Insuffisance cardiaque : une maladie grave et invalidante encore trop souvent sous-estimée
L’insuffisance cardiaque est une maladie grave où le coeur ne pompe pas suffisamment bien le sang. La circulation sanguine se fait mal et de ce fait l’ensemble du corps ne reçoit pas assez d’oxygène et d’éléments nutritifs pour lui permettre de fonctionner normalement.
Par ailleurs, le rein fonctionne au ralenti et n’arrive pas à éliminer correctement les déchets, ceci entraîne une rétention de liquide (généralement dans les jambes et l'abdomen) et une congestion dans les poumons.
Dans un premier temps, le corps s’adapte pour tenter de compenser l'inefficacité du coeur. Cependant, ces adaptations ne peuvent pallier cette insuffisance que pendant un temps réduit. Ce phénomène d’adaptation finit par affaiblir encore davantage le coeur et entraîne une progression de la maladie.
L’insuffisance cardiaque est caractérisée par une lourde mortalité (50% à cinq ans à partir de l’apparition des premiers symptômes), un handicap majeur dans la vie quotidienne (essoufflement, fatigue…) et des hospitalisations prolongées et récurrentes.
Les cas d'insuffisance cardiaque sont en hausse dans la population. Une des priorité de la Loi de santé publique 2004 est de diminuer la mortalité et la fréquence des décompensations aiguës des personnes atteintes d’insuffisance cardiaque. La gravité de cette pathologie chronique et les enjeux de santé publique qu’elle représente en raison de son incidence croissante ont amené les cardiologues à modifier profondément les modalités de traitement en proposant une prise en charge éducative du patient ainsi qu’une approche multidisciplinaire et multi professionnelle.
« Et si c’était mon coeur ? » : reconnaître les symptômes et les profils de personnes à risque
Grâce à des modifications du style de vie et l’observance des traitements, il est tout à fait possible pour une personne atteinte d’insuffisance cardiaque de continuer à vivre une vie saine et active, et d’éviter les hospitalisations. L’éducation thérapeutique du patient, son implication et la coordination des soins entre les différents professionnels de santé (médecin généraliste, cardiologue et infirmières spécialisées) sont primordiales pour assurer une prise en charge efficace. Cependant, pour que les patients puissent en bénéficier, il est impératif aujourd’hui d’aider les médecins à mieux identifier les personnes à risque et à alerter le grand public sur les signes qui doivent déclencher la consultation.
Quelles sont les personnes à risque ?
L’insuffisance cardiaque est la conséquence de l’évolution des différentes maladies cardiaques : elle survient fréquemment après une crise cardiaque, en cas d’atteinte des coronaires ou en cas d’hypertension artérielle. Elle peut également survenir chez les personnes ayant des antécédents familiaux ou une consommation excessive de tabac, d’alcool ou de drogues. D’autres affections, telles que le diabète et l’obésité, peuvent aggraver l’insuffisance cardiaque. Les patients insuffisants cardiaques représentent environ 12% des patients de plus de 60 ans suivis en médecine générale.
Quels sont les principaux symptômes ?
Les symptômes principaux de l’insuffisance cardiaque sont causés par la rétention de liquide ou par la congestion et la mauvaise circulation du sang dans le corps. Il est important de reconnaître le risque d'insuffisance cardiaque et de discuter de ces symptômes avec son médecin : l’essoufflement, la toux, la respiration sifflante, la prise inexpliquée de poids sur une période courte, le gonflement des chevilles, la fatigue/lassitude, le vertige, le rythme cardiaque rapide, la perte d’appétit. En plus des symptômes physiques de l'insuffisance cardiaque, certaines personnes peuvent être affectées par la gravité et la sévérité de la maladie et peuvent éprouver des symptômes d'ordre émotionnel, tels que la dépression et l'anxiété.
L’insuffisance cardiaque est une maladie grave où le coeur ne pompe pas suffisamment bien le sang. La circulation sanguine se fait mal et de ce fait l’ensemble du corps ne reçoit pas assez d’oxygène et d’éléments nutritifs pour lui permettre de fonctionner normalement.
Par ailleurs, le rein fonctionne au ralenti et n’arrive pas à éliminer correctement les déchets, ceci entraîne une rétention de liquide (généralement dans les jambes et l'abdomen) et une congestion dans les poumons.
Dans un premier temps, le corps s’adapte pour tenter de compenser l'inefficacité du coeur. Cependant, ces adaptations ne peuvent pallier cette insuffisance que pendant un temps réduit. Ce phénomène d’adaptation finit par affaiblir encore davantage le coeur et entraîne une progression de la maladie.
L’insuffisance cardiaque est caractérisée par une lourde mortalité (50% à cinq ans à partir de l’apparition des premiers symptômes), un handicap majeur dans la vie quotidienne (essoufflement, fatigue…) et des hospitalisations prolongées et récurrentes.
Les cas d'insuffisance cardiaque sont en hausse dans la population. Une des priorité de la Loi de santé publique 2004 est de diminuer la mortalité et la fréquence des décompensations aiguës des personnes atteintes d’insuffisance cardiaque. La gravité de cette pathologie chronique et les enjeux de santé publique qu’elle représente en raison de son incidence croissante ont amené les cardiologues à modifier profondément les modalités de traitement en proposant une prise en charge éducative du patient ainsi qu’une approche multidisciplinaire et multi professionnelle.
« Et si c’était mon coeur ? » : reconnaître les symptômes et les profils de personnes à risque
Grâce à des modifications du style de vie et l’observance des traitements, il est tout à fait possible pour une personne atteinte d’insuffisance cardiaque de continuer à vivre une vie saine et active, et d’éviter les hospitalisations. L’éducation thérapeutique du patient, son implication et la coordination des soins entre les différents professionnels de santé (médecin généraliste, cardiologue et infirmières spécialisées) sont primordiales pour assurer une prise en charge efficace. Cependant, pour que les patients puissent en bénéficier, il est impératif aujourd’hui d’aider les médecins à mieux identifier les personnes à risque et à alerter le grand public sur les signes qui doivent déclencher la consultation.
Quelles sont les personnes à risque ?
L’insuffisance cardiaque est la conséquence de l’évolution des différentes maladies cardiaques : elle survient fréquemment après une crise cardiaque, en cas d’atteinte des coronaires ou en cas d’hypertension artérielle. Elle peut également survenir chez les personnes ayant des antécédents familiaux ou une consommation excessive de tabac, d’alcool ou de drogues. D’autres affections, telles que le diabète et l’obésité, peuvent aggraver l’insuffisance cardiaque. Les patients insuffisants cardiaques représentent environ 12% des patients de plus de 60 ans suivis en médecine générale.
Quels sont les principaux symptômes ?
Les symptômes principaux de l’insuffisance cardiaque sont causés par la rétention de liquide ou par la congestion et la mauvaise circulation du sang dans le corps. Il est important de reconnaître le risque d'insuffisance cardiaque et de discuter de ces symptômes avec son médecin : l’essoufflement, la toux, la respiration sifflante, la prise inexpliquée de poids sur une période courte, le gonflement des chevilles, la fatigue/lassitude, le vertige, le rythme cardiaque rapide, la perte d’appétit. En plus des symptômes physiques de l'insuffisance cardiaque, certaines personnes peuvent être affectées par la gravité et la sévérité de la maladie et peuvent éprouver des symptômes d'ordre émotionnel, tels que la dépression et l'anxiété.
Par Source : Société Française de Cardiologie | Publié le 29/04/2010 à 13:54 | mis à jour le 23/09/2014 à 13:36
