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Article publié le 02/12/2021 à 10:14 | Lu 2885 fois

Personnes âgées : de l'importance de la diversité alimentaire pour bien vieillir




On le sait, une bonne alimentation favorise le bien vieillir. Dans ce contexte, le projet de recherche baptisé ALAPAGE (Alimentation et activité physique du sujet âgé) émet l’hypothèse que des ateliers collectifs, construits entre des chercheurs, des ainés et des professionnels de la prévention, pourraient favoriser la diversité alimentaire des seniors vivant à domicile, leur condition physique et leur qualité de vie. Explications.


De nos jours, on ne parle plus forcément de longévité, mais aussi et surtout de longévité en bonne santé. Et par ricochet, le concept de bien vieillir ne cesse de prendre de l’ampleur.
 
On le sait, le bien vieillir est largement favorisé par une activité physique régulière. Aucun doute là-dessus, et ce, à tout âge. Mais il n’y a pas que cela bien évidemment ! L’alimentation fait également partie des points clefs pour avancer en âge en bonne santé.
 
Dans cet esprit, des chercheurs ont développé un score de diversité alimentaire, ALAPAGE, spécifique aux ainés. Plus concrètement, il est calculé selon la fréquence de consommation de 20 catégories d’aliments, selon les recommandations nutritionnelles en vigueur. Naturellement, plus ce score est haut, plus la diversité alimentaire augmente ; et a contrario, plus il est bas, moins l’alimentation est diversifiée...
 
Dans une étude complémentaire, les scientifiques ont analysé les consommations de 1.330 personnes de 76 ans en moyenne. Pour chacun d’entre eux, ils ont relevé leur consommation journalière parmi 148 aliments et boissons et ainsi calculé le score de diversité alimentaire ALAPAGE pour chaque individu en 2001-2002.
 
Les participants ont été suivis pendant seize ans ! Et les résultats indiquent que ceux qui avaient une faible diversité alimentaire avaient une plus forte probabilité de décéder au cours des 16 ans par rapport à ceux dont la diversité alimentaire était élevée. Ce, indépendamment des autres facteurs de risque. Plus spécifiquement, une alimentation suffisamment diversifiée chez les ainés préviendrait les risques de dénutrition et contribuerait ainsi à vieillir en meilleure santé.
 
Ces travaux seront poursuivis par l’étude ALAPAGE qui débutera en janvier 2022. Trois cents seniors autonomes, en particulier des ainés isolés socialement et/ou économiquement vulnérables, seront recrutés en région PACA pour participer à des ateliers collectifs sur l’alimentation et l’activité physique. Affaire à suivre.

Source : INRAE





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