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Article publié le 14/09/2020 à 01:00 | Lu 3444 fois

Pau : ouverture d'un Ménopause café le 1er octobre prochain




A l’approche de la Journée mondiale de la ménopause (18 octobre), le Gemvi (Groupe d’étude sur la ménopause et le vieillissement hormonal), avec le soutien de Mylan, organise la deuxième édition du Ménopause Café qui se tiendra cette année à Pau (64) le 1er octobre de 16h30 à 19h au sein du café La Belle Époque, situé dans l'enceinte du palais Beaumont.


La cinquantaine, c’est généralement l’âge auquel la ménopause apparait en moyenne. Durant cette période, les femmes sont sujettes à de nombreux changements qui viennent perturber leur rythme de vie en raison d’un important bouleversement hormonal. Pas toujours facile à vivre au quotidien aussi bien psychologiquement que physiquement.
 
Dans ce contexte, le Ménopause Café a pour but d’informer et de sensibiliser les femmes de 40 ans et plus aux différents aspects de la ménopause, de même qu’à ses conséquences directes et indirectes sur la vie quotidienne, la vie professionnelle ou la santé.
 
Ce nouveau concept de rencontres informelles organisées par des professionnels de santé va consister en une matinée speed-talking. Les femmes sont conviées à venir avec leurs ami(e)s ou leur conjoint(e) pour assister à un moment convivial autour d’un petit-déjeuner agrémenté de thé, café, jus de fruit et viennoiseries lors d’une présentation d’introduction sur la ménopause.
 
Pendant 2 heures, les femmes, en groupe de 15 personnes, vont ensuite rencontrer tour à tour 8 professionnels de santé qui vont les informer et répondre à leurs questions. Assister au Ménopause Café n’implique pas forcément d’intervenir ! Beaucoup de femmes peuvent simplement venir écouter pour mieux se rendre compte qu’elles sont loin d’être les seules à traverser cette période délicate.
 
« Nous sommes ravis d’organiser cette 2ème édition du Ménopause Café à Pau. Le premier rendez-vous parisien a confirmé le besoin d’ouvrir la discussion autour de la ménopause. En effet, les femmes qui se questionnent n’osent pas toujours évoquer le sujet, or ce cadre propice à la conversation permet à la fois de s’exprimer sans crainte et de venir chercher des réponses auprès de professionnels compétents et d’autres femmes sensibles au sujet. C’est tout l’enjeu du projet : penser avant tout au bien-être de ces femmes en créant de nouveaux espaces de discussion » déclare pour l’occasion le professeur Florence Trémollières, Présidente du GEMVI

Ce concept est une initiative du GEMVI (Groupe d'Étude sur la Ménopause et le vieillissement hormonal), un groupe multidisciplinaire de réflexion sur la ménopause et le vieillissement hormonal animé par un Comité Scientifique de 25 membres, issus de 9 spécialités médicales ou chirurgicales.

​5 idées reçues sur la ménopause

Idée reçue no 1 : Les effets secondaires sont inévitables.
Faux ! Il existe actuellement des traitements efficaces à plus de 85 % qui peuvent être dispensés aux femmes qui en ont besoin dans le cadre d’une consultation avec un médecin et ainsi faire disparaître les désagréments liés à la ménopause (tels que les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes ou encore la fatigue). L’inconfort n’est ainsi pas une fatalité et il est possible de préserver son bien-être et de vivre sa ménopause avec sérénité.
 
Idée reçue no 2 : Les femmes ménopausées prennent du poids.
Faux ! Même s’il est vrai qu’après la ménopause la répartition des graisses est différente, le poids d’une femme évolue avec le temps et en lien avec son hygiène de vie, le fait d’avoir une alimentation équilibrée et la pratique d’une activité physique régulière. En effet, la pratique d’une activité physique (d’un sport ou tout simplement le fait de marcher ou de réaliser certains trajets à vélo) permet d’éviter une prise de poids qui peut aller de 300 à 500 g3.
 
Idée reçue no 3 : Le traitement hormonal de la ménopause favorise les risques de cancer ou de maladies cardiaques.
Faux ! Le THM permet de soulager les symptômes de la ménopause chez certaines femmes (comme les bouffées de chaleur ou encore les sueurs nocturnes) ainsi que le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM). Il a été démontré qu'il prévient en outre la perte osseuse du début de la ménopause et donc les fractures.
 
Si le THM peut augmenter l’incidence des cancers du sein, il diminue en revanche l’incidence des cancers digestifs.  Pris en début de ménopause, le traitement protège contre les accidents cardiovasculaire. Ce traitement doit ainsi être dispensé, pour les femmes qui en ont besoin, dans le
cadre d’une consultation médicale avec un professionnel de santé.
 
Idée reçue no 4 : La ménopause signe la fin de la libido.
Faux ! La libido est un phénomène complexe qui intègre à la fois la santé de la femme, son équilibre
psychologique, son estime de soi, sa vie sociale et familiale et surtout l’évolution de sa complicité
avec son partenaire.
 
La ménopause ne rime pas nécessairement avec la fin de la libido, il s’agit de trouver le bon équilibre dans sa vie de femme et avec son partenaire pour trouver l’épanouissement. En cas de doute ou de questions, des professionnels de santé peuvent également conseiller les femmes et les couples qui en ont besoin ou se questionnent sur le sujet.
 
Idée reçue no 5 : Le syndrom génito-urinaire de la ménopause (SGUM) est rare.
Faux ! En France, 20 à 40% des femmes ménopausées souffrent des conséquences de l’insuffisance
hormonale sur l’appareil génito-urinaire qui peut créer un inconfort. Mais les médecins disposent
aujourd’hui de nombreuses solutions et traitements qui permettent d’éviter les désagréments
de l’atrophie vulvo-vaginale et ainsi aux femmes concernées de retrouver un bien-être et une vie normale.





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