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Article publié le 20/01/2022 à 01:00 | Lu 4079 fois

Election présidentielle : des clivages politiques de plus en plus générationnels




L’Institut de l’Économie Positive créé en 2018 et présidé par Audrey Tcherkoff, vient de dévoiler les résultats d’un sondage sur les priorités et les attentes des Français pour la prochaine élection présidentielle. Cette étude, réalisée en collaboration avec l’Institut BVA*, montre l’importance des sujets liés à « l’économie de la vie » comme ceux de la santé, de l’éducation ou des énergies durables mais aussi et surtout, il souligne un clivage générationnel sur ces questions. Détails.


Pour évoquer les principales préoccupations concernant leur pays, les Français pensent en premier lieu aux thématiques économiques ou liées à l’emploi (pour plus de la moitié, 54%), mais aussi à la santé pour un petit tiers (30%) ou la sécurité pour un gros quart (28%).
 
Les inquiétudes concernant l’action sociale (18%), l’immigration (17%) ou l’environnement (14%) arrivent légèrement plus en retrait mais sont mentionnées de manière spontanée par une part non négligeable de répondants.
 
Les priorités de nos compatriotes pour le prochain quinquennat semblent directement liées à ces préoccupations, avec une prédominance autour de la thématique du pouvoir d'achat (40%) puis la nécessité d’agir en faveur de la revalorisation des bas salaires (31%), de lutter contre la pauvreté (31%) et l’immigration clandestine (31%).
 
Toujours selon ce sondage, un Français sur cinq mentionne l’éducation comme un sujet majeur de préoccupation, avec une inquiétude particulièrement présente (sans trop de surprise) chez les jeunes générations (33% des 18-24 ans). 
 
La protection de l’enfance est aussi un sujet de préoccupation pour près d’un Français sur cinq (18%) et une majorité de Français (60%) juge que la situation est mauvaise dans ce domaine. Ce premier chiffre grimpe particulièrement concernant les jeunes (18-24 ans) qui, bien souvent pas encore parents, s’avèrent avant tout préoccupés par la protection de l’enfance (34 points d’écart avec le taux de préoccupation des plus de 65 ans sur le top 4 des préoccupations).
 
Selon ce sondage, la fracture générationnelle se dessine également sur les autres thèmes. Si, au-delà de l’éducation, les plus jeunes sont également préoccupés par le travail et les salaires (9 points d’écart avec le taux de préoccupation des plus de 65 ans sur le top 4 des préoccupations) ainsi que par la transition écologique (14 points d’écart), les plus de 65 ans se disent inquiets quant à la justice et la sécurité (30 points d’écart avec le taux de préoccupation des 18-24 ans sur le top 4 des préoccupations), l’immigration (23 points d’écart), ou encore le service public de la santé (22 points).
 
D’autre part, les sondés semblent douter de l’influence réelle que l’élection pourrait avoir sur leur vie quotidienne : si la majorité en semble convaincue (59%), une part significative affiche son scepticisme (40%). Tout l’enjeu pour les futurs candidats sera donc de les convaincre que leurs propositions peuvent réellement avoir une influence sur leur vie et changer concrètement les choses, en répondant notamment à leurs préoccupations principales dans tous les domaines.
 
À quelques mois de l’échéance, certains seuils d’alerte semblent particulièrement élevés : la situation de la France est à ce titre, jugée très mauvaise par les répondants qui se disent préoccupés par chaque thématique, aussi bien concernant la justice (87%), l’immigration (avec un très gros pourcentage de 94%), le système de financement des retraites (les trois-quarts), la protection des femmes et la lutte contre les inégalités (72%), que la laïcité (81%) ou les débats éthiques comme la GPA et l’euthanasie (80%).
 
Inquiets, les Français sont soucieux de voir explorées toutes les pistes de résolution de ces sujets sensibles. De fait, les différents candidats de droite comme de gauche seront jugés sur la teneur de leurs propositions : les sondés déclarant attacher avant tout de l’importance au programme des futurs candidats à l’élection présidentielle (74%), bien plus qu’à la personnalité de ces derniers (25%).
 
Pour rappel, l’Institut de l’Économie Positive, présidé par Audrey Tcherkoff, s’engage à apporter des réponses concrètes à tous ceux qui souhaitent s’impliquer et réorienter dans le long-terme leur modèle économique en prenant en compte les générations futures. Il assiste gouvernements, territoires et entreprises dans leur transition vers une croissance durable et positive.
 
*Étude réalisée par Internet du 30 septembre au 4 octobre 2021 auprès d’un échantillon de 1003 Français âgés d’au moins 18 ans, représentatifs de la population française. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas et appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession de l’interviewé et de la personne de référence du ménage, région et catégorie d’agglomération.