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Article publié le 19/04/2018 à 01:00 | Lu 2124 fois

Maroc : quelques conseils pour prendre sa retraite à l'étranger

Certains pays étrangers peuvent s’avérer fiscalement attractifs pour des Français voulant y prendre leur retraite. Toutefois, il ne faut jamais oublier que la fiscalité n’est que « la cerise sur le gâteau ». Deux pays sont ici évoqués : tout d'abord le Portugal et ensuite, le Maroc. Ils ne sont sûrement pas uniques mais par-delà la fiscalité qu’ils proposent aux retraités, ils bénéficient de nombreux autres atouts comme la douceur du climat.


Un article de l’OBS en date du 7 avril 2017 estimait à 75.000 le nombre de retraités français installés au Maroc y ayant fait construire leur résidence principale.
 
Fiscalité des pensions de retraite
La fiscalité marocaine peut être très avantageuse pour les retraités français qui doivent toutefois respecter certaines conditions pour bénéficier de ce régime de faveur.
 
La convention fiscale de non double imposition conclue entre la France et le Maroc le 29 mai 1970 prévoit que les pensions de retraite ne sont imposables que dans l’Etat où le bénéficiaire a son domicile fiscal. Si le retraité conserve une habitation dans les deux Etats, c’est le critère du centre d’activité professionnelle qui joue et, à défaut, celui du séjour le plus long.
 
Un retraité français qui a son domicile fiscal au Maroc peut bénéficier de deux dispositifs cumulatifs :
• Un abattement de 55% sur le montant brut annuel des revenus inférieurs à 168.000 dirhams (environ 15.000 euros en février 2018) et de 40% sur les revenus dépassant ce seuil ;
• Une réduction d’impôt de 80% du montant de l’impôt dû pour la partie des sommes transférées sur un compte bancaire au Maroc en dirhams non convertibles (il existe entre le Maroc et la France un taux de change fixé par la Direction des impôts au Maroc).
La tranche la plus élevée du barème de l’impôt au Maroc est en 2017 de 38%.
 
La protection sociale des retraités français au Maroc
Le ressortissant français retraité au Maroc peut, sous réserve de l’accomplissement de certaines formalités, bénéficier d’une protection sociale au Maroc (article 16-1 du Décret n° 2011-567 du 24 mai 2011 portant publication de la convention de sécurité sociale entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume du Maroc) : « les titulaires de pension ou de rente, qui ont droit aux prestations en nature de l’assurance maladie et maternité selon la législation d’un seul des deux Etats et qui résident dans l’autre Etat, bénéficient desdites prestations servies par l’institution du lieu de résidence selon les dispositions de la législation qu’elle applique. Ces prestations sont à la charge du régime de l’Etat débiteur de la pension ou de la rente ».
 
En outre, l’expatrié français au Maroc reste soumis à un prélèvement à la source au titre de la cotisation d’assurance maladie (pension de base et régime complémentaire). En contrepartie, ces retraités bénéficient du remboursement par l’assurance maladie des soins réalisés lors de séjours temporaires en France (ou lors d’un éventuel retour définitif) puisqu’ils cotisent au titre de leur couverture maladie obligatoire en France. L’expatrié français au Maroc peut en outre sur option adhérer à la Caisse des Français de l’Etranger (CFE).
 
Le Maroc dispose de plus de 140 hôpitaux et 400 cliniques privées. Le pays a fortement investi dans le domaine de la santé avec pour preuve les Français venant se faire soigner au Maroc par souci d’économie.
 
Se loger au Maroc
Le prix moyen de la location d’un trois pièces au Maroc est d’environ 550 euros/mois. Si l’on ne souhaite pas louer, avec une réglementation à peu près comparable à celle de la France, on peut opter pour un achat. Un Riad à Marrakech se négociera entre 1.000 et 2.000 euros du mètre carré. Les retraités français s’installant au Maroc sont dispensés de taxes d’habitation pendant trois ans.

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