- s’alimenter correctement.
 
L’hygiène peut aussi devenir un souci avec certains ainés qui refusent de se laver régulièrement (il convient d’ailleurs de faire attention à ce que la salle de bain soit adaptée), sinon, encore une fois, le recours à une aide à domicile peut s’avérer nécessaire.
 
Quelques solutions face à la perte d’autonomie
Il s’agit tout d’abord de mettre en place des actions préventives. Même si la perte d’autonomie est fortement corrélée à l’avancée en âge, il est possible de prolonger -autant que faire se peut- son autonomie en pratiquant régulièrement une activité physique (il en existe différents niveaux et différents types selon l’état de santé de chacun et rappelons-le, il n’est jamais trop tard pour commencer).
 
Naturellement, l’idée n’est pas de se préparer au marathon, mais plutôt de partir sur des activités assez douces telles que la marche, la natation, le yoga, le qi gong ou la relaxation.
 
L’un des points clés du maintien à domicile, c’est incontestablement l’aménagement de sa maison ou de son appartement. Le but est de faciliter le quotidien et de réduire les risques inhérents à la vie chez soi. La domotique peut s’avérer intéressante. Le monte-escalier également. L’installation d’une douche italienne aussi…  
 
En tant que proche parent d’une personne en perte d’autonomie, vous pouvez être considéré comme un proche aidant, comme un aidant familial (entre 8 et 11 millions en France de nos jours). Or il faut savoir que désormais, ce statut est reconnu et donne droit par exemple à un « congé proche aidant » qui vous permet de suspendre votre activité professionnelle pendant une durée d’un an afin d’assister une personne en perte d’autonomie.
 
Toutefois, c’est le niveau de la perte d’autonomie de votre proche parent qui va déterminer le choix d’une solution ou d’une autre... Qu’il s’agisse de vous porter vous-même volontaire ou de faire appel à une personne spécialisée dans l’aide à domicile. Dans cet esprit, il est indispensable d’effectuer une évaluation du niveau de dépendance de votre proche en se basant notamment sur la grille AGGIR (qui fait référence).
 
Elaborée par des professionnels, elle permet de distinguer six groupes que l’on nomme les GIR (Groupes Iso Ressources).
 
Le GIR correspond au niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée. Il est calculé à partir de l’évaluation effectuée à l’aide de la grille AGGIR mentionnée précédemment. Il existe six niveaux de GIR : le GIR 1 étant le niveau de perte d’autonomie le plus fort et le GIR 6 le plus faible.
 
En résumé, le GIR 1 nécessite une présence d’une aide en continue avec la personne âgée. Le GIR 2 requiert une assistance dans la plupart des activités de la vie quotidienne ou une surveillance quasi permanente. Le GIR 3 a besoin d’aide pour les soins corporels, plusieurs fois par jour. Le GIR 4           a besoin d’une aide pour la toilette et l’habillage ou une aide pour les soins corporels et les repas. Le GIR 5 nécessite une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas et le ménage et enfin, le GIR 6 concerne les personnes âgées autonomes.
 
Il est important de souligner que c’est sur la base des GIR qu’une aide financière sera apportée aux personnes dépendantes. Encore appelée Allocation Personnalisée d’Autonomie ou APA, cette aide est  fonction du niveau de dépendance de la personne concernée, mais également de son mode d’hébergement et de ses revenus. Elle a pour but de permettre aux personnes dépendantes âgées de plus de 60 ans, de s’offrir les services d’une aide à domicile.