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Article publié le 04/02/2019 à 00:54 | Lu 887 fois

Comment diagnostiquez un trouble du sommeil ?

Insomnie, dette de sommeil, difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, apnée du sommeil… Il n’existe pas un trouble mais plusieurs troubles du sommeil dont un tiers des Français déclare souffrir. Or, un sommeil malmené peut avoir des conséquences sur la santé. Interview du Dr Marc Beck, médecin généraliste spécialisé n phytothérapie et micronutrition.


« Le diagnostic d’un trouble du sommeil commence par un constat simple : on ne parle de trouble du sommeil que si seulement et seulement si l’on constate des répercussions dans la journée.
 
Cela peut se traduire par de la fatigue diurne évidement mais également par des problèmes de concentration, de troubles de l’humeur, une irritabilité ou encore un stress profond etc. Si aucune répercussion n’est observée alors on ne peut pas parler de troubles du sommei
l. »
 
Une fois ce constat établi, il reste à diagnostiquer le trouble du sommeil en question, pour ce faire le Dr François Duforez, médecin du sport et du sommeil, ancien chef de Clinique des Hôpitaux de Paris, praticien attaché AP-HP de l’Hôtel-Dieu Paris, European Sleep Center nous précise que « l’expression de la plainte doit être bien précisée, de plus en plus de personnes parlent de « sommeil non récupérateur », le métier ou l’activité de la personne est également un indicateur important (horaires de travail réguliers ou non, en études, recherche d’emploi, retraités…). »
 
L’interrogatoire est donc un outil fondamental pour orienter le diagnostic et différencier les insomnies des problèmes d’horloge biologique (retard de phase ou avance de phase), ou de causes organiques de type respiratoire ou neurologique, par exemple.
 
On ira, identifier le mode de vie de la personne, l’environnement de sa chambre à coucher, sa nutrition, ces facteurs de risque (tabac, alcool, sédentarité…), ses antécédents personnels et familiaux. Le versant mental et sociétal est également à explorer : niveau d’anxiété, troubles de l’humeur, contexte socio-professionnel et/ou familial.

​Les troubles du sommeil les plus fréquents :

Les insomnies
L’insomnie se manifeste par des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes, un réveil trop matinal et, surtout, des retentissements handicapants dans la journée (fatigue, difficultés de concentration, irritabilité, …) qui dégradent la qualité de vie à terme. Ce dernier critère permet de différencier l’insomniaque d’une personne qui dort peu mais qui se sent « en forme » dans la journée. Il s’agit là d’un court dormeur.
 
Les troubles du rythme circadien
Pour les personnes qui vivent et travaillent aux horaires dits « conventionnels », la journée de 24 heures est divisée en deux grandes périodes : une période d’éveil de 7H à 23H et une période de sommeil de 23H à 7H. Le rythme veille/sommeil est donc calé sur l’alternance jour/ nuit, en phase avec notre rythme endogène circadien (notre rythme interne) qui est alors bien synchronisé.
 
Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS)
Ce trouble du sommeil est courant puisqu’il affecte entre 5 et 15% de la population adulte selon l’âge. L’apnée du sommeil est un trouble de la ventilation nocturne qui se caractérise par la survenue anormalement fréquente de pauses respiratoires. Ce syndrome est dû à des épisodes répétés d’obstruction des conduits respiratoires de l’arrière gorge. Pendant le sommeil, chez la personne qui souffre de SAS les parois du pharynx tendent à se refermer en raison d’un relâchement musculaire. Cela entraîne une circulation de l’air plus difficile et un ronflement à cause des vibrations de l’air.
 
Le syndrome des jambes sans repos
Ce trouble moteur du sommeil est une pathologie plus rare puisqu’elle ne touche que 2,5% de la population adulte et jusqu’à 8,5% de la population générale, quel que soit le degré de sévérité concerné. Les manifestations qui caractérisent ce syndrome sont : le besoin de bouger, souvent lié à des sensations désagréables, voire douloureuses, dans les membres inférieurs ; /des mouvements involontaires, qui se manifestent de manière régulière (périodique) au cours du sommeil et dont le dormeur n’a pas forcément conscience.





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