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Article publié le 18/11/2020 à 10:07 | Lu 2041 fois

Journée BPCO : il faut développer la réadaptation respiratoire et les diagnostics précoces




À l'approche de la Journée mondiale de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) qui se tiendra le 21 novembre, l'association Santé respiratoire France qui rassemble près de 4.400 adhérents, patients, proches et professionnels de santé, appelle au développement de la réadaptation respiratoire, au renforcement de la détection et au développement de la télémédecine.


Journée BPCO : il faut développer la réadaptation respiratoire et les diagnostics précoces
Méconnue, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) toucherait pourtant près de 3 millions de personnes en France. Elle est à l’origine d’un nombre élevé d’hospitalisations et de décès.
 
Avec pour principal facteur de risque le tabagisme (actif ou passif) et souvent associée à d’autres troubles ou maladies, la BPCO se caractérise par un rétrécissement progressif des bronches et leur obstruction permanente (non complètement réversible), entrainant une gêne respiratoire.
 
Sous-diagnostiquée, elle passe souvent inaperçue et se traduit, pour les patients, par des prescriptions inappropriées ou une prise en charge trop tardive.
 
En France, cette pathologie potentiellement grave concerne 7,5% de la population adulte de plus de 40 ans, soit 2,5 à 3 millions de personnes. Avec 18.000 morts par an, soit cinq fois plus que le nombre d’accidentés de la route, la BPCO est en passe de devenir la troisième cause de mortalité dans le monde.
 
Dans ce contexte, l'association Santé respiratoire France appelle :
au développement de la réadaptation respiratoire, pilier de la prise en charge globale et personnalisée des personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques. Associant activités physiques adaptées et éducation thérapeutique, elle est pourtant proposée à moins de 10 % des malades ;
 
au renforcement de la détection précoce des maladies respiratoires chroniques (BPCO, fibrose pulmonaire, asthme, infections respiratoires, cancers bronchiques...) qui touchent 10 millions de personnes en France ;
 
au développement de la télémédecine et en particulier de la télésurveillance des maladies respiratoires chroniques en ambulatoire.
 
« La pandémie de la Covid-19 a révélé à tous avec violence des enjeux que nous soulevons depuis des années dans la prise en charge des malades respiratoires chroniques : détection, protection et inclusion des personnes vulnérables au sein de la société, continuité des soins... » explique le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue, président de Santé respiratoire France.
 
Et ce spécialiste de conclure : « il faut en tirer les leçons, en accélérant le virage digital et la télémédecine qui ont montré leur apport majeur aux soins et à leur qualité, et en facilitant l'accès aux réponses thérapeutiques adaptées, en particulier à la réadaptation respiratoire sous toutes ses formes, en centre, à domicile ou à distance ».