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Article publié le 19/08/2020 à 10:28 | Lu 1966 fois

Démence : un jeune homme recrée la maison de sa grand-mère en réalité virtuelle




Afin d’aider sa grand-mère de 90 ans à lutter contre sa démence pendant le confinement, Mark Lewis Jackson, un Australien de 37 ans, a récrée en réalité virtuelle (la fameuse « VR ») la maison de son aïeule, détruite en 2004, afin qu’elle puisse se replonger dans ses souvenirs de jeunesse.


Depuis quelques temps, les casques de réalité virtuelle sont entrés sur le « marché des seniors ». Pour ceux qui ne connaissent pas encore le principe, sachez qu’un casque de réalité virtuelle (ou casque VR) est un dispositif qui se place devant les yeux et qui permet d'être immergé dans une réalité virtuelle mais qui semble bel et bien réelle.
 
Ces casques VR sont généralement associés aux jeux vidéo mais peuvent également être utilisés dans d'autres contextes, tel que l'entraînement, la médecine et désormais, pour les personnes âgées ayant des troubles de la mémoire et/ou cognitifs.
 
Dans cet esprit, un quadragénaire australien a recrée en réalité virtuelle, la maison de jeunesse de sa grand-mère de 90 ans atteinte de démence, maison qui avait été détruite en 2004, pour qu’elle puisse se replonger dans ses souvenirs !
 
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Le jeune homme, architecte-paysagiste de formation, avait peur que sa mamie vivant en maison de retraite, soit trop perturbée par l’isolement du au confinement. Il a donc décidé de s’atteler à la lourde tâche de récréer par le menu, grâce à des photos et à ses souvenirs, là où vivait (Brisbane) sa grand-mère étant jeune…
 
D’une manière plus générale, il faut savoir que de nos jours, certaines entreprises sont spécialisées dans la création de contenus en réalité virtuelle destinés aux personnes âgées. Dans la pratique, au niveau individuel, il s’agit de revisiter ou de revoir des lieux que l’on a aimé par le passé. Au niveau « groupe » (dix personnes maximum), cela consiste à découvrir des villes comme Rome ou les pyramides d’Egypte.
 
Cela permet effectivement de réduire le sentiment d’isolement lié à d’éventuelles pertes de mobilité mais cela permet également à ces anciens de se remémorer des souvenirs et d’engager des conversations avec les autres.