Mauvais réflexes des patients
La douleur thoracique, signe révélateur de l’infarctus, est ressentie dans 93,5% des cas et elle est bien reconnue comme telle pour la quasi-totalité des patients.
Toutefois, face à ces douleurs, un quart des patients ne passent pas d’appel pour obtenir de l’aide et moins de 50% ont le réflexe d’appeler le 15 pour une intervention du SAMU – ce qui est le premier geste recommandé pour une prise en charge optimale !
Ce registre confirme donc la nécessité de continuer à sensibiliser le grand public aux bons réflexes à avoir devant tout symptôme évocateur d’IDM (voir ci-dessous).
« Encore trop de patients ont le réflexe d’appeler leur médecin généraliste, SOS-Médecins ou leur cardiologue. Le « réflexe » du 15 n’est pas encore entré dans les moeurs. Il faut que cela soit systématique lorsque des douleurs à la poitrine sont ressenties », explique le Pr Martine Gilard, coordinatrice du projet en France, Présidente sortant du Groupe Athérome et Cardiologie Interventionnelle (GACI) et membre de la Société Française de Cardiologie.
Professionnels de santé : trop d’intermédiaires
Les résultats de cet observatoire interpellent et mobilisent aussi la communauté des professionnels de santé impliqués dans cette prise en charge d’urgence.
En effet, cet observatoire montre que près d’un tiers des patients (29%) passe par un centre périphérique. Dans ce cas, 227 min s’écoulent entre la première intervention médicale et l’angioplastie –ce qui équivaut à un délai médian plus que doublé par rapport à un passage direct en salle de cathétérisme. Les recommandations européennes précisent que ce délai ne doit pas excéder 120 min.
Un deuxième observatoire sera mis en place en novembre 2011 pour évaluer l’évolution de la situation.
Acquérir les bons réflexes
Infarctus du myocarde : savoir reconnaître ses symptômes
L’IDM se manifeste le plus souvent par une douleur brutale qui apparaît la nuit ou au repos. Cette douleur se situe dans la poitrine, en arrière du sternum. Il s’agit d’une douleur intense qui serre la poitrine « en étau », pouvant se propager jusqu’aux mâchoires, dans le bras gauche (ou les deux bras), aux deux derniers doigts de la main gauche et parfois dans le dos ou le ventre. Sont souvent associés à cette douleur un malaise général avec sueurs, pâleur, sensation d’évanouissement, voire syncope et, parfois des difficultés respiratoires et des troubles digestifs (nausées, vomissements), qui peuvent être au premier plan. Habituellement, la douleur d’IDM sure plusieurs heures, voire 24 à 36 heures.
La douleur thoracique, signe révélateur de l’infarctus, est ressentie dans 93,5% des cas et elle est bien reconnue comme telle pour la quasi-totalité des patients.
Toutefois, face à ces douleurs, un quart des patients ne passent pas d’appel pour obtenir de l’aide et moins de 50% ont le réflexe d’appeler le 15 pour une intervention du SAMU – ce qui est le premier geste recommandé pour une prise en charge optimale !
Ce registre confirme donc la nécessité de continuer à sensibiliser le grand public aux bons réflexes à avoir devant tout symptôme évocateur d’IDM (voir ci-dessous).
« Encore trop de patients ont le réflexe d’appeler leur médecin généraliste, SOS-Médecins ou leur cardiologue. Le « réflexe » du 15 n’est pas encore entré dans les moeurs. Il faut que cela soit systématique lorsque des douleurs à la poitrine sont ressenties », explique le Pr Martine Gilard, coordinatrice du projet en France, Présidente sortant du Groupe Athérome et Cardiologie Interventionnelle (GACI) et membre de la Société Française de Cardiologie.
Professionnels de santé : trop d’intermédiaires
Les résultats de cet observatoire interpellent et mobilisent aussi la communauté des professionnels de santé impliqués dans cette prise en charge d’urgence.
En effet, cet observatoire montre que près d’un tiers des patients (29%) passe par un centre périphérique. Dans ce cas, 227 min s’écoulent entre la première intervention médicale et l’angioplastie –ce qui équivaut à un délai médian plus que doublé par rapport à un passage direct en salle de cathétérisme. Les recommandations européennes précisent que ce délai ne doit pas excéder 120 min.
Un deuxième observatoire sera mis en place en novembre 2011 pour évaluer l’évolution de la situation.
Acquérir les bons réflexes
Infarctus du myocarde : savoir reconnaître ses symptômes
L’IDM se manifeste le plus souvent par une douleur brutale qui apparaît la nuit ou au repos. Cette douleur se situe dans la poitrine, en arrière du sternum. Il s’agit d’une douleur intense qui serre la poitrine « en étau », pouvant se propager jusqu’aux mâchoires, dans le bras gauche (ou les deux bras), aux deux derniers doigts de la main gauche et parfois dans le dos ou le ventre. Sont souvent associés à cette douleur un malaise général avec sueurs, pâleur, sensation d’évanouissement, voire syncope et, parfois des difficultés respiratoires et des troubles digestifs (nausées, vomissements), qui peuvent être au premier plan. Habituellement, la douleur d’IDM sure plusieurs heures, voire 24 à 36 heures.




