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Article publié le 04/03/2019 à 01:00 | Lu 1203 fois

Un Parisien sur cinq est âgé de 60 ans et plus

Voici un électorat qui devrait jouer fortement sur les prochaines élections municipales… En effet, selon de récentes statistiques de l’Insee, plus de 470.000 Parisiens sont âgés de 60 ans et plus, soit 21,3% de la population totale de la capitale française.


Depuis quelques temps, la mairie de Paris semble se réintéresser aux seniors et aux personnes âgées… Avec ces statistiques on comprend pourquoi !
 
En effet, selon les données de l’Insee, actuellement, un Parisien sur cinq est âgé de plus de soixante ans et cette proportion devrait grimper à un quart d’ici la moitié de ce siècle.
 
Dans ce contexte, l’Agence départementale d’information sur le logement de Paris (Adil) s’est intéressé à la localisation géographique de ces personnes de 60 ans et plus au sein de la capitale française.  
 
Selon l’étude de l’Adil, l’arrondissement le plus peuplé de personnes de 60 ans et plus serait le 15ème avec 53.000 seniors -précisons que c’est aussi le plus grand arrondissement de Paris et le plus peuplé. Viennent ensuite, le 16ème avec 47.892 seniors, puis, plus étonnant, le 13ème avec 41.805 personnes.
En terme de nombre, les seniors ne vivent donc pas forcément dans les quartiers les plus chics. En revanche, si l’on calcule en terme de pourcentage de la population, les choses sont différentes. Ainsi, toujours selon ces données de l’Adil, les seniors sont surreprésentés dans les arrondissements les plus huppés comme le 16ème, le 6ème et le 7ème.
 
C’est aussi dans les quartiers les plus chics que les seniors sont aussi le plus souvent propriétaires de leur logement (70% dans les arrondissements sus-mentionnés), ce qui n’est pas le cas dans les quartiers moins chers comme le 20ème, le 19ème ou le 13ème où les 60 ans et plus sont généralement locataires de leur logement.
 
Où qu’ils habitent, les seniors parisiens devraient jouer un rôle prépondérant dans les prochaines élections municipales. Les futurs candidats vont donc devoir prendre en compte, de manière importante, les préoccupations ce que l’on nomme désormais, le « vote gris ».