Les fameux radicaux libres, chers aux crèmes cosmétiques, sont les « déchets » de la dégradation de l'oxygène dans la chaîne respiratoire. Ces molécules s'attaquent ensuite à divers composants cellulaires : les protéines, les lipides ou encore l'ADN.
En 1957, Denham Harman a d'ailleurs proposé la théorie des radicaux libres et du vieillissement, mettant en relation la production d'oxydants avec l'apparition de pathologies et le décès prématuré. Cette théorie stipule que les radicaux dérivés de l'oxygène s'accumulent chez les sujets âgés et provoquent des dommages cellulaires irréversibles.
En mettant en lumière le rôle des radicaux libres dans un nouveau mécanisme accélérant le vieillissement, l'équipe « Stress et cancer » de Fatima Mechta-Grigoriou1 (unité 830 Inserm/Institut Curie) alourdit encore les charges pesant sur ces petites molécules.
Le lien entre stress oxydatif, angiogenèse et vieillissement
Tout est parti de l'étude du gène junD qui protège les cellules du stress oxydatif chronique. En effet, JunD stimule l'expression de gènes « antioxydants », empêchant l'accumulation des radicaux libres.
L'équipe de l'Institut Curie a par ailleurs montré que la présence de radicaux libres stimule l'angiogenèse : ce mécanisme par lequel se forment de nouveaux vaisseaux sanguins est un processus clef du développement tumoral. En protégeant les cellules contre le stress oxydatif, JunD exerce donc aussi un effet antiangiogénique.
Mais les chercheurs de l'Institut Curie viennent de découvrir que le rôle de JunD ne s'arrête pas là : ils ont ainsi pu observer que l'inactivation de junD provoque un vieillissement prématuré chez les souris qui souffrent également d'hypoglycémie persistante due à une hyper-insulinémie chronique. .../...
En 1957, Denham Harman a d'ailleurs proposé la théorie des radicaux libres et du vieillissement, mettant en relation la production d'oxydants avec l'apparition de pathologies et le décès prématuré. Cette théorie stipule que les radicaux dérivés de l'oxygène s'accumulent chez les sujets âgés et provoquent des dommages cellulaires irréversibles.
En mettant en lumière le rôle des radicaux libres dans un nouveau mécanisme accélérant le vieillissement, l'équipe « Stress et cancer » de Fatima Mechta-Grigoriou1 (unité 830 Inserm/Institut Curie) alourdit encore les charges pesant sur ces petites molécules.
Le lien entre stress oxydatif, angiogenèse et vieillissement
Tout est parti de l'étude du gène junD qui protège les cellules du stress oxydatif chronique. En effet, JunD stimule l'expression de gènes « antioxydants », empêchant l'accumulation des radicaux libres.
L'équipe de l'Institut Curie a par ailleurs montré que la présence de radicaux libres stimule l'angiogenèse : ce mécanisme par lequel se forment de nouveaux vaisseaux sanguins est un processus clef du développement tumoral. En protégeant les cellules contre le stress oxydatif, JunD exerce donc aussi un effet antiangiogénique.
Mais les chercheurs de l'Institut Curie viennent de découvrir que le rôle de JunD ne s'arrête pas là : ils ont ainsi pu observer que l'inactivation de junD provoque un vieillissement prématuré chez les souris qui souffrent également d'hypoglycémie persistante due à une hyper-insulinémie chronique. .../...

