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Article publié le 20/07/2017 à 01:00 | Lu 1695 fois

Fondation Partage et Vie et la personne âgée

En établissement ou à domicile, la Fondation Partage et Vie propose aux personnes âgées en perte d’autonomie des solutions pour faciliter les parcours de vie et éviter les ruptures de soins.


Personnaliser l’accompagnement
Parmi les missions des équipes de la Fondation, celle de proposer aux personnes âgées des solutions adaptées à leur situation : accueil de jour, accueil temporaire, hébergement permanent, pôle d’activités et de soins adaptés, unité Alzheimer…
 
Les professionnels sont là pour orienter les usagers et leur famille. Un projet personnalisé est également mis en place pour chaque personne âgée qui intègre un établissement. Il est le fruit d’une réflexion collaborative qui réunit les professionnels, la personne accueillie et l’entourage proche. Il est réalisé à partir d’entretiens destinés à connaître ses besoins, ses souhaits, ses habitudes de vie, sa capacité d’adaptation. Il est complété par un bilan médical, fonctionnel et psychique.
 
Ce projet personnalisé va aider le personnel à préserver la qualité de vie des personnes âgées en leur permettant de conserver leur autonomie, leur personnalité, leur histoire. Il est périodiquement réévalué afin de procéder aux ajustements nécessaires.
 
S’ouvrir, décloisonner, travailler en réseau
L’ouverture des établissements sur l’extérieur contribue à l’amélioration de la qualité de vie des résidents. De nombreuses activités sont organisées avec les écoles voisines, les médiathèques, les mairies. Des bénévoles et des associations (Siel Bleu, Les Blouses Roses, etc.) interviennent régulièrement dans les établissements. Les résidents sont conviés à participer aux événements de la commune (arbre de Noël, sorties au marché, au théâtre, à des animations culturelles, à des débats publics…).
 
En parallèle, les équipes s’attachent également à faire de l’établissement un lieu ressource pour son environnement. Il s’agit non plus de s’ouvrir « vers » mais de s’ouvrir « à » : organisation de fêtes des voisins, ouverture d’une plateforme d’activités adaptées ou d’une médiathèque accessibles aux habitants de la commune, cours de piano dispensés dans les locaux de la résidence, prêt de salles à des fins culturelles et associatives…
 
Enfin, pratiquer l’ouverture, c’est aussi contribuer au décloisonnement du secteur et donner aux personnes âgées la chance de bénéficier de soins adaptés à l’évolution de leur état de santé en limitant les ruptures de prise en charge. Les établissements sont donc inscrits dans des réseaux gérontologiques locaux composés d’organismes sociaux et de services de soins publics et privés (centres hospitaliers, réseau de soins palliatifs, HAD, MAIA, etc.).
 
Rénover, reconstruire, faire peau neuve
Avec des rénovations et des agrandissements, le réseau de la Fondation est en mouvement. Dans les Hauts-de-France, les travaux de reconstruction et d’extension de la maison de retraite Pierre Wautriche à Sin-le-Noble ont démarré, première étape d’un dispositif global et innovant en faveur des personnes âgées à domicile ou en institution. Le site accueille aussi un CLIC et un service d’aide à domicile, l’ASAPAD.
 
À Poitiers, le chantier de restructuration de la maison de retraite médicalisée La Grand’Maison des Sacrés-Coeurs a été lancé en partenariat avec la Congrégation des Sacrés-Coeurs et de l’Adoration, propriétaire et maître d’ouvrage de l’opération. Ce chantier, en coeur historique de ville, se déroulera pendant 36 mois en plusieurs phases. À l’issue des travaux, la capacité d’accueil sera augmentée et l’établissement disposera d’un accueil de jour. Le défi de cette opération est de préserver le caractère authentique du bâtiment datant du 18e siècle tout en lui conférant les fonctionnalités et le confort modernes.
 
