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Article publié le 16/03/2020 à 01:00 | Lu 689 fois

Ford Puma : un retour dynamique

​Pour beaucoup, le nom de Puma rappelle un petit coupé sympathique et vivant qui avait les suffrages d’une clientèle jeune. Une époque où l’automobile était encore synonyme de plaisir et représentait sans doute le plus grand pourvoyeur d’emplois de France.


En donnant ce nom à son nouveau SUV urbain, Ford propose un véhicule dynamique qui possède les multiples atouts indispensables pour concurrencer les nombreux modèles de la carrosserie préférée des français.
 
Posséder une berline urbaine déguisée en 4x4 voilà ce qui fait rêver l’acheteur des années 2020. Mais attention, les « méchants écolos » sont en embuscades et sont prêts à tout pour rajouter des taxes à ces petits véhicules qui conservent encore un aspect ludique.
 
Dans un premier temps, il convient d’éviter au maximum les effets du CO2 au kilomètre afin de ne pas se retrouver pénalisé par un tarif de malus calculé au gramme près. Voilà pourquoi les constructeurs coincés entre le malus et les étoiles Euro N Cap font la chasse au moindre kilo.
 
Exit les roues de secours, il faudra les acheter en accessoires (surtout pas en option) et l’on assiste également à la réduction des tailles de réservoir d’essence qui peuvent perdre facilement une quinzaine de litres. C’est ce qui explique sans doute le choix de Ford de proposer un véhicule particulièrement compact.

Il fait 5 cm de moins que le Renault Captur son principal challenger. Bien dessiné, dynamique, sans affèterie excessive, il se distingue par des portes à faux particulièrement réduits et néanmoins bien équilibrés. On apprécie également l’absence de lignes tourmentées que l’on peut trouver chez Toyota.
 
Seule la hauteur de ceinture de caisse de la porte arrière semble un peu haute et diminue la surface vitrée des places arrière. Dommage. En utilisant pour base le châssis de la Ford Fiesta, le Puma gagne néanmoins quelques centimètres en longueur et en largeur et surtout dans son empattement.
 
Presque 15 cm en longueur et 7 cm en largeur et surtout 9,5 cm dans l’empattement. Des dimensions qui offrent un confort réel aux passagers des places arrière. Y compris les plus grands, ce qui est remarquable dans cette catégorie de véhicules.
 
Question style, des passages de roues très marqués, des jantes de 18 selon la finition et une calandre typée qui porte encore des réminiscences de l’époque où Aston Martin était dans la maison, affirmant le caractère de cette Puma nouvelle version. Dans l’habitacle, on retrouve l’influence de la Ford Fiesta qui reste très traditionnel.

Derrière le volant multi-fonctions on trouve un affichage digital des instruments qui évolue en fonction du choix du mode de conduite. C’est assez déroutant au début mais l’on s’habitue assez vite. Précisons que cet affichage digital n’existe que sur la version ST-Line.
 
Au milieu de la planche de bord, on trouve le désormais classique écran multimédia qui comme cela semble la nouvelle norme, n’est pas intégré. Cet écran de 8 pouces à commandes tactiles est particulièrement lisible, le contraste du graphisme domine malgré les reflets dus à la luminosité.

Facile également l’utilisation des différents menus qui ne demandent qu’une rapide adaptation y compris pour les personnes les plus réfractaires aux nouvelles technologies.
 
On regrette néanmoins l’absence de lecteur de CD. Tout le monde n’a pas envie de prendre divers abonnements qui sont redondants avec sa discothèque personnelle ni de charger inutilement son téléphone.

Toujours dans l’habitacle, on retient les nombreux espaces de rangements bienvenus pour les enfants. C’est sans doute en pensant à ces derniers que Ford a conçu ses sièges avec des revêtements amovibles qui peuvent être lavés à la machine. Un choix rare et pratique qui mérite d’être souligné. 
 
Quant au coffre, il avale sans rechigner les bagages d’une famille qui part en vacances y compris les objets sales comme des chaussures de montagne que l’on peut mettre dans un vaste compartiment lavable au jet grâce à la présence d’une bonde d’évacuation.
 
Au volant
Des deux motorisations à hybridation légère -125 ch et 155 ch- c’est clairement la seconde qu’il convient de privilégier. C’est une technologie qui associe un alterno-démarreur de 11,5 KW et une batterie de 48 volts à un moteur trois cylindres essence turbo de 999cm 3 qui a été retenue pour produire le moins possible de C02.
 
Afin de réduire l’empreinte carbone et la consommation, ce moteur bénéficie d’un système de suppression d’un cylindre lors des bas régimes à vitesse constante. Néanmoins c’est le dynamisme de la version 155 ch que l’on choisira. Plus efficace en reprise, il offre à la fois plus de plaisir de conduite ainsi qu’une sécurité augmentée lors des dépassements.

Un seul bémol le manque d’isolation du compartiment moteur qui laisse le bruit du trois cylindres pénétrer dans l’habitacle. Dommage car le comportement du châssis est parfait et n’est jamais pris en défaut sur des routes sinueuses et mal entretenues de l’arrière-pays aixois.
 
A cet égard, le choix de la finition ST-Line qui s’avère particulièrement efficace offre néanmoins un comportement plus sportif que confortable. Les roues de 18 pouces n’y étant pas étrangères. L’idéal serait un mix entre la finition Titanium très confortable et la ST-Line plus sportive.
 
N’oublions pas non plus la richesse des équipements de sécurité et de confort qui sont proposés dès la version de base Titanium. Freinage d’urgence, surveillance des angles morts, régulateur de vitesse, stop & go, font partie de toutes ces technologies qui facilitent la vie à bord y compris dans la très intéressante finition Business. Quant à la roue de secours disponible, il conviendra de la prendre en accessoire et non en option afin de ne pas créer de malus.
 
Proposée à un prix attractif, cette nouvelle Ford Puma arrive dans un créneau très disputé où elle possède de nombreux avantages par rapport à sa concurrence. Avec sa carrosserie plébiscitée par la clientèle, ce petit crossover possède tous les arguments pour réussir sa réussir une belle carrière.
 
Joël Chassaing-Cuvillier