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Article publié le 14/02/2020 à 08:29 | Lu 2094 fois

Accidents cardiovasculaires : mieux informer pour réduire les risques

En cette journée qui sensibilise aux cardiopathies congénitales et célèbre le cœur de son/sa Valentin(e), Amgen, l’un des premiers acteurs mondiaux de la Biotech à s’être engagé dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires, publie les résultats d’une enquête internationale conduite auprès de patients ayant subi un infarctus du myocarde (253 en France). Face aux enseignements de cette enquête sur le manque d’information des patients, Amgen se mobilise aux côtés de l’association de patients Alliance du Cœur pour sensibiliser aux risques cardiovasculaires.


Accidents cardiovasculaires : mieux informer pour réduire les risques
Les maladies cardiovasculaires sont silencieuses et sous-diagnostiquées ; et pourtant, elles ont des conséquences graves et leur prise en charge n’est aujourd’hui pas optimale.
 
C’est pourquoi Amgen a demandé à KRC Research d’évaluer la perception des patients en matière de gravité de leur affection (la maladie cardiaque ischémique) ainsi que leur prise en charge. Cette enquête mondiale menée auprès de 3.236 survivants d’une crise cardiaque dans 13 pays révèle qu’environ un tiers des patients ayant déjà subi ce type d’accident (40% dans le monde et 34% en France) ne considère pas les maladies cardiovasculaires comme des maladies chroniques nécessitant des soins de longue durée.
 
Parmi eux, 13% des 253 patients français interrogés pensent même que leur crise cardiaque est un évènement exceptionnel qui ne se produira qu’une seule fois et qui ne nécessite pas de changements de mode de vie. Or, les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de décès en France après le cancer et peuvent avoir des conséquences pour les patients qui y survivent.
 
Malgré les mesures de prévention actives dont elles font l’objet, les maladies cardiovasculaires restent aujourd’hui la principale cause de décès en Europe. En 2017, elles auraient été responsables de 45% de tous les décès, représentant une charge économique considérable estimée à 210 milliards d'euros à l'échelle de l'Union Européenne.
 
Leur prévention, en particulier pour les patients à très haut risque, reste donc une priorité de santé publique en s’appuyant particulièrement sur les facteurs de risque modifiables tels que, entre autres, l’hygiène de vie, l’hypertension, le diabète, le tabac ou encore l’excès de cholestérol.
 
« Lorsqu’un patient a subi une crise cardiaque, il est essentiel qu’il prenne conscience du parcours de soins inhérent aux risques liés à une récidive, de même que les changements d’habitudes de vie à observer pour prévenir ces risques » explique Patrick Ngo, directeur de l'Aire Thérapeutique Cardiovasculaire chez Amgen France.
 
Et de poursuivre : « or, à travers ce sondage, nous apprenons que 38 % seulement des survivants fréquentent un Centre de réadaptation cardiaque et qu’ils sont 46% à ne pas consulter davantage les professionnels de santé post épisode cardiaque. Les besoins de sensibilisation et d’éducation sont éloquents ».
 
Les lipides, notamment le cholestérol lié aux lipoprotéines de basse densité (LDL-C), sont l’un des plus importants facteurs de risque modifiables de la crise cardiaque. Or l’enquête révèle que plus des deux-tiers (68%) des patients français ayant déjà subi un infarctus du myocarde ne considèrent pas non plus l’hypercholestérolémie comme un état nécessitant une prise en charge et des soins sur le long terme et qu’ils sont 89% à ne pas considérer le LDL-cholestérol comme l'un des facteurs de risque les plus importants associés à un nouvel accident cardiovasculaire.
 
En France, seuls 47% des patients ayant subi un infarctus du myocarde prennent un médicament destiné à réduire leur niveau de LDL-cholestérol contre 83% dans le monde. Par ailleurs, ils sont près de 36% en France, soit plus d’1/3, à ne pas connaître leur taux actuel de cholestérol.
 
 « L’excès de cholestérol dans l’organisme est un facteur de risque majeur d’accidents cardiovasculaires. Plus l’excès de cholestérol dans le sang persiste, plus les artères ‘‘s’encrassent’’ et plus le risque d’accident cardiaque ou cérébral augmente.

Aujourd’hui en France, 70% des patients ayant une maladie coronaire n’atteignent pas les objectifs de réduction du taux de cholestérol. Nous nous mobilisons afin d’inciter les patients à mieux connaitre leur taux de LDL-cholestérol et pour leur donner les moyens de comprendre comment agir sur les facteurs qui leur permettront de prévenir d’éventuels évènements cardiovasculaires graves
» précise Philippe Thébault, Président d’Alliance du Cœur.
 
L’enquête révèle en effet que 81% des patients français interrogés pensent être suffisamment bien informés et accompagnés pour changer leurs habitudes de vie post épisode cardiaque.
Les patients sont prêts à agir mais ils ont besoin de la bonne information de la part des médecins pour les aider à gérer leurs risques de récidive et prendre les bonnes mesures.
 
Ceux ayant survécu à ce type d’accident cardiaque sous-estiment les facteurs de risques associés notamment l'impact considérable de l'hypercholestérolémie sur le risque de récidive mais aussi celui du tabac, du manque d’exercice physique, de l’hypertension, du diabète…Améliorer la prise en charge de ces patients et les intégrer dans un parcours de soins relève d’un véritable enjeu de santé publique.