Les travaux ont également démarré à L’Aubade, à Flamanville dans la Manche. La capacité d’accueil de la maison de retraite passera à 65 places, dont 63 en hébergement permanent et deux en hébergement temporaire. Une unité protégée de 14 places accueillera des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés.
 
Smart Cities : conjuguer rénovation et innovation
La résidence autonomie Jacques d’Aragon à Lattes (Hérault) a entamé des travaux pour rénover le bâtiment construit il y a trente ans en lien avec le bailleur Nouveau Logis Méridional. Afin de proposer des espaces de vie adaptés favorisant l’autonomie et le confort des personnes âgées, il a été fait appel à une équipe composée d’une architecte et d’une consultante en gérontologie pour élaborer le cahier des charges. Un appel d’offres a été lancé pour la sélection d’une équipe de maîtrise d’oeuvre.
 
Originalité du projet, le comité de pilotage a ensuite été ouvert aux occupants du lieu : les résidents, les équipes de l’établissement, les familles, les intervenants extérieurs et le CCAS. Cela a permis de prendre en considération les observations et souhaits des personnes qui allaient être amenées à vivre et à travailler dans le nouveau bâtiment.
 
Cette démarche participative a orienté l’aménagement : le rez-de-chaussée a par exemple été totalement décloisonné ; un café des résidents et des familles a été créé dans le nouveau patio. La toiture a été repensée et a laissé place à des « sheds » qui laissent passer la lumière. Dans les appartements, l’accessibilité a été améliorée. Les circuits de distribution d’eau et de chauffage ont été revus et un système d’eau chaude générée en partie par l’énergie solaire a été mis en place.
 
Innovant et couronné de succès, ce projet a été sélectionné pour le forum « Smart Cities ». Le concept de « smart cities » ou « villes intelligentes » évoque d’abord des villes équipées de technologies de pointe. Mais la « ville intelligente » est aussi celle qui place le citoyen au centre du débat et qui le considère comme un partenaire dans le but de créer un cadre de vie optimisé et durable. C’est cette approche participative qui a été remarquée dans le projet architectural de la résidence autonomie Jacques d’Aragon. La fin des travaux est prévue en 2017.
 
Faciliter le maintien à domicile
L’ASAPAD est un service d’aide à domicile destiné aux personnes âgées, aux personnes en sortie d’hospitalisation, aux adultes et enfants en situation de handicap moteur ou intellectuel, aux personnes atteintes de pathologies de type Alzheimer et aux personnes en fin de vie.
 
Il propose des prestations relevant d’actes de la vie courante (entretien du logement, du linge, courses, jardinage, aide à la préparation des repas, à la toilette, au lever, au coucher, aux démarches administratives…), un service de gar- de-malade de jour et de nuit, et un service de garde itinérante de nuit. En 2016, l’ASAPAD a accompagné plus de 1 000 personnes dans les 64 communes de l’arrondissement de Douai. Une équipe de 250 salariés a permis la réalisation de près de 220 000 heures dont 35 % auprès de personnes en situation de handicap.
 
L’ASAPAD a également développé les transports accompagnés grâce à l’utilisation de deux véhicules adaptés aux personnes à mobilité réduite et a consolidé sa tournée de garde itinérante de nuit autour de Douai en proposant aux abonnés des prestations régulières de courte durée entre 22h et 6h (couchers tardifs, changes, changements de position…).
 
La Fondation gère quatre plateformes de téléassistance avancée (en Corrèze, Creuse, Haute-Vienne, Loir-et-Cher), qui contribuent au maintien à domicile des personnes âgées. Elle intervient dans le cadre de délégations de service public (DSP) qui permettent d’offrir des services de proximité à un coût maîtrisé pour les bénéficiaires. La téléassistance de la Fondation bénéficie aujourd’hui à 13 262 abonnés. En 2016, près de 170 000 alarmes ont été traitées, dont seulement 3 % ont nécessité la sollicitation des services de secours. Près de 200 000 appels de convivialité ont été émis pour prendre des nouvelles et souhaiter les anniversaires. Ils apportent un soutien moral et contribuent à préserver le lien social.