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Article publié le 14/02/2019 à 01:00 | Lu 1322 fois

La Toyota RAV4 Hybride AWD : passage à l'hybride en France

Avec son premier RAV4 présenté en 1994, Toyota a fait partie des initiateurs du marché du SUV avec Suzuki. Deux portes, une porte arrière avec roue de secours, le premier Rav4 mesurait presque un mètre de moins que cette cinquième génération. Il adopte également le nouveau design maison très inspiré de la culture manga.


Pour ce modèle, Toyota utilise la nouvelle plateforme GA-K maison que l’on retrouve sur la Corolla et la Lexus ES 300h. Avec pour principal concurrent le Honda CR-V hybride, Toyota se devait de présenter un véhicule rigoureux dans sa conception.
 
Dans sa présentation, le nouveau RAV4 adopte un design en rupture avec son prédécesseur. Un capot haut qui offre un côté statutaire (bien que plus bas que son prédécesseur de 15mm), une large calandre à double niveau et des blocs optique qui remontent haut sur l’aile, des passages de roues très marqués, le RAV4 adopte un style fort et marqué tout en étant moins disruptif que son cousin le CH-R.

Surtout, dans sa partie arrière qui est moderne sans être agressive. Il présente aussi l’avantage de sortir d’une consensualité généralisée qui finit par devenir ennuyeuse... Dans son habitacle, le RAV4 a opté pour une certaine rigueur, un tableau de bord aux lignes tendues, une ergonomie efficace et un classicisme de bon aloi.
 
On retient la qualité des matériaux qui est en constant progrès, la partie supérieure de la planche de bord en plastique moussé est du meilleur effet. Quant à l’écran multimédia de 7 pouces, il a une position fixe et ne s’intègre pas dans la planche de bord.

Une grande nouveauté dans cet habitacle : Toyota a fait le choix d’un rétroviseur à écran vidéo alimenté par une caméra. Légèrement déstabilisant au début, on s’habitue assez vite à cette nouvelle visualisation, néanmoins il est toujours possible de revenir à une rétrovision classique.

Les passagers avant disposent de sièges confortables et au maintien efficace sur des chemins tourmentés. A l’arrière, l’espace au genou est généreux et l’assise de la banquette soutien parfaitement la cuisse. Le dossier de la banquette offre un réglage à deux positions. On regrettera toutefois l’absence d’un lecteur de CD dans le système audio. La qualité du son d’une clé USB ou d’un téléphone n’égale pas un CD de qualité.

​Au volant

Au volant, le RAV4 se conduit comme un véhicule familial. Confortable et paisible voilà ce qui le caractérise. Pied léger en ville afin de conserver le plus longtemps possible le bénéfice de la motorisation électrique, cela jusqu’à environ 25/30 km/h.
 
Sur route, le 4 cylindres thermiques reprend la main et le RAV4 se comporte comme n’importe quelle autre voiture. Les reprises sont bonnes et les dépassements facilités par la mise en action des moteurs électriques.
 
On apprécie également la direction dont le toucher et la précision ont fait de gros progrès. Sur autoroute, il faudra gérer les accélérations et les relances en côte car la transmission à variation continue, se manifeste très vite d’une façon sonore et donne à tort la sensation d’emballer le moteur.

On retrouve là les sensations données par la Prius. Voilà pourquoi un rythme de conduite de père de famille s’impose. Pour sa version 4x4, le RAV4 est équipé d’un moteur électrique complémentaire qui se charge d’entraîner les roues arrière si nécessaire.

A cela s’ajoute un mode « trail » qui agit à la manière d’un pont autobloquant en renvoyant la puissance de la roue qui patine vers la roue qui a la meilleure adhérence.

On retrouve là les sensations données par la Prius. Voilà pourquoi un rythme de conduite de père de famille s’impose. Pour sa version 4x4, le RAV4 est équipé d’un moteur électrique complémentaire qui se charge d’entraîner les roues arrière si nécessaire. A cela s’ajoute un mode « trail » qui agit à la manière d’un pont autobloquant en renvoyant la puissance de la roue qui patine vers la roue qui a la meilleure adhérence.
 
 

Testé sur une piste grasse, caillouteuse et escarpée, le RAV4 s'est parfaitement comporté sur un parcours absolument pas calibré comme le font certains constructeurs.
 
Face à une concurrence très présente, Toyota se présente avec cette formule hybride qui séduit de nombreux acheteurs (on notera que ce RAV4 n’est pas pénalisé par un malus) et atteindra sans doute très facilement ses objectifs de 11.000 véhicules immatriculés en 2019.
 
Il se retrouve principalement en face à face avec le Honda CR-V Hybride qui est vendu entre 34 600 euros et 46 000 euros selon la version. Si l’on sait que 9 200 RAV4 ancienne génération ont été vendus en 2018, cet objectif semble tout à fait réaliste.
 
Joël Chassaing-Cuvillier

​La Toyota RAV4 Hybride AWD en quelques chiffres

Moteur essence 4 cylindres en ligne – 2 487 cm3 (87,50 x 103,48 mm)  + Batterie Nickel-Hydrure métallique,

Moteur générateur AV-AR synchrone à aimant permanent 650 V, 6,5 Ah – 222 ch à 3 500 tr/min – 221Nm de 3 600 à 5 200 tr/min + couple électrique AV 202 Nm, couple électrique AR 121 Nm –
 
Dimensions : 460 x 185,5 x 168,5 cm, empattement : 269 cm – Poids : 1730 kg
 
Pneumatiques 235/55 R17
 
Vitesse : 180 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 8,1 s
 
Émissions de CO2 : 100 gr/km
 
Prix : 39 150 euros





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