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Article publié le 20/09/2021 à 02:00 | Lu 1200 fois

Lombalgies chez les femmes avant et après la ménopause




Il est désormais établi que la ménopause qui se caractérise par un effondrement de la production d’œstrogènes, les hormones sexuelles, est corrélée à l’apparition ou à l’aggravation de douleurs articulaires, qui concerneraient environ la moitié des femmes.


Outre les symptômes classiques comme les bouffées de chaleur ou encore la fatigue, la qualité des os se dégrade dès que la femme arrête de produire ces hormones qui contrôlent le remodelage osseux et les femmes ménopausées sont davantage exposées aux douleurs lombaires.
 
Apparaissent aussi alors des douleurs rhumatismales et articulaires, au niveau du dos ainsi que des raideurs, gonflements et douleurs articulaires en particulier au niveau des doigts et des poignets.
 
Pour Charlène Cheron, chiropracteur : « à cette période, la chute du taux d’œstrogènes augmente la sensibilité à la douleur ce qui favorise l’apparition ou l’augmentation de douleurs au niveau des articulations et du dos. Les articulations touchées dans une moindre mesure sont les genoux, les hanches, les pieds et les chevilles. Ici les chiropracteurs vont préconiser des étirements pour se dévérouiller, ainsi qu’une activité physique régulière ».
 
Ainsi, après la ménopause, les femmes voient leurs douleurs lombaires s’aggraver brutalement. Une véritable disparité selon le sexe puisque ce n’est pas le cas des hommes.
 
Selon une étude réalisée en Chine publiée dans Menopause, les femmes qui souffrent de lombalgie risquent de voir leurs douleurs se multiplier et les dégénérescences discales ont tendance à s’aggraver.
 
Après avoir comparé l’évolution de 1.500 femmes et 1.300 hommes, traités pour une dégénérescence discale des lombaires, les participantes ménopausées présentent des dégénérescences plus prononcées que les hommes d’âge similaire. Ce désavantage se poursuit quinze ans après les premiers signes de la ménopause. Avant de s’estomper.
 
La période postménopause est également associée à un risque démontré d’ostéoporose. En raison d'une perte excessive de calcium osseux, les os se fragilisent, deviennent alors friables, ce qui engendre au bout de quelques années des tassements vertébraux à l'origine de douleurs et maux de dos.
                                                                                                                                               
Ainsi, la ménopause a des effets délétères sur la santé musculo-squelettique globale, associés à l’ostéoporose, l’arthrose et la sarcopénie. La dégénérescence des disques lombaires et les douleurs au bas du dos affectent en grande majorité les femmes.