Né le 28 mars 1936 à Arequipa, au Pérou, Mario Vargas Llosa s’est imposé dès les années 1960 comme une figure majeure des lettres hispano-américaines. Son premier roman, La ville et les chiens (1963), dénonçait la brutalité du système militaire péruvien. Suivirent des œuvres marquantes telles que La maison verte (1965), Conversation à La Catedral (1969) et La fête au bouc (2000), qui explorent les mécanismes du pouvoir et de la dictature.
En 2010, il reçoit le prix Nobel de littérature pour sa « cartographie des structures de pouvoir et ses images incisives de la résistance, de la révolte et de la défaite de l’individu ».
Vargas Llosa n’a jamais dissocié littérature et engagement politique. Initialement proche de la gauche, il s’est progressivement tourné vers le libéralisme, critiquant les régimes autoritaires de toutes tendances. Candidat à l’élection présidentielle péruvienne de 1990, il fut battu par Alberto Fujimori.
Son engagement l’a parfois conduit à des controverses, notamment lors de son élection à l’Académie française en 2021, où certains intellectuels ont critiqué ses positions politiques .
L’œuvre de Mario Vargas Llosa, traduite en plusieurs langues, continue d’influencer de nombreux écrivains et lecteurs à travers le monde. Ses romans, mêlant fiction et analyse politique, offrent une réflexion profonde sur la condition humaine et les dérives du pouvoir.
Son héritage perdurera à travers ses écrits, qui restent d’une brûlante actualité.