Les seniors disposent de 45% du patrimoine brut global du pays. La part détenue par les plus de 60 ans, qui en 2010 représentaient 23% de la population française, s’élève même à 54% si l’on se limite au patrimoine financier. Selon les enquêtes Patrimoine de l’Insee, cette concentration du patrimoine financier et plus encore immobilier dans les mains des seniors s’est sensiblement accrue depuis une vingtaine d’années.
Les seniors constituent un segment très hétérogène du point de vue de leurs besoins mais également d’un point de vue économique. Ainsi, si un certain nombre de seniors sont touchés par un phénomène de paupérisation, de nombreux seniors bénéficient d’une capacité d’épargne très élevée du fait d’une consommation réduite avec des revenus relativement importants. Ce phénomène amplifie l’accumulation de patrimoine par les seniors dont les richesses ne bénéficient pas à la solidarité intergénérationnelle.
Dans le même temps, les besoins de financement pour les générations suivantes sont aigus : achat immobilier, financement des études, soutien parental, etc. Or, l’âge de l’héritage en France est de plus en plus tardif, retardant d’autant le transfert intergénérationnel et la capacité des jeunes générations à utiliser ce patrimoine. Les études menées sur les enquêtes Patrimoine de l’Insee montrent que la donation reçue suffisamment tôt lève les contraintes de liquidité que subissent les enfants bénéficiaires. La donation permet également d’accélérer les projets patrimoniaux, qu’il s’agisse de l’accession à la propriété ou de la création d’une entreprise –ou de la reprise d’une entreprise qui n’est pas celle des parents.
Ainsi, le patrimoine global moyen d’une personne ayant reçu une donation ou un héritage est de 440 ke contre 170 ke pour une personne n’en ayant pas reçu.
Les seniors constituent un segment très hétérogène du point de vue de leurs besoins mais également d’un point de vue économique. Ainsi, si un certain nombre de seniors sont touchés par un phénomène de paupérisation, de nombreux seniors bénéficient d’une capacité d’épargne très élevée du fait d’une consommation réduite avec des revenus relativement importants. Ce phénomène amplifie l’accumulation de patrimoine par les seniors dont les richesses ne bénéficient pas à la solidarité intergénérationnelle.
Dans le même temps, les besoins de financement pour les générations suivantes sont aigus : achat immobilier, financement des études, soutien parental, etc. Or, l’âge de l’héritage en France est de plus en plus tardif, retardant d’autant le transfert intergénérationnel et la capacité des jeunes générations à utiliser ce patrimoine. Les études menées sur les enquêtes Patrimoine de l’Insee montrent que la donation reçue suffisamment tôt lève les contraintes de liquidité que subissent les enfants bénéficiaires. La donation permet également d’accélérer les projets patrimoniaux, qu’il s’agisse de l’accession à la propriété ou de la création d’une entreprise –ou de la reprise d’une entreprise qui n’est pas celle des parents.
Ainsi, le patrimoine global moyen d’une personne ayant reçu une donation ou un héritage est de 440 ke contre 170 ke pour une personne n’en ayant pas reçu.




