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Article publié le 17/10/2019 à 10:10 | Lu 1024 fois

Cicéron : De la vieillesse (livre)

Voici un livre intéressant et érudit sur la vieillesse intitulé sobrement De la vieillesse. Un ouvrage bilingue (latin et français) rédigé par le grand Cicéron, consul romain mort l’an 43, qui revient avec une grande sagesse sur cette vieillesse qui 2000 ans plus tard, intrigue toujours autant et fait toujours aussi peur. Aux éditions Allia.


Cicéron, De la vieillesse
De nos jours, de plus en plus de livres s’adressent aux seniors et à leurs problématiques. C’est bien légitime, puisqu’ils sont de plus en plus nombreux. Tous les sujets sont désormais abordés sans tabou : de la santé au bien-être en passant par les exercices physiques, l’alimentation, la mobilité, l’aide à domicile, le sexe et bien évidemment la philosophie.
 
Dernier en date ? De la vieillesse de Cicéron. Dernier et date mais probablement l’un des tous premiers à traiter de cette thématique puisque ce consul romain , grand orateur et grand avocat, est mort en l’an 43…
 
Dans ce dialogue empli de sagesse, Caton est désigné comme l’avocat de la vieillesse contre quatre chefs d’accusation : elle empêcherait de briller dans la vie publique, affaiblirait le corps, interdirait les plaisirs et ferait sentir l’approche de la mort. Ce qui était vrai alors, on le voit reste totalement d’actualité.
 
Mais pour Caton, bien au contraire, la vieillesse s’avère l’âge le plus propice aux œuvres accomplies de l’esprit, le corps étant délivré de la servitude des sens. Elle prépare l’âme à la libération totale procurée par la mort. Caton suggère également une attitude exemplaire et loue l’expérience.
 
Comme il le disait : « la faiblesse convient à l’enfance ; la fierté à la jeunesse ; la gravité à l’âge mûr ; la maturité à la vieillesse : ce sont autant de fruits naturels qu’il faut cueillir avec le temps ».
 
Et de poursuivre : « et de même que les fruits, quand on les cueille verts, ne s’arrachent des arbres qu’avec peine, et quand ils sont mûrs et bien à point, tombent naturellement, de même c’est par la force qu’on enlève la vie aux jeunes gens, alors que c’est la maturité qui emporte les vieillards. Cela m’est si agréable, qu’à mesure que la mort approche, il me semble voir la terre et le port à l’horizon, à l’issue d’une longue traversée ».
 
Traduit du latin par Mathieu Cochereau et Hélène Parent
144 pages – 7 €






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