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Article publié le 26/02/2018 à 03:10 | Lu 903 fois

Grippe : l'Université de Corse veille dans l'Île de Beauté

À travers le programme de recherche GrippeNet et le réseau Sentinelles, l’Université de Corse a décidé de s’engager à son tour pour la surveillance de l’épidémie de grippe. Un enjeu majeur à l’heure où celle-ci gagne du terrain en milieu insulaire et concerne en premier lieu les plus de 75 ans.


C’est incontestablement, l’un des grands enjeux actuels en matière de santé publique. Dans ce contexte et depuis 2007, l’Université de Corse et l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) œuvrent conjointement à travers le réseau Sentinelles pour la surveillance de la grippe en Corse.
 
Mis en place au niveau national en 1984, ce réseau s’appuie sur un maillage de quelques 1.300 médecins généralistes à l’échelle de la France –dont soixante en Corse– afin de surveiller des indicateurs de santé via le recueil et l’analyse de données épidémiologiques.
 
Lancée en 2012, cette étude a pour objectif de recueillir des données épidémiologiques sur les syndromes grippaux directement auprès de la population. En ligne, ce dispositif, complémentaire du réseau Sentinelles, permet aux internautes de participer via un questionnaire à la surveillance de la grippe de façon anonyme et volontaire, quel que soit leur âge, leur nationalité ou leur état de santé.
 
Recueillies à grande échelle, les données sont ensuite utilisées à des fins de recherche pour mieux comprendre la grippe : étudier les facteurs à risque liés à la maladie, sa diffusion à l’échelle européenne, l’impact de la vaccination ou encore pour connaître le comportement de la population vis-à-vis de la maladie, notamment le recours au soin.
 
Mais GrippeNet se veut surtout le dernier maillon de la chaîne permettant de cerner l’épidémie sous toutes ses facettes : en complétant les systèmes de surveillance traditionnels de la grippe, elle permet de suivre son évolution en analysant les données immédiatement pour traquer en temps réel l’épidémie, en tentant d’établir une passerelle entre le préventif et le curatif. A noter que d’après les données du site GrippeNet.fr, durant l’hiver 2017, seuls 37% des participants présentant un syndrome grippal ont consulté un médecin.
 
Un enjeu de taille, notamment à l’heure où l’épidémie gagne du terrain en milieu insulaire avec un nombre de cas de plus en plus important chaque année, « en profitant d’une population insulaire âgée et donc plus exposée à ces phénomènes » indique l’une des responsables de ce projet.
 
Pour vous protéger et protéger votre entourage, il est recommandé d'adopter quelques gestes simples destinés à limiter la transmission des virus (hygiène des mains) et, si vous êtes malade, le port du masque et la limitation des contacts avec les personnes fragiles ou malades constituent de bons réflexes.
 
Rappelons qu’au niveau national, la grippe continue de toucher en premier lieu les personnes les plus vulnérables : les plus de 75 ans représentent ainsi plus de 90% des 14.000 morts attribuables durant l’hiver 2017.





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