La dépression peut-elle entraîner une altération ou un mauvais fonctionnement de la mémoire ?
La dépression est un terme générique qui regroupe des situations très différentes. Elle concerne une personne jeune ou âgée, est faite d'un épisode unique ou récurrent, est simple ou accompagnée d'autres troubles psychiques dont le plus fréquent l'anxiété (il s'agit des comorbidités).
Le sujet dépressif présente une humeur triste, une perte des intérêts, une diminution de l'élan vital et de l'activité ; cette baisse de régime est ressentie comme source de fatigue et le déprimé a du mal à se lever le matin.
La personne souffre d'un manque de confiance et d'estime de soi, de culpabilité ou de dévalorisation. Les idées suicidaires sont un symptôme inquiétant, avec un risque suicidaire proportionnel à la gravité de la dépression. La dépression modifie le sommeil, la libido, l'alimentation : le poids est un bon élément de suivi.
La dépression n'est pas en tant que telle une maladie de la mémoire. Toutefois la modification du moral peut modifier le fonctionnement de la mémoire (saisie et récupération des souvenirs), gêner la concentration et entrainer un ralentissement idéomoteur.
De plus, les insomnies modifient la qualité de la consolidation des souvenirs qui n'est plus renforcée pendant le sommeil. Ce dysfonctionnement est très différent de la maladie d'Alzheimer qui, en altérant des éléments anatomiques du circuit de la mémoire conduit le malade à oublier des pans entiers de sa vie (souvenirs anciens), à être dans l'incapacité d'enregistrer de nouvelles informations et enfin à ne plus se projeter dans le futur (se rappeler par exemple ce qu'il doit faire le lendemain).
Le dépressif a des difficultés à se rappeler spontanément les informations. Dans les tests de mémoire, cela correspond aux conditions de rappel libre ou d'évocation spontanée. C'est un problème fonctionnel d'accès qui peut être amélioré avec des indices (le mot recherché est celui d'un animal) et dans la vie par le contexte ou un peu d'aide (retrouver le papier sur lequel on a marqué l'heure du RV).
Au contraire, les indices aident peu ou pas le malade souffrant de maladie d'Alzheimer. De plus le contenu des souvenirs peut être modifié par les idées noires et ceux-ci, à leur tour, envahissent les pensées du dépressif entrainant un cercle vicieux et aggravant le moral.
La distorsion de la perception du temps et notamment la projection dans le futur avec l'impression d'un temps qui s'accélère est aussi souvent rapporté. Les souvenirs épisodiques biographiques sont rares, émoussés et « sur-généralisés », le dépressif replié sur lui-même est envahi par des émotions négatives où prédomine la tristesse.
Le sujet dépressif présente une humeur triste, une perte des intérêts, une diminution de l'élan vital et de l'activité ; cette baisse de régime est ressentie comme source de fatigue et le déprimé a du mal à se lever le matin.
La personne souffre d'un manque de confiance et d'estime de soi, de culpabilité ou de dévalorisation. Les idées suicidaires sont un symptôme inquiétant, avec un risque suicidaire proportionnel à la gravité de la dépression. La dépression modifie le sommeil, la libido, l'alimentation : le poids est un bon élément de suivi.
La dépression n'est pas en tant que telle une maladie de la mémoire. Toutefois la modification du moral peut modifier le fonctionnement de la mémoire (saisie et récupération des souvenirs), gêner la concentration et entrainer un ralentissement idéomoteur.
De plus, les insomnies modifient la qualité de la consolidation des souvenirs qui n'est plus renforcée pendant le sommeil. Ce dysfonctionnement est très différent de la maladie d'Alzheimer qui, en altérant des éléments anatomiques du circuit de la mémoire conduit le malade à oublier des pans entiers de sa vie (souvenirs anciens), à être dans l'incapacité d'enregistrer de nouvelles informations et enfin à ne plus se projeter dans le futur (se rappeler par exemple ce qu'il doit faire le lendemain).
Le dépressif a des difficultés à se rappeler spontanément les informations. Dans les tests de mémoire, cela correspond aux conditions de rappel libre ou d'évocation spontanée. C'est un problème fonctionnel d'accès qui peut être amélioré avec des indices (le mot recherché est celui d'un animal) et dans la vie par le contexte ou un peu d'aide (retrouver le papier sur lequel on a marqué l'heure du RV).
Au contraire, les indices aident peu ou pas le malade souffrant de maladie d'Alzheimer. De plus le contenu des souvenirs peut être modifié par les idées noires et ceux-ci, à leur tour, envahissent les pensées du dépressif entrainant un cercle vicieux et aggravant le moral.
La distorsion de la perception du temps et notamment la projection dans le futur avec l'impression d'un temps qui s'accélère est aussi souvent rapporté. Les souvenirs épisodiques biographiques sont rares, émoussés et « sur-généralisés », le dépressif replié sur lui-même est envahi par des émotions négatives où prédomine la tristesse.





