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Article publié le 22/12/2020 à 01:00 | Lu 6035 fois

Seniors : comment faire face aux arnaques sur Internet ?




Gardiens des souvenirs d’une époque où le contact humain était prédominant et les arnaqueurs bien plus facilement identifiables, il vous est dorénavant assez difficile de déceler le vrai du faux banquier, le bon du malhonnête commerçant sur internet. Petits conseils afin d’éviter que l’on ne profite de votre vulnérabilité !


Des arnaqueurs de plus en plus créatifs !
Force est de constater que ces escrocs du numérique deviennent de plus en plus créatifs et ne manquent pas de rigueur dans le développement constant de nouveaux modes opératoires.
 
Ils profitent de la faiblesse des plus anciens, faiblesse qui puise le plus souvent son origine dans l’isolement devenu obligatoire du fait de la situation de crise sanitaire actuelle ou encore dans le manque de vigilance dû à une utilisation croissante des canaux de communication en ligne. 
 
Quelles sont les arnaques en ligne les plus courantes ?
Le plus souvent, vous allez être confronté à un courriel suspect émanant d’un organisme paraissant tout à fait légitime sur le papier (assureur, banquier, caisse de sécurité sociale, impôts…).
 
Tout y est : logo, informations personnelles, mise en page propre et familière. L’auteur d’un tel courriel vous demandera de procéder à un paiement, de cliquer sur un lien afin d’obtenir de vous des informations liées à vos moyens de paiements. Il ne faut pas se laisser berner par tant de rigueur apparente dans la préparation de l’arnaque !
 
Une autre technique consiste également à se faire passer pour un membre de votre famille. Dépositaires particuliers de votre pleine et entière confiance, l’escroc prétextera alors une urgence financière à laquelle il ne saurait faire face.
 
Également, le risque d’hameçonnage est d’autant plus élevé lorsqu’au cours de votre navigation vous rencontrez des publicités, des annonces très alléchantes, des offres qui vous promettent monts et merveilles pour très peu d’investissement personnel. Entre 2016 et 2017, 12% des escroqueries comportaient comme fait générateur la réponse de la victime à une annonce.
 
Quelles questions se poser avant d’accorder sa confiance ?
La période des fêtes vous exposant à plus de risques, éveillant les passions des cyber escrocs, il est indispensable d’intérioriser certains automatismes qui vous empêcheront de devoir déplorer un abus financier qui aurait pu facilement être évité.
 
1. Ne pas répondre d’emblée : le caractère hautement attractif d’une annonce, d’une offre publicitaire, d’une demande d’aide ne doit jamais présumer de sa légitimité.

Posez-vous les bonnes questions : qui est l’expéditeur/l’auteur ? La page s’affiche-t-elle correctement ? Est-elle est sécurisée ? Y-a-t-il des fautes d’orthographes ? La somme ou le service demandé n’est-il pas douteux ? Répondre à ces questions en amont vous permettra de détecter des signes primaires de tromperie !
 
2. Soyez pragmatique : le courriel qui vous est destiné et qui vous annonce l’expédition d’un colis ou bien celui qui vous demande des informations de paiement est-il arrivé dans votre boite de SPAM (courriels indésirables) ou votre boite principale ?

Il est important de faire preuve, en permanence, de vigilance, raison pour laquelle il faut vous poser la question de savoir : « ai-je déjà communiqué avec cet interlocuteur ? Ne serait-ce donc pas la première fois qu’il me contacte par ce canal ? Est-il véritablement possible de gagner un séjour en Suisse en participant à un concours en ligne où je dois fournir un versement initial assez important ? » ;
 
3. Entourez-vous ! : vos proches, votre famille, sans doute plus aguerrie aux dangers et risques d’Internet peuvent vous conseiller. Si vous le pouvez, n’hésitez pas à contacter ces personnes de confiance, en amont de toute démarche en ligne, afin de s’assurer que vous n’êtes pas victime d’une anarque.

Dans certains cas, et notamment lorsqu’un organisme public vous a contacté, vous pouvez vous rapprocher de votre banque qui pourra vous dire s’il s’agit ou non d’une entité de confiance.
 
Si malgré toutes ces recommandations, vous avez été victime d’une escroquerie en ligne, il est impératif, dans un premier temps, de contacter votre établissement bancaire au plus vite afin de formuler une opposition contre l’opération. Il conviendra, par la suite, de porter plainte auprès du commissariat de police le plus proche, et ce dans un délai de six ans.
 
Céder à son impulsivité, craindre de perdre son autonomie sont d’autant de raisons de ne pas agir en prévention d’une escroquerie et qui, à terme, feront de vous des victimes privilégiées. Il est important de se poser les bonnes questions et de s’entourer afin d’éviter qu’un simple moment d’inattention ne se transforme en un réel cauchemar.

Gérard PICOVSCHI, Avocat
SELAS AVOCATS PICOVSCHI
www.avocats-picvoschi.com





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