Sommaire
Article publié le 27/05/2022 à 02:00 | Lu 1702 fois

Lyon : Parkinson en action le 18 juin prochain




L’association France Parkinson organise trois journées inédites sur les avancées de la recherche dans la maladie de Parkinson. La troisième à Lyon. Les chercheurs Sabrina Boulet, Michael Decressac, Joanna Fombonne et Pierre Vincent sortent de leur laboratoire et viennent nous faire découvrir les sujets de recherche expérimentale sur lesquels ils travaillent pour une meilleure compréhension et connaissance de Parkinson et vers le développement de nouveaux traitements.


Lyon : Parkinson en action le 18 juin prochain
« Recherche de biomarqueurs pour un diagnostic précoce de la maladie de Parkinson » présenté par Sabrina Boulet
La maladie de Parkinson est aujourd’hui diagnostiquée grâce à l’observation de symptômes cliniques alors qu’environ 70% des neurones sont déjà morts.
 
Grâce à l’observation de plusieurs modèles animaux mais également de sang de personnes nouvellement diagnostiquées, Sabrina Boulet et son équipe ont réussi à mettre en avant un marqueur quantifiable via une prise de sang permettant de diagnostiquer précocement la maladie.
 
« Création d’un nouveau modèle animal pour la maladie de Parkinson » présenté par Michael Decressac
Comprendre la maladie de Parkinson demande très souvent des modèles non humains pour observer les neurones, ou tester de nouveaux médicaments. Malheureusement aucun modèle n’est parfait et aucun ne reproduit à l’identique tous les symptômes et la mécanique de la maladie chez l’Homme.
 
Ainsi très souvent les modèles sont utilisés pour des observations précises et non une observation globale. L’objectif de cette étude est de développer un nouveau modèle et d’observer ses similitudes et ses différences avec la maladie chez l’Homme.
 
« Etude d’une molécule neuro-protectrice » présenté par Johanna Fombonne
L’un des principaux objectifs de la recherche fondamentale est la protection des neurones dopaminergiques pour éviter leur mort et ainsi empêcher la progression de la maladie de Parkinson.

Cette étude cherche à avoir une meilleure compréhension sur ce qui peut rendre un neurone vulnérable tout en investiguant le rôle d’une molécule sur la protection des neurones.
 
« Mécanismes neuronaux des dysfonctionnements dans la maladie de Parkinson et les dyskinésies » présenté par Pierre Vincent
Les dyskinésies (mouvements involontaires) sont des effets indésirables particulièrement handicapants de la prise longue de L-DOPA, elles nécessitent même parfois un changement voire un arrêt du traitement.
 
Les chercheurs pensent que les mouvements involontaires sont liés à une activité excessive des neurones d’une région particulière du cerveau : le striatum. Une meilleure compréhension de la suractivité de ces neurones pourrait être une piste thérapeutique très intéressante.

La maladie de Parkinson est une maladie chronique, d’évolution lente et progressive, caractérisée par la destruction d’une population spécifique de neurones, les neurones à dopamine de la substance noire du cerveau.
 
Elle est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France après Alzheimer et constitue la seconde cause de handicap moteur après les AVC2. La maladie se traduit par des troubles moteurs (lenteur des mouvements, raideurs des membres, tremblements au repos, troubles de la déglutition et de l’équilibre) et non-moteurs (troubles du sommeil, fatigue extrême, anxiété…), qui varient en présentation et en intensité en fonction de chaque patient.
 
Les traitements existants permettent de contrôler les symptômes moteurs associés à la maladie mais sont à ce jour sans effet sur les autres symptômes et ils ne permettent pas d’agir sur la perte des neurones dans le cerveau.
 
Le samedi 18 juin 2022 de 13h30 à 17h30 / Lyon, L’Embarcadère (Quai Rambaud).





Dans la même rubrique
< >

AD



ARTICLES LES +