Les 50 ans et plus vivent dans des maisons
Ainsi, selon l’Insee, en 2006, pratiquement les deux-tiers (62%) de ces seniors européens vivaient dans une maison plutôt qu’en appartement (88% en Belgique, 75% aux Pays-Bas et au Danemark, alors qu’en Espagne et en Suisse, ils ne sont que 50% et 33% en République tchèque).
L’évolution de ces proportions par groupe d’âge résulte d’effets de génération qui jouent dans des sens opposés selon les pays. En Pologne, Grèce ou Espagne, le déclin de l’emploi agricole s’est traduit par un exode rural, et donc un abandon de la ferme au profit de la vie en appartement.
En revanche, aux Pays-Bas, au Danemark, en Suède et en Belgique, la propriété de maisons s’est développée aux dépens de la location d’appartements. Dans les pays où les évolutions sont moins nettes, les deux types de changements ont pu être simultanés et se compenser, comme par exemple en France.
Plus de deux pièces par personne, sauf dans les pays de l’est de l’Europe
Les seniors européens disposent, en moyenne, de deux pièces par personne. Ce nombre est inférieur à la moyenne en République tchèque, en Grèce et en Italie car la taille des ménages y est plus grande, ainsi qu’en Pologne où les logements ont en moyenne moins de pièces. En Espagne et en Italie, seuls les 50-59 ans manquent d’espace parce qu’ils cohabitent encore souvent avec leurs enfants. L’Insee remarque encore que le nombre de pièces par personne augmente avec l’âge : d’abord, entre 50 et 69 ans, en lien avec le départ des enfants ; ensuite, après 70 ans, à cause du décès du conjoint.
Être proche sans vivre ensemble
Plus du quart des seniors européens cohabitent avec un enfant. La cohabitation entre générations au sein d’un même logement est fréquente en Pologne, Espagne, Italie et Grèce. Dans un groupe large de pays d’Europe centrale et méditerranéenne (Autriche, République tchèque, Pologne, Allemagne, Grèce, et Italie), sans que les générations cohabitent, entre 8 et 15 % des 50 ans et plus ont un enfant qui habite dans un autre logement du même bâtiment. Ce mode de vie est très rare dans les autres pays, sauf en Suisse (5%) et en Espagne (4%).
Toujours selon cette étude de l’Insee, « partager son logement avec un enfant est, toutes choses égales par ailleurs, plus fréquent si l’on est propriétaire ou veuf(ve), tandis qu’habiter dans le même bâtiment semble caractériser les seniors les plus âgés, de la classe moyenne, vivant hors des grandes villes et locataires ». Globalement, 62% des seniors européens ont un enfant qui habite à moins de 5 km. Cette proximité procure à la famille des occasions d’échanges de services, échanges qui peuvent être importants à la fois pour les parents et pour leurs enfants.
Peu de logements sont adaptés au grand âge
Avec le vieillissement de la population européenne, les besoins en logements adaptés à des personnes de moins en moins valides s’accroissent. Les pays sont inégalement préparés à cette situation, et cette impréparation est d’autant plus visible que la maison prédomine, souvent moins commode qu’un appartement pour les personnes les plus âgées. Les Pays-Bas, la Suisse, le Danemark et la Suède (dans une certaine mesure) offrent les logements les mieux équipés pour des personnes handicapées. L’Espagne et l’Allemagne suivent de près la Suède. L’Autriche, la Belgique et la France (6%) sont dans la moyenne ; la République tchèque et l’Italie un peu en dessous.
L’impact du parc social
Dans la plupart des pays européens, le secteur locatif subventionné existe mais prend des formes différentes (social, public, associatif). Même si les systèmes diffèrent en termes de conditions d’éligibilité ou de niveau de loyer, l’offre subventionnée a pu jouer un rôle important dans le parcours résidentiel de certains seniors européens. Le logement social constitue 35% du stock total aux Pays-Bas et entre 15 et 20% de l’offre en Autriche, Pologne, Suède, Danemark, France et République tchèque. Sa part est plus faible ailleurs. Proche de 6 % en Allemagne et Suisse, de 5 % en Italie et Belgique, de seulement 2 % en Espagne, elle est inexistante en Grèce.
