PER (Plan d'épargne retraite) : les 3 grosses erreurs à éviter

Le plan d'épargne retraite est un placement complexe et parsemé de chausse-trappes. Grosso modo, il permet d'économiser durant la vie active afin de bénéficier d'une rente viagère à la retraite. Souscription, rendement, fiscalité… Voici nos conseils pour éviter les trois erreurs les plus fréquentes.






Erreur no 1 : s'y prendre trop tard pour souscrire un PER

Le plan d'épargne retraite, c'est plus de 3,6 millions de contrats individuels signés depuis le 1er octobre 2019 (date de sa mise en vigueur). Le succès de ce produit d'épargne à long terme est en grande partie dû à la réduction fiscale qu'il octroie.
 
En effet, vos versements mensuels auront pour effet de réduire l'impôt sur le revenu à payer l'année suivante. Or, la plupart des contribuables commencent à s'intéresser aux placements de défiscalisation au dernier moment.
 
Le plan d'épargne retraite individuel est donc une formalité qui devra être entreprise des années à l'avance pour qu'elle puisse, à l'avenir, porter ses fruits.

Erreur no 2 : se contenter de la retraite des régimes obligatoires

Les besoins des retraités ne sont pas toujours couverts par les régimes obligatoires comme la pension de base fournie par les régimes complémentaires et la pension de base de la Sécurité sociale.
 
On relève ainsi un taux de remplacement moyen d'à peine la moitié pour les cadres, de deux tiers du revenu concernant les activités non-cadres et moins encore pour les auto-entrepreneurs. Si vous souhaitez optimiser votre niveau de vie une fois à la retraite, la meilleure option pour vous réside dans la constitution d'un complément de revenu régulier.

Sous ce rapport, les alternatives s'exposent en grand nombre ! Nous citerons notamment le Plan d'épargne retraite collective (Perco), les contrats retraite Madelin s'adressant aux auto-entrepreneurs, et enfin, le PERP Plan d'épargne retraite populaire ouvert à tous.
 
Bien que ces solutions soient rarement débloquées avant l'âge de la retraite, elles proposent un revenu à vie, tout en donnant accès à plusieurs avantages fiscaux.
 

Erreur no 3 : ne pas anticiper la constitution de son dossier de retraite

Il est vivement recommandé d'informer ses caisses de retraite au moins 6 mois avant la date de départ à la retraite.
 
L'objectif étant d'éviter un maximum de problèmes lors de la constitution de votre dossier. Chaque année, un grand nombre d'erreurs sont commises par les employeurs, mais aussi par les caisses de retraite elles-mêmes, ce qui retarde vos démarches et le versement des sommes dues.
 
En juin 2022, la Cour des comptes a publié un rapport sur le taux d'erreurs commises lors du calcul des retraites du régime général. On relevait en ce sens une erreur sur quinze dossiers en 2015. D'où l'importance de vérifier chaque information figurant sur ses documents ainsi que sur son relevé de situation individuelle.
 
Celui-ci devait normalement être transmis tous les 5 ans à partir de vos 35 ans. Si vous avez relevé une erreur quelconque, signalez-la au plus vite à votre caisse de retraite. Idem pour votre estimation individuelle.
 
Pensez à faire le tri dans cette paperasse accumulée au fil du temps. Vous y verrez plus clair et pourrez anticiper la constitution d'un dossier de retraite solide.

Article publié le 20/12/2022 à 01:00 | Lu 6990 fois




Twitter
Facebook