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Article publié le 07/10/2020 à 11:33 | Lu 4465 fois

Comment souhaite-t-on vivre chez soi quand on avance en âge ?




Voici une question importante et récurrente dans un monde qui vieillit et avec des personnes qui souhaitent, fort légitimement d’ailleurs, continuer à vivre chez elles le plus longtemps possible. Dans ce contexte, l’étude Leroy Merlin-IFOP éclaire sur ce qu’attendent les seniors français en matière d’adaptations de leur habitat. Détails.


Comment souhaite-t-on vivre chez soi quand on avance en âge ?
On le voit depuis quelques années déjà : de nombreuses études s’accordent sur le fait qu’une très large majorité (90%) des Français souhaite vieillir dans le confort de leur maison. Et c’est bien légitime et compréhensible.
 
Pour autant, et assez paradoxalement, seuls 6% des logements sont adaptés au vieillissement selon l'Anah… Donc hiatus entre l’envie de vivre à domicile et la réalité de la vie quotidienne.
 
A l’occasion de la Semaine Bleue 2020, semaine des retraités et des personnes âgées, l’enseigne Leroy Merlin a souhaité comprendre ce qu’attendaient plus précisément les seniors de leur habitat. Selon cette étude*, 59% des Français de 45 ans et plus sont prêts à adapter leur logement pour leurs vieux jours.
 
Et plus de la moitié (53%) adapterait en priorité -et fort logiquement- leur salle de bains afin d’éviter les accidents et les chutes (cette pièce restant l’une des plus « dangereuses » à domicile). Ces chiffres corroborent les recherches et expérimentations menées par l’enseigne depuis 2005 sur le bien-vieillir chez soi et se traduisent d’ores et déjà en solutions concrètes pour les habitants.
 
« Engagé sur le sujet du bien-vieillir chez soi, Leroy Merlin a notamment soutenu et diffusé « J’y suis, j’y reste ! », une recherche psychosociale conduite par la psychanalyste Marie Delsalle entre 2012 et 2019 » précise Claire Letertre, chef de projet Leroy Merlin Source.
 
Et la spécialiste de poursuivre : « durant cette période, elle a rencontré des personnes âgées de 65 à 95 ans, vivant chez elles, seules ou en couple, et dont le logement souvent peu adaptés a priori à l’évolution de leur mobilité physique. Restituée sous forme de documentaires, ce travail inédit nous a permis d’écouter les personnes et de voir leur lieu de vie au quotidien. Cela a fait bouger les lignes chez Leroy Merlin et permis à certains de nos responsables produits et directeurs de magasin de s’engager dans des premières réponses concrètes ».
 
De nos jours, la question de l’anticipation dans le logement (les HLM par exemple l’ont bien compris) et de difficultés éventuelles liées à l’avancée en âge est au cœur des politiques publiques et des interrogations des acteurs économiques et sociaux.
 
Dans la pratique, cela se traduit par la mise en place de dispositifs limitant les risques de chute et d’accidents dans la salle de bains (les douches à l’italienne sont désormais obligatoires dans les nouveaux logements), les toilettes et parfois la cuisine.
 
Mais ces dispositifs et leur aspect souvent stigmatisant, ou perçu comme tel, ont des représentations négatives (même si les choses ont plutôt bien évolué dans ce domaine). Pour casser les a priori sur les solutions d’aménagement permettant une meilleure autonomie, Leroy Merlin s’est engagé dans une réflexion profonde sur son offre produits dédiée à la salle de bains.
 
« Ce n’est pas parce que l’on vieillit que l’on doit avoir une salle de bains qui ressemble à celle d’un hôpital. Le confort et l’esthétique participent au même niveau du bien-vieillir chez nous. Nous avons choisi de référencer des produits et des solutions que tout le monde pourrait utiliser et qui apportent des bénéfices quotidiens aux personnes fragiles : miroirs éclairés et orientables, meuble sous vasque adapté pour y glisser un tabouret dessous, carrelage anti-dérapant et receveur de douche extra-plat, barres d’appui, siège de douche, wc suspendu lavant… » souligne de son côté Barbara Furry, chef de produits accessoires de salle de bains.
 
*l’étude IFOP réalisée pour Leroy Merlin en septembre 2020 auprès d'un échantillon de 570 individus