Ainsi, selon l’Insee, en 2006, pratiquement les deux-tiers (62%) de ces seniors européens vivaient dans une maison plutôt qu’en appartement (88% en Belgique, 75% aux Pays-Bas et au Danemark, alors qu’en Espagne et en Suisse, ils ne sont que 50% et 33% en République tchèque).
L’évolution de ces proportions par groupe d’âge résulte d’effets de génération qui jouent dans des sens opposés selon les pays. En Pologne, Grèce ou Espagne, le déclin de l’emploi agricole s’est traduit par un exode rural, et donc un abandon de la ferme au profit de la vie en appartement.
En revanche, aux Pays-Bas, au Danemark, en Suède et en Belgique, la propriété de maisons s’est développée aux dépens de la location d’appartements. Dans les pays où les évolutions sont moins nettes, les deux types de changements ont pu être simultanés et se compenser, comme par exemple en France.
Plus de deux pièces par personne, sauf dans les pays de l’est de l’Europe
Les seniors européens disposent, en moyenne, de deux pièces par personne. Ce nombre est inférieur à la moyenne en République tchèque, en Grèce et en Italie car la taille des ménages y est plus grande, ainsi qu’en Pologne où les logements ont en moyenne moins de pièces. En Espagne et en Italie, seuls les 50-59 ans manquent d’espace parce qu’ils cohabitent encore souvent avec leurs enfants. L’Insee remarque encore que le nombre de pièces par personne augmente avec l’âge : d’abord, entre 50 et 69 ans, en lien avec le départ des enfants ; ensuite, après 70 ans, à cause du décès du conjoint.
Être proche sans vivre ensemble
Plus du quart des seniors européens cohabitent avec un enfant. La cohabitation entre générations au sein d’un même logement est fréquente en Pologne, Espagne, Italie et Grèce. Dans un groupe large de pays d’Europe centrale et méditerranéenne (Autriche, République tchèque, Pologne, Allemagne, Grèce, et Italie), sans que les générations cohabitent, entre 8 et 15 % des 50 ans et plus ont un enfant qui habite dans un autre logement du même bâtiment. Ce mode de vie est très rare dans les autres pays, sauf en Suisse (5%) et en Espagne (4%).
Toujours selon cette étude de l’Insee, « partager son logement avec un enfant est, toutes choses égales par ailleurs, plus fréquent si l’on est propriétaire ou veuf(ve), tandis qu’habiter dans le même bâtiment semble caractériser les seniors les plus âgés, de la classe moyenne, vivant hors des grandes villes et locataires ». Globalement, 62% des seniors européens ont un enfant qui habite à moins de 5 km. Cette proximité procure à la famille des occasions d’échanges de services, échanges qui peuvent être importants à la fois pour les parents et pour leurs enfants.
Peu de logements sont adaptés au grand âge
Avec le vieillissement de la population européenne, les besoins en logements adaptés à des personnes de moins en moins valides s’accroissent. Les pays sont inégalement préparés à cette situation, et cette impréparation est d’autant plus visible que la maison prédomine, souvent moins commode qu’un appartement pour les personnes les plus âgées. Les Pays-Bas, la Suisse, le Danemark et la Suède (dans une certaine mesure) offrent les logements les mieux équipés pour des personnes handicapées. L’Espagne et l’Allemagne suivent de près la Suède. L’Autriche, la Belgique et la France (6%) sont dans la moyenne ; la République tchèque et l’Italie un peu en dessous.
L’impact du parc social
Dans la plupart des pays européens, le secteur locatif subventionné existe mais prend des formes différentes (social, public, associatif). Même si les systèmes diffèrent en termes de conditions d’éligibilité ou de niveau de loyer, l’offre subventionnée a pu jouer un rôle important dans le parcours résidentiel de certains seniors européens. Le logement social constitue 35% du stock total aux Pays-Bas et entre 15 et 20% de l’offre en Autriche, Pologne, Suède, Danemark, France et République tchèque. Sa part est plus faible ailleurs. Proche de 6 % en Allemagne et Suisse, de 5 % en Italie et Belgique, de seulement 2 % en Espagne, elle est inexistante en Grèce.




