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Article publié le 26/01/2018 à 01:00 | Lu 1138 fois

FollowKnee : prothèse de genou connectée

Le projet de prothèse de genou connectée, FollowKnee, porté par le CHRU de Brest et coordonné par l'Inserm, vient d’être lancé avec un énorme budget de 24 millions d’euros, dont un tiers apporté par l’État. Quand les nouvelles technos surveillent notre corps.


En 2016, 80.000 prothèses du genou ont été implantées en France et ce chiffre va augmenter de manière très importante dans les années à venir avec une progression estimée à… 600% d’ici 2030 !
 
Cette tendance à la hausse s’explique en partie à cause du vieillissement de la population, mais aussi à cause de l’aggravation de l’épidémie d’obésité qui se développe depuis des années en France et dans le monde. Le surpoids entraînant une usure prématurée des genoux.    
 
« Pour le patient, la prothèse de genou connectée signifie plus de sécurité. Il pourra ainsi récupérer à domicile via son Smartphone des informations relatives à sa prothèse qu’il pourra transmettre à son kinésithérapeute lors de la rééducation et, s’il le souhaite, à son chirurgien » explique le Pr Éric Stindel, en charge de ce projet.     
 
Dans la pratique, cette prothèse de genou connectée fabriquée par impression 3D (l’impression 3D est l’une des révolutions technologiques majeures de ces prochaines années) intégrera des capteurs miniatures capables de déceler une infection ou tout défaut mécanique. Par ailleurs, ces capteurs pourront également aider à guider le patient lors de sa rééducation.    
 
Une fois les données reçues en provenance de la prothèse, l’objectif sera de conseiller le patient sur les exercices qu’il devra pratiquer, mais aussi, de rechercher les infections qui peuvent parfois être associées à ce type d’intervention chirurgicale. En cas de problème, le patient sera ainsi pris en charge de façon plus précoce et personnalisée.
 
Prévu sur cinq ans, ce projet se déroulera en deux étapes. « D’ici trois ans, nous allons d’abord réaliser des prothèses de genoux fabriquées en 3D et implantées sur 220 patients, précise le Pr Stindel. Ensuite, nous y ajouterons les capteurs qui seront testés sur trente patients. Nous    proposerons cette nouvelle prothèse à des personnes plutôt jeunes pour superviser son fonctionnement sur un temps long. »
 
L’objectif est d’obtenir un produit commercialisable avec une évaluation clinique des résultats d’ici 5 ans. Demain donc…