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Article publié le 06/11/2019 à 01:00 | Lu 455 fois

Japon : Natsuko no Sake, le saké en manga

Pour certains, le Japon se résume à des restaurants japonisants où des sushis seront accompagnés d’un saké improbable. Pour d’autres, la culture japonaise s’exprime principalement dans des bandes dessinées, les mangas.


Natsuko no Sake
Mais qu’il s’agisse du saké ou des mangas, il s’agit de deux mondes qui trouvent leurs origines dans la mémoire du Japon. Si les mangas prennent leur source dans les stations du Tokaido d’Hiroshige, le saké est un sujet particulièrement complexe à apprendre.
 
La qualité de l’eau, le type de riz sélectionné, la région de culture sont les paramètres fondateurs d’un bon saké. Ensuite les soins apportés à sa fabrication en déterminent la qualité. C’est ce qu’explique parfaitement le manga de Akira Oze.
 
Dans l’opus n°1 de Natsuko no Sake, on pénètre dans l’intimité de la famille d’un petit producteur de saké. C’est la culture japonaise des campagnes qui est dépeinte et au fil des pages on pénètre tout le processus de fabrication depuis le choix du riz jusqu’à sa mise en bouteille.
 
464 pages à lire absolument pour comprendre et mieux connaître cette boisson compliquée qu’est le saké.
 
Joel Chassaing-Cuvillier.                             
 
Netsuko Sake, d’Akira Oze Aux Editions Vega.

Résumé

Natsuko Saeki réussira-t-elle a brasser le meilleur saké du monde, issu d’un riz unique, réputé impossible à cultiver ?

Natsuko Saeki est une employée de bureau à Tokyo, mais elle ne s’épanouit pas dans son travail. Ses supérieurs ne voient en elle qu’une subalterne juste bonne à faire des photocopies et servir du café.
 
Mais un jour son frère tombe malade et l’opportunité s’offre à elle de rentrer auprès de sa famille pour l’aider. Or Natsuko est issue d’une famille de modestes brasseurs de saké, et tente depuis des années de brasser un saké particulièrement savoureux et unique.
 
Motivée par ce défi familial, Natsuko, remplaçant son frère, va se plonger corps et âme dans le travail du saké et tenter de se faire une place dans un milieu très traditionnel et dominé par les hommes.