Si les aidants de proches étaient rétribués, ce serait au moins 164 milliards d’euros par an qu’il faudrait mobiliser. A peu près l’équivalent du traitement annuel de l’ensemble de la fonction publique… Mais les entreprises sont aussi directement touchées puisque 46% de ces aidants exercent une activité professionnelle. Ce qui porte à plus de 3 millions, le nombre de salariés devant jongler, à titre transitoire ou pour de très longues année, entre leur vie professionnelle et les nécessités du soutien à un proche vulnérable.
Cette réalité a toujours existé. Mais, dans un contexte marqué par l’évolution des liens familiaux et le recul des capacités d’intervention de l’Etat social, l’allongement de la durée de vie et l’augmentation dramatique des maladies chroniques invalidantes changent la donne. Un exemple : 20% des salariés de plus de quarante ans aident une personne âgée ! Parfois, il y a plus d’absentéisme pour accompagner un parent malade que pour un enfant souffrant. L’augmentation de la durée d’activité, la croissance attendue des maladies chroniques et la poursuite du vieillissement font que cette situation va se renforcer.
Du point de vue de l’entreprise un salarié aidant présente le risque d’une perte de compétitivité, d’augmentation des risques d’erreurs ou de malfaçons et de fragilisation de la cohésion des équipes. C’est aussi une menace pour l’image, s’il y a un trop grand écart entre la posture extérieure de l’entreprise, empreinte de bienveillance, et la manière concrète dont elle aborde ce sujet. Ou dont elle ne l’aborde pas…
Cette réalité a toujours existé. Mais, dans un contexte marqué par l’évolution des liens familiaux et le recul des capacités d’intervention de l’Etat social, l’allongement de la durée de vie et l’augmentation dramatique des maladies chroniques invalidantes changent la donne. Un exemple : 20% des salariés de plus de quarante ans aident une personne âgée ! Parfois, il y a plus d’absentéisme pour accompagner un parent malade que pour un enfant souffrant. L’augmentation de la durée d’activité, la croissance attendue des maladies chroniques et la poursuite du vieillissement font que cette situation va se renforcer.
Du point de vue de l’entreprise un salarié aidant présente le risque d’une perte de compétitivité, d’augmentation des risques d’erreurs ou de malfaçons et de fragilisation de la cohésion des équipes. C’est aussi une menace pour l’image, s’il y a un trop grand écart entre la posture extérieure de l’entreprise, empreinte de bienveillance, et la manière concrète dont elle aborde ce sujet. Ou dont elle ne l’aborde pas…




