Activité physique : il faut faciliter sa prescription au quotidien proclame la HAS

Elle limite le risque de récidive de certains cancers du sein, diminue par deux le risque de passage d'un état prédiabétique à un diabète, etc. : l'activité physique doit définitivement être considérée comme un traitement à part entière et être prescrite à ce titre.





Ces dernières années, de nombreuses étapes ont été franchies, avec celle importante, le 2 mars dernier, de l'adoption d'une loi visant à favoriser le développement du Sport santé.
 
Cette loi, entre autres, ouvre la prescription d'Activité Physique Adaptée (APA) à l'ensemble des médecins et en élargit le champ d'application. Afin de contribuer à son essor comme thérapeutique non médicamenteuse, la Haute Autorité de Santé publie un nouveau guide de prescription et de consultation et des fiches d'aide à la prescription de l'activité physique déclinées par pathologie.
 
L'activité physique représente, à chaque période de la vie, un atout santé dont les bénéfices sont nombreux et largement établis.
 
Dans les maladies chroniques, maladies cardiovasculaires et respiratoires, diabètes, obésité, arthroses, etc., l'activité physique est une thérapeutique à part entière – seule ou en association avec d'autres traitements médicamenteux ou non médicamenteux.
 
Elle doit être adaptée pour tenir compte de l'état de santé physiologique et psychologique du patient, et encadrée par un professionnel spécifiquement formé. Plus largement, les bénéfices de l'activité physique sur l'état de santé, la condition physique, le maintien de l'autonomie chez les personnes âgées ainsi que sur la qualité de vie des populations à tous les âges de la vie sont avérés.
 
Si le contexte est favorable à la diffusion des connaissances sur le sujet, des freins à son déploiement effectif persistent. En effet, beaucoup de patients éprouvent une certaine appréhension à pratiquer une activité physique alors qu'ils sont malades ou âgés, tandis que les médecins sont encore peu nombreux à la prescrire.
 
Pourtant, le rôle du médecin est essentiel pour sensibiliser les personnes les plus éloignées de l'activité physique (personnes atteintes d'une affection de longue durée, personnes souffrant d'une maladie chronique, personnes âgées fragiles, personnes en situation de handicap) et les accompagner vers un mode de vie physiquement plus actif, moins sédentaire, en sécurité, si possible en toute autonomie, et tout au long de la vie.
 
Pour les convaincre et les aider dans leur mission, la HAS crée les conditions favorables à la prescription d'activité physique en proposant un guide sur la consultation et sur les modalités de prescription selon l'état de santé du patient, sa condition physique et sa motivation à modifier ses habitudes.

Article publié le 07/09/2022 à 01:00 | Lu 1450 fois