Le shôchû, le bœuf wagyu, la sériole, le thé matcha, font partie de ce que l’on se doit de déguster pour mieux appréhender cette région. A défaut de voyager, on peut toujours faire du tourisme culinaire grâce à ces produits que l’on trouve désormais en France.
Nous commencerons par le shôchû. Après le saké, ce spiritueux est le plus consommé au Japon et mérite d’être découvert. Grande spécialité de l’île de Kyushu et notamment, de Kagoshima, le shôchû est, soit produit à partir de patates douces, de sucre brun, de châtaignes ou de shiso et titre entre 20° et 45°.
A la différence du saké qui est un produit de brasserie, le shôchû est un spiritueux issu de la distillation traité une seule fois dans des alambics à colonne en acier inoxydable. Et contrairement aux habitudes occidentales, les têtes de distillation ne sont presque pas coupées.
A la fin de la distillation, l’eau de vie de patates douces titre environ 38°. Quant à l’élevage d’environ trois ans, s’il a été longtemps effectué dans des jarres de terre cuite enterrées, il est désormais fait dans des cuves en tôle émaillée ou inox.
Le vieillissement en fût a commencé d’apparaître dès les années 70 avec des anciennes barriques de xérès ou de cognac. Un choix qui donna très vite naissance à la tonnellerie japonaise. Pour découvrir les différents types de shôchû, l’épicerie japonaise Issé & Co* saura vous guidera vers des produits de qualité qui correspondent à vous goûts.
Ingrédient typique de la cuisine japonaise, le katsuobushi** (bonite séchée) sera également un joli rappel à la culture japonaise. Râpée en copeaux, il se déguste à l’apéritif comme des chips, mais surtout, il est utilisé pour la conception de bouillons qui apportent le fameux goût Umami à chacun des plats. C’est un véritable condiment indispensable dans l’élaboration de la cuisine japonaise.
Ce katsuobushi est directement fabriqué à Concarneau dans la tradition japonaise et est distribué par la plupart des détaillants de produits alimentaires japonais. Cette production française retranscrit néanmoins toute l’âme du Japon.
En effet, c’est l’entreprise Makurazaki fondée en 1916 à Kagoshima qui a créé cette succursale bretonne et son président, Katsuhiko Oishi, a fait le déplacement jusqu’en France pour présenter ce produit typique de la culture japonaise.