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Article publié le 27/06/2018 à 07:44 | Lu 906 fois

Citroën Berlingo blue HDI à l'essai

Birkenstock aux pieds, le propriétaire d’un Berlingo fait ses emplettes au Vieux Campeur (il aime la qualité), et est un adepte de vacances sportives. Entre ses enfants et les bagages nombreux qui incluent le matériel d’escalade ou de sport nautique, il a besoin de place. C’est ce que lui offre Citroën avec le nouveau Berlingo. Familles nombreuses tendances écolo, voilà ses clients.


Dérivés de véhicules utilitaires, cette catégorie de véhicules a été baptisée ludospace et cela lui va bien. Ludique, pratique, le Berlingo correspond totalement à son utilisation. Né en 1996, le Berlingo tire ses origines de la Citroën C15, la Via fourgonnette que l’on peut encore croiser sur les chemins vicinaux.
 
Pour sa troisième version, le ludospace de Citroën adopte les atours du haut de gamme et laisse loin derrière son concurrent direct le Renault Kangoo. Si pour certains modèles on peut parler de design, dans ce cas précis, les lignes abruptes du Berlingo n’incitent pas à connaître son Cx d’armoire normande et ce n’est pas ce que recherchent ses acquéreurs.
 
Une silhouette rondouillarde et sympathique, des ouvrants largement dimensionnés et pratiques, sont les premières motivations d’achat pour un ludospace et nul n’est besoin de sièges en cuir pour cette clientèle. Avec une face avant résolument moderne et disruptive, le Berlingo s’affirme également plus jeune face à son cousin le Peugeot Rifter  à l’allure très plan-plan.

Citroën utilise également des astuces de style pour alléger la silhouette comme ces autocollants noirs mat sur les montants de pare-brise qui effacent la hauteur. Bien sûr, il est difficile de faire oublier les origines utilitaires de l’engin mais les protections latérales, les barres de toit et le museau avant de la « bestiole » sont tout à fait ludiques et plairont aux enfants qui trouveront leurs bonheurs une fois installés à l’arrière du Berlingo.
 
Les multiples rangements les combleront. Des coffres de plancher à leurs pieds, un large volume installé dans le plafond à l’arrière et des espaces situés dans la prolongation du plafonnier permettra d’y oublier dix mille jouets. Quant aux parents, deux vastes « boîtes à gants » ainsi que des rangements de portes faciliteront le rangement des objets indispensables aux grands trajets.
 
On notera que la présence de la boîte à gants supérieure oblige à installer l’airbag dans le pavillon, supprimant par conséquence, le miroir de courtoisie côté passager. Ce qui en soit n’est pas bien grave face à l’agrément de ce vaste volume de rangement complémentaire. Nous n’oublierons pas non plus le tiroir de rangement situé sous le siège passager.

De quoi égarer son portable tellement les cachettes sont nombreuses. Si les places avant offrent un confort réel avec une longueur d’assise sous la cuisse correcte et un bon maintien latéral, les trois places arrière sont totalement modulables. En effet, dès le second niveau de finition, le Berlingo dispose de trois sièges indépendants totalement escamotables dans le plancher tout comme le siège passager.
 
Une facilité qui permet de charger des carrelets de 2,70 m. En allant jusqu’au pied du pare-brise, on peut se permettre une longueur de 3m. On retrouve bien sûr la vitre du hayon ouvrante séparément ce qui facilite le chargement. A cet égard, il convient de souligner la présence de vitres latérales arrière électriques. 
 
A noter qu’en rabaissant un seul siège arrière, on peut charger un vélo de route juste en enlevant la roue avant. On n’ose imaginer ce que l’on pourra charger dans la version longue lorsqu’elle sera disponible.

Un seul regret l’absence de réglage des dossiers des sièges arrière qui sont un peu raides. Bien pourvu en équipements, le Berlingo a également effectué de grands progrès en matière de finition et d’ajustement même si nous ne sommes pas au niveau des allemandes qui offrent plus de souplesses au contact.
 
Si bien sûr, le Berlingo dispose de la plupart des équipements électroniques dit de sécurité, on retiendra la fonction optionnelle du Grip Control associée à des pneumatiques 4 saisons qui sera parfaite pour tous ceux qui habitent dans les régions hivernales difficiles. Autre équipement utile, l’écran tactile qui occupe le centre du tableau de bord et apporte une touche de modernité à ce ludospace.

​Au volant

Si le volant est réglable en hauteur et profondeur, on sait tout de suite que l’on ne conduit pas une sportive. Une position haute et verticale, d’immenses rétroviseurs, tout rappelle les fonctions originelles du Berlingo avec en contrepartie une visibilité parfaite et la sensation de dominer les volumes.
 
Dès les premiers tours de roues, c’est le comportement doux et confortable que l’on ressent immédiatement ainsi que le silence de fonctionnement. Seuls les pneumatiques semblent sensibles aux différents revêtements sur autoroute.
 
Associé à une transmission automatique, le quatre cylindres Diesel de 130ch s’avère tout à fait correct pour emmener le Berlingo à une vitesse légale. Il ne faut pas oublier que lorsqu’il sera chargé de cinq personnes et de leurs bagages, les 130ch ne seront pas de trop. Dans les enchaînements de virages, la prise de roulis est très présente et n’offre pas le comportement dynamique d’un SUV plus classique.
 
Voiture à vocation familiale, le Berlingo remplit parfaitement son office. Confortable, pratique, vaste, moderne et bien équipé, il permet à cinq personnes de voyager dans les meilleures conditions. La montée en gamme est visible et cela avec un prix contenu.
 
Joël Chassaing-Cuvillier

​Le Citroën Berlingo Blue HDi 130 automatique en quelques chiffres

Moteur Diesel 4 cylindres en ligne – 1 499 cm3 (nc x nc mm) – 130 ch à 3 750  tr/min – 300  Nm à 1750 tr/min
 
Boîte automatique à 8 rapports
 
Dimensions : 440,3 x 192,1 x 184,4 cm, empattement : 278,5 cm – Poids : 1524 kg
 
Pneumatiques 205/55 R17
 
Vitesse : 184 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 11,2 s
 
Émissions de CO2 : 113 gr/km
 
Prix : dès 29 150 euros