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Article publié le 23/09/2021 à 09:19 | Lu 1383 fois

Soins palliatifs et accompagnement de fin de vie : un plan de 171 millions




Olivier Véran, ministre de la Santé a détaillé cette semaine, le plan national pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement de la fin de vie pour 2021-2024. Un 5ème plan qui souhaite traduire l’engagement de garantir à tous les citoyens l’accès aux soins palliatifs et à l’accompagnement de la fin de vie. En tout, 171 millions d’euros dont près de 5 millions dès 2021.


Soins palliatifs et accompagnement de fin de vie : un plan de 171 millions
Plus concrètement et selon le communiqué du ministère, ce 5ème plan va se structurer autour de 15 actions visant à augmenter « l’offre de soins palliatifs tant en ville qu’en établissement mais aussi de programmer plus précocement les traitements dans les parcours de santé, de développer la formation en soins palliatifs, de soutenir l’expertise et les travaux de recherche et ainsi, d’améliorer les connaissances dans ce domaine ».
 
L’objectif du gouvernement étant de ne plus avoir « un seul département dépourvu de structures palliatives à l’horizon 2024 ». Afin que  les personnes concernées et leur entourage puissent bénéficier d’une prise en charge graduée et de proximité, coordonnée avec la médecine de ville.
 
Pour cela, le plan s’articule autour de trois priorités :
1. Favoriser l’appropriation des droits en faveur des personnes malades et des personnes en fin de vie : parler des soins palliatifs et améliorer les connaissances sur le sujet, c’est permettre à chaque citoyen d’exercer ses droits et d’être pleinement acteur de sa propre fin de vie, de manière éclairée.

Parce que seuls 18% des Français déclarent avoir rédigé leurs directives anticipées, des campagnes d’information et de sensibilisation seront menées par le Centre national des Soins Palliatifs et de la Fin de Vie (CSPFV).
 
2. Conforter l'expertise en soins palliatifs en développant la formation et en soutenant la recherche : l’offre de formation, à la fois des professionnels et des aidants, doit être étendue pour favoriser l’intégration de ce thème à la filière universitaire et à ses cursus. Des postes d’enseignants hospitalo-universitaires et d’assistants spécialistes seront donc financés ainsi que des années-recherche en soins palliatifs. En outre, la Plateforme Nationale pour la Recherche sur la fin de vie sera mobilisée.
 
3. Définir des parcours de soins gradués et de proximité en développant l’offre hospitalière de soins palliatifs, en renforçant la coordination avec la médecine de ville et en garantissant l’accès à l’expertise. Cela signifie que des unités de soins palliatifs seront créées dans les départements non pourvus et que les équipes mobiles de soins palliatifs seront renforcées.
 
Par ailleurs, des cellules d’animation de soins palliatifs seront mises en place dans chaque région et l’hospitalisation à domicile (HAD) sera davantage mobilisée.
 
Pour mettre en œuvre ce plan de manière opérationnelle et assurer son suivi sur toute la période, un Comité national de pilotage sera installé dans les jours prochains, sous la conduite du ministère et de deux personnalités qualifiées : le Dr Olivier Mermet, médecin généraliste dans l’Allier et le Dr Bruno Richard, responsable du service de soins palliatifs du CHU de Montpellier.