Alcools : le savoir-faire français pour la fête des pères (partie 2)

Une jolie bouteille de whisky venue d’ailleurs est souvent le cadeau habituel que l’on offre à l’occasion de la fête des pères (qui a lieu cette année le 18 juin). Pour une fois, pourquoi ne pas bousculer les habitudes et choisir un spiritueux provenant d’une région de France.


A l’instar de ses fromages, la France est particulièrement riche en variétés de vins et de spiritueux. Cognac, calvados, rhum, liqueur, champagne, voilà quelques-unes des productions des provinces françaises.
 
Le cognac Frapin pour la Charente, le calvados Lecompte en Normandie, le rhum pour l’île de Saint Martin, la liqueur Izarra pour le pays basque et le champagne Gosset pour la région champenoise.
 
Il y en a bien sûr beaucoup d’autres mais il est des moments où il est nécessaire de choisir et de faire une sélection. L’éclectisme des spiritueux français semble sans fin.
 
Izarra jaune, l’image du pays basque.

Il est des bouteilles dont on connaît l’image pour les voir depuis des années dans les cafés parisiens, planquées au-dessus du percolateur sans jamais y avoir goûtées. Reconnaissons-le, l’Izarra fait partie pour nous de ces inconnues comme la Chartreuse, le Cynar ou la Benedictine.
 
Des marques oubliées que les grands groupes tentent de faire revivre. En l’occurrence, pour cette liqueur du pays basque, c’est désormais le groupe familial Vedrenne qui, depuis 2018, distribue l’Izarra.
 
Comme souvent, c’est un pharmacien qui est à l’origine de ces boissons. Ici c’est Joseph Grattau, pharmacien et botaniste qui, en 1906, découvre la recette de l’Izarra.
 
Une quinzaine de plantes, des épices, du miel d’acacia du pays basque et une touche d’Armagnac  voilà pour les ingrédients de l’Izarra jaune ; la verte étant légèrement différente dans le dosage du sucre. Une maison qui reste dans la famille Grattau jusqu’en 1981, date de la cession à la maison Cointreau.
 
Aujourd’hui, l’Izarra revient par le biais des cocktails et sert de base à de jolies créations. On peut également la déguster juste avec un glaçon.
 
Dans le verre sa robe jaune d’or est un véritable rayon de soleil. Au nez c’est la puissance des herbes qui est mise en avant. Le genépi, la gentiane, l’anis, la menthe poivrée, la coriandre affirment leur présence.
 
En bouche outre ces herbes on retrouve la mélisse et le fenouil. Un ensemble herbacé qui est enrobé par la douceur du miel d’acacia.   Un cadeau original pour cette fête des pères.
 
Champagne Gosset Grande Réserve.

Quant à ceux qui souhaitent faire de cette fête un moment de partage, un champagne apparaît comme la meilleure solution.
 
Nous avons sélectionné un champagne agréable et séduisant. Le champagne Gosset Grande Reserve  brut sera un compagnon idéal pour un moment familial festif.
 
Dosé à 8gr/l, il sera apprécié de ceux qui n’aiment pas nécessairement les champagnes extra brut au dosage proche de zéro.
 
Assemblage de pinot noir (45%), de chardonnay (45%) et de pinot meunier (10%), il est parfaitement consensuel.
 
Sa robe lumineuse et dorée illumine le verre et les bulles discrètes n’agressent pas le palais. Un nez frais et fruité avec des notes de mirabelles, une bouche fraîche, minérale avec des notes d’agrumes et de fleurs blanches, voilà un joli champagne qui offre un excellent rapport qualité/prix.
 
Idéal à l’apéritif, il sera également parfait avec un joli poisson comme une sole. Environ 45 euros chez les cavistes.
 
Les amateurs d’oenotourisme ne manqueront pas le festival Vign’art qui se déroule du 12 mai au 17 septembre dans le vignoble champenois.
 
La maison Gosset qui participe pour la troisième année à ce festival expose dans son parc une œuvre baptisée « Le Remuage » réalisée par deux artistes britanniques Fiona Paterson et Jill Gibson.


Joël Chassaing-Cuvillier

Publié le 07/06/2023 à 03:00 | Lu 2346 fois





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