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Article publié le 08/02/2018 à 01:00 | Lu 665 fois

Des bains et des grands écrivains !

Alors que la dernière édition du guide l’Officiel du Thermalisme 2018 vient de paraitre, soulignons la présence, au sein de cet ouvrage, d’une partie passionnante qui revient sur l’expérience des cures thermales vues par les grands écrivains français ! Un peu de culture dans un monde de boue et d’eaux !


Des bains et des grands écrivains !
En France, les légendes des villes d’eaux et des thermes s’inscrit dans notre patrimoine culturel par le récit de ses plus grands écrivains. De Lamartine à Maupassant en passant par Madame de Sévigné, chacun d’entre eux a su retranscrire son expérience et son ressenti de cure au sein de leurs écrits.
 
Ainsi, Montaigne, qui souffrait d’une maladie héréditaire, s’essaya aux cures thermales dans les villes d’eaux réputées à travers l’Europe à l’époque. Il écrivit dans ses récits, que le thermalisme était la « seule branche à laquelle il accepte de s’abandonner »…
 
De son côté, Madame de Sévigné s’est rendue au village du Mont­Doré en 1676 et plus tard, également à Vichy pour des séjours qui visaient à soigner les rhumatismes de ses mains, ce qui bien sûr, l’empêchait d’écrire. Dans ses lettres, elle écrivait à sa fille : « cette expérience que j’avais ouï parler, me fit plaisir. Il est certain que les eaux ici sont miraculeuses ».
 
En 1816, Alphonse de Lamartine se rend à Aix­les­Bains pour apaiser une officielle maladie pulmonaire et une officieuse dépression... C’est alors qu’il rédige son poème le plus célèbre, Le Lac, dans lequel il évoque aussi sa rencontre avec Julie qui deviendra l’amour de sa vie. Une cure plus que productive pour le poète !
 
La baronne Aurore Dudevant alias George Sand -accompagnée de son mari Casimir Dudevant- a également séjourné au Mont-Doré en août 1827. Quelques années plus tard, c’est au tour d’Honoré de Balzac d’y faire un séjour. Il y écrira son fameux roman La Peau de Chagrin, l’un des plus réussis.
 
A la fin du 19ème siècle, Marcel Proust séjourne régulièrement à Evian afin de soigner son asthme. Un isolement qui inspirera la rédaction de son livre de jeunesse Jean Santeuil. Guy de Maupassant, atteint de syphilis, a fréquenté plusieurs établissements thermaux au cours de sa vie.
 
Lorsqu’il entreprend l’écriture d’une œuvre sur Châtel­Guyon (dont le nom sera transformé en Mont­Oriol), l’un des protagonistes du roman énonce en ces termes : « la sensation d’un bonheur calme, fait de repos et de bien­être, de tranquille pensée, de santé, de joie discrète et de gaieté silencieuse, entrait en elle avec la chaleur exquise de ce bain ».
 
Enfin, Georges Simenon, dans son roman policier « Maigret à Vichy », fait séjourner le célèbre commissaire de Clermont-Ferrand et son épouse en cure. Tout le décor du livre décrit la ville, ses trésors et ses thermes pour illustrer une enquête criminelle dont il a le secret...
 
Précisons que désormais, chaque nouvelle édition de l’Officiel du Thermalisme présentera un chapitre aux grands écrivains et leurs bains… Une excellente idée !