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Article publié le 18/06/2020 à 01:00 | Lu 1399 fois

Des rosés de la Provence aux bords de Loire




Désormais, en France, le rosé n’a plus de frontière. Chaque région viticole se doit de produire son rosé. Synonyme de vacances au soleil, le rosé envahit les rayons des cavistes et des supermarchés pour le bonheur des producteurs qui ont su jouer sur l’aspect festif de ce vin.


Du mauvais rosé « piscine » livré avec ses glaçons sur les « terrasses » des trottoirs de bistros parisiens  à différents « châteaux » provençaux proposés à des prix abusifs sur les tables de certaines maisons, il existe toute une gamme de vins rosés bien faits et proposés à des prix raisonnables.
 
En AOP Côtes de Provence, nous avons retenu le S de Sebastien Laffite 2019 qui est disponible en e-boutique, Rosé « S » 2019, au prix de 12,95 euros. Assemblage de 70% de grenache et de 30% de cinsault, ce rosé offre des nuances de fruits rouges et d’épices associées à des notes d’agrumes. Parfait avec des rougets grillés.
 
Plus à l’ouest en Languedoc, plus précisément en AOC Saint-Chinian, la cave de Roquebrun nous propose le « Col de l’Orbe » rosé 2019. D’une robe soutenue rose vif, ce rosé est présenté dans une bouteille de type bordelaise très élégante.
 
Avec 65% de syrah et 35% de grenache, ce vin a des arômes de fruits rouges avec une bouche où la framboise se mêle subtilement à l’acidité de la groseille. Un vin parfait pour accompagner des grosses crevettes grillées et une belle bouillabaisse.
 
Quittons le sud de la France pour nous poser en Anjou où nous avons découvert deux vins sans sulfites ajoutés. Un choix courageux qui permet d’offrir des vins plus naturels. Du Domaine Matignon, c’est le Kamikaze. A 50% cabernet franc et cabernet sauvignon, le Kamikaze sera produit à 600 bouteilles pour cette tentative sans sulfite.
 
Pour ce vin demi-sec, le domaine Matignon fait un ballon d’essai auprès des consommateurs. Il faudra le laisser s’aérer quelques temps avant de le consommer et de profiter de son nez de fruits rouges. Une robe rose vif légèrement troublée et une bouche dynamique, le Kamikaze dégusté très frais sera parfait en apéritif avec des tranches de melon et jambon cru. A consommer dès sa première année de récolte.
 
Un nom tout autant improbable, le Fresnetik est également un cabernet d’Anjou à 50% de cabernet franc et de cabernet sauvignon. Il s’agit ici de vieilles vignes de 15 à 45 ans. Produit par le domaine du Château du Fresne, ce rosé sans sulfites ajoutés après une fermentation à basse température devra être consommé dans l’année de sa récolte. Demi-sec, une bouche de bonbons acidulés, il sera parfait avec un tandoori de volailles.
 
Avec le rosé de Loire du domaine des Fontaines cuvée la Robe d’Iris, c’est un rosé sec, équilibré qui correspond parfaitement aux envies de l’été et aux soirées de grillades. Une robe rose pâle, un nez très floral où dominent les agrumes, en bouche, les petits fruits et notamment la groseille apportent la fraîcheur à ce rosé élégant. Il sera parfait avec des poissons grillés ou des salades de fruits.
 
Joël Chassaing-Cuvillier




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