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Article publié le 07/03/2019 à 03:19 | Lu 1679 fois

Six extraits de plantes contre le vieillissement !

Six extraits végétaux forment des paires synergiques pour ralentir le vieillissement chez les levures – et peut-être chez l’humain, montre une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l’Université Concordia à Montréal (Canada).


Ne serait-ce pas merveilleux de pouvoir vivre jusqu’à un âge très avancé sans crainte de subir le fardeau d’affections courantes comme l’arthrose, le diabète, les maladies du cœur, Parkinson ou Alzheimer ?
 
S’étant donné pour mission de retarder la survenue des maladies liées à l’âge, un chercheur de l’Université Concordia a récemment découvert 21 extraits végétaux qui ralentissent le vieillissement chez les levures, et ce, plus efficacement que toute autre molécule chimique connue.
 
Rappelons que les levures présentent un processus de vieillissement cellulaire comparable à celui de l’humain. Il s’agit donc sans aucun doute, du modèle cellulaire à privilégier si l’on souhaite comprendre comment se déroule le processus anti-âge.
 
S’appuyant sur les conclusions de recherches précédentes, Vladimir Titorenko, professeur de biologie à la Faculté des arts et des sciences de Concordia, a tout récemment découvert que l’efficacité respective de six de ces extraits végétaux anti-âge s’amplifiait de façon notable lorsqu’on appariait certains d’entre eux.
 
« Nous avons des raisons de croire que certains de ces extraits végétaux, tous considérés par Santé Canada comme étant sans danger pour la consommation humaine –utilisés seuls ou en association– peuvent retarder la survenue ou la progression de maladies liées à l’âge chez l’humain », affirme Vladimir Titorenko.
 
Le chercheur consacre ses efforts à l’exploration des mécanismes moléculaires par lesquels les mutations, les régimes alimentaires et les composés chimiques naturels ralentissent le vieillissement des cellules. « Nos estimations, si elles se révélaient exactes, pourraient avoir d’importantes retombées » ajoute-t-il.
 
L’équipe du professeur Titorenko s’est penchée sur des extraits végétaux utilisés en médecine traditionnelle chinoise. Au nombre des six composés retenus pour l’étude figurent PE 4 (Cimicifuga racemosa), PE 5 (Valeriana officinalis L.), PE 6 (Passiflora incarnata L.), PE 8 (Ginkgo biloba), PE 12 (Apium graveolens L.) et PE 21 (écorce de saule). Quinze autres paires d’extraits seront évaluées plus tard dans le cadre d’une étude distincte.
 
« Nous avons observé un effet synergique retardateur sur le vieillissement des levures bourgeonnantes seulement lorsque chacun des deux extraits végétaux formant la paire étudiée ciblait une composante différente du réseau de signalisation de modulation de la longévité », explique le professeur Titorenko.
 
Ayant corroboré son hypothèse, le chercheur espère pouvoir étayer les résultats obtenus à ce jour en testant les 15 extraits restants qui n’ont pas été examinés lors de cette récente étude.
 
« Nous collaborons aussi actuellement avec d’autres chercheurs afin de déterminer si ces extraits végétaux –pris individuellement ou en association– peuvent exercer des effets antivieillissement ou bénéfiques pour la santé sur des cellules humaines en culture ainsi que chez des modèles murins d’obésité et de vieillissement prématuré, ajoute le professeur Titorenko. La présente étude constitue la première étape du processus d’évaluation de la capacité de ces extraits végétaux et de leurs appariements à retarder la survenue et la progression des maladies liées au vieillissement chez l’humain. »
 
Éric Simard, corédacteur de l’article, chef de la direction d’Idunn Technologies et auteur d’un nouveau livre sur la longévité en santé, explique que ces extraits végétaux au pouvoir anti-âge agissent comme des mimétiques de la restriction calorique qui entravent le mécanisme primaire du vieillissement.
 
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