Pour ces 13% de la population, les conséquences vont être importantes : recherche d’information sur Internet (74%) discussions avec les proches (61%), consultation de leur médecin, voire de plusieurs médecins.
Et paradoxalement, ces mêmes personnes inquiètes pour leur santé vont éviter les tests de dépistage du cancer ou les tests sanguins…
Au final, l’information qu’ils auront trouvée va diminuer leur peur d’avoir une maladie grave pour 36% d’entre eux et au contraire l’augmenter pour 64% !
Les Français ont peur de la maladie avec ou sans symptôme
Toujours selon cette étude, si 54% des Français interrogés déclarent considérer les questions de santé comme étant de plus en plus préoccupantes, ils sont 32% à indiquer avoir peur d’être atteint d’une maladie ou d’en développer une lorsque certains signes ou symptômes les inquiètent et 13% ont cette même angoisse en l’absence de tout symptôme : certains sont dans une attitude préventive tandis que d’autres sont anxieux voire hypocondriaques.
« Sont particulièrement concernés les jeunes, notamment de sexe masculin, de moins de 35 ans, et les habitants de la région parisienne. On peut noter une étroite corrélation entre la peur d’être atteint d’une maladie et le suivi de l’information santé de manière générale » indique Damien Philippot, directeur des Etudes, département opinion, Ifop.
Les médias, Internet et les discussions avec les proches alimentent la peur d’être atteint d’une maladie grave
Les 13% de Français inquiets en l’absence de tout symptôme déclarent qu’il leur arrive d’avoir peur d’être atteints d’une maladie en entendant parler dans les médias (48%), 43% en lisant quelque chose sur un site Internet d’information et 41% en entendant parler de cette maladie par un proche.
Et le Pr Jean Pierre Olié, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne de s’interroger : « Est-on plus ou moins inquiet lorsqu’on est informé ? Lorsqu’on est bien informé, on peut être plus inquiet dans certaines situations. Etre médecin, par exemple, pourrait être une catastrophe, car à partir du diagnostic, on peut émettre toutes les hypothèses. En réalité, les médecins tout comme les journalistes et les communicants santé ne sont pas pour autant hypocondriaques ! »
De son côté, Michèle Declerck*, psychologue, remarque par exemple que « beaucoup de gens jeunes sont persuadés de pouvoir faire un AVC parce qu’ils en ont entendu parler à la télévision, même si l’AVC a d’infimes chances de les toucher ». Elle souligne néanmoins que « les médias ne sont pas le facteur déclencheur, mais plutôt l’accélérateur de leur anxiété ».
Des comportements ambivalents
Pour se rassurer, 13% des Français qui ont une préoccupation démesurée de leur santé en l’absence de tout symptôme déclarent pour 74% d’entre eux faire des recherches sur les sites d’information sur Internet, 58 % sur les blogs et forums et 47% consulter livres, revues et médias. On constate que 59% vont consulter leur médecin pour dissiper leurs inquiétudes et 44% vont même consulter plusieurs praticiens afin d’être pleinement rassurés, tandis que 61% vont solliciter leurs proches et exposer leurs craintes. A contrario, 56% vont tenter de ne plus y penser et garder leur inquiétude pour eux-mêmes.
« Deux attitudes coexistent bien chez ces personnes : le fait de surconsulter et rechercher des informations en masse ; mais aussi la tentative d’évitement, de contournement de la peur liée à la maladie. Il est même probable qu’elles puissent passer d’une attitude à une autre en fonction des circonstances et de la situation » remarque Damien Philippot.
Et paradoxalement, ces mêmes personnes inquiètes pour leur santé vont éviter les tests de dépistage du cancer ou les tests sanguins…
Au final, l’information qu’ils auront trouvée va diminuer leur peur d’avoir une maladie grave pour 36% d’entre eux et au contraire l’augmenter pour 64% !
Les Français ont peur de la maladie avec ou sans symptôme
Toujours selon cette étude, si 54% des Français interrogés déclarent considérer les questions de santé comme étant de plus en plus préoccupantes, ils sont 32% à indiquer avoir peur d’être atteint d’une maladie ou d’en développer une lorsque certains signes ou symptômes les inquiètent et 13% ont cette même angoisse en l’absence de tout symptôme : certains sont dans une attitude préventive tandis que d’autres sont anxieux voire hypocondriaques.
« Sont particulièrement concernés les jeunes, notamment de sexe masculin, de moins de 35 ans, et les habitants de la région parisienne. On peut noter une étroite corrélation entre la peur d’être atteint d’une maladie et le suivi de l’information santé de manière générale » indique Damien Philippot, directeur des Etudes, département opinion, Ifop.
Les médias, Internet et les discussions avec les proches alimentent la peur d’être atteint d’une maladie grave
Les 13% de Français inquiets en l’absence de tout symptôme déclarent qu’il leur arrive d’avoir peur d’être atteints d’une maladie en entendant parler dans les médias (48%), 43% en lisant quelque chose sur un site Internet d’information et 41% en entendant parler de cette maladie par un proche.
Et le Pr Jean Pierre Olié, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne de s’interroger : « Est-on plus ou moins inquiet lorsqu’on est informé ? Lorsqu’on est bien informé, on peut être plus inquiet dans certaines situations. Etre médecin, par exemple, pourrait être une catastrophe, car à partir du diagnostic, on peut émettre toutes les hypothèses. En réalité, les médecins tout comme les journalistes et les communicants santé ne sont pas pour autant hypocondriaques ! »
De son côté, Michèle Declerck*, psychologue, remarque par exemple que « beaucoup de gens jeunes sont persuadés de pouvoir faire un AVC parce qu’ils en ont entendu parler à la télévision, même si l’AVC a d’infimes chances de les toucher ». Elle souligne néanmoins que « les médias ne sont pas le facteur déclencheur, mais plutôt l’accélérateur de leur anxiété ».
Des comportements ambivalents
Pour se rassurer, 13% des Français qui ont une préoccupation démesurée de leur santé en l’absence de tout symptôme déclarent pour 74% d’entre eux faire des recherches sur les sites d’information sur Internet, 58 % sur les blogs et forums et 47% consulter livres, revues et médias. On constate que 59% vont consulter leur médecin pour dissiper leurs inquiétudes et 44% vont même consulter plusieurs praticiens afin d’être pleinement rassurés, tandis que 61% vont solliciter leurs proches et exposer leurs craintes. A contrario, 56% vont tenter de ne plus y penser et garder leur inquiétude pour eux-mêmes.
« Deux attitudes coexistent bien chez ces personnes : le fait de surconsulter et rechercher des informations en masse ; mais aussi la tentative d’évitement, de contournement de la peur liée à la maladie. Il est même probable qu’elles puissent passer d’une attitude à une autre en fonction des circonstances et de la situation » remarque Damien Philippot.

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