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Article publié le 17/04/2020 à 11:58 | Lu 2447 fois

Coverage : large essai clinique pour le traitement précoce du Covid-19 chez les 65 ans et plus




Le CHU de Bordeaux, la start-up Synapse Medicine et des partenaires tels que l’INSERM ont décidé d’associer leurs expertises médicales et leurs technologiques pour mener, ce qui s’annonce comme « le plus important essai clinique en soins primaires sur plus de 1.000 patients atteints du Covid-19 » âgés de 65 ans et plus. Explications.


Coverage : large essai clinique pour le traitement précoce du Covid-19 chez les 65 ans et plus
Avec la pandémie que connait le monde actuellement, et la crise sanitaire qui en découle, l’afflux massif de patients nécessitant une hospitalisation ou des soins de réanimation est une problématique majeure.
 
Les données recueillies jusqu’à présent ont permis de mettre en évidence (et ce dans tous les pays) que le pronostic de la maladie était fortement corrélé à l’âge.
 
Ainsi, depuis le début de l’épidémie en Chine il y a quelques mois, on sait que les patients âgés de plus de 65 ans présentent un risque d’aggravation de la maladie et donc d’hospitalisation plus important que les patients jeunes.
 
Dans ce contexte, on comprend que l’importance de trouver un médicament efficace pour ces patients. Ce serait à n’en pas douter un véritable tournant dans la gestion de l’épidémie de COVID-19.
 
« Cet essai clinique » s’annonce unique en son genre. De fait, les patients seront traités à domicile dès les premiers symptômes. Dans la pratique, il va comparer quatre 4 traitements différents et un groupe contrôle chez des personnes de plus de 65 ans atteintes par le virus. L’idée étant de réduire le nombre d’hospitalisation chez ces patients.
 
Pour mener à bien cet essai, des équipes mobiles, constituées d’un médecin et d’une infirmière, se déplaceront pour inclure les patients testés positifs au COVID-19, afin de leur administrer l’un des médicaments évalués dans l’étude : Hydroxychloroquine, le Favipiravir, l’Imatinib et le Telmisartan.
 
Ils seront comparés à un bras contrôle constitué de compléments alimentaires, avec notamment du zinc. Au total, ce sont plus de 1.000 patients qui devraient être inclus. La survenue d’une hospitalisation ou d’un décès dans les 14 jours sera évaluée. Des analyses intermédiaires pourraient permettre d’avoir de premières informations d’ici 3 à 4 semaines.