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Article publié le 26/04/2019 à 01:00 | Lu 2296 fois

Senior+ by Plurial Novilia : un bailleur social au service des anciens (partie 1)

Plurial Novilia, entreprise sociale pour l'Habitat, filiale du groupe Action Logement vient de présenter « Senior+ by Plurial Novilia » qui regroupe l’ensemble des produits et services proposés par le bailleur à destination des publics seniors et des personnes à mobilité réduite (PMR). L’aboutissement de plusieurs années passées par le bailleur à mener des projets innovants et des expérimentations pour favoriser le maintien des plus âgés dans leur domicile. Détails.


Comme l’explique Alain Nicole, Directeur Général de Plurial Novilia, « le vieillissement de la population française a un impact direct sur le quotidien des bailleurs sociaux. En l’espace d’une décennie, la part des locataires de plus de 60 ans s’est accentuée de manière considérable dans notre parc locatif, allant jusqu’à atteindre plus de 50% dans des secteurs comme le quartier des Châtillons ».
 
Une problématique ancrée dans le quotidien des territoires… Et Alain Nicole de poursuivre : « Aujourd’hui, environ 25% de nos locataires sont âgés de 60 ans et plus, et parmi eux, près d’un tiers a plus de 75 ans. Cette réalité est devenue un enjeu majeur pour les territoires. C’est pourquoi nous menons depuis de nombreuses années une réflexion, à la fois au sein de notre entreprise et avec les collectivités, sur la meilleure manière d’accompagner cette tendance démographique ».
 
Ce bailleur social estime qu’à l’horizon 2028, la part des plus de 60 ans dans son parc locatif passera de 25 à 37% -les 50-59 ans d’aujourd’hui étant amenés à rester et à être rejoints par d’autres ménages du fait de la paupérisation observée d’une partie de la population française.
 
A cela s’ajoute le fait que si les Françaises et les Français vieillissent, ils vieillissent aussi globalement mieux qu’hier, en meilleure santé, et donc avec le souhait de rester le plus longtemps possible chez soi.
 
« Toute la complexité de l’accompagnement des publics seniors est que l’on se trouve à une période charnière de la vie, où l’on passe plus de temps chez soi puisque l’on est à la retraite, mais avec des moyens physiques potentiellement décroissants » précise de son côté Jérôme Florentin, Directeur de la Maîtrise d’Ouvrage de Plurial Novilia. Et d’ajouter : « derrière ces évolutions démographiques et ces statistiques se trouvent des réalités très diverses et évolutives avec lesquelles nous devons composer ».
 
Il est en effet possible de classer en trois catégories les locataires de plus de 60 ans :
• Les retraités actifs, parfaitement autonomes même s’ils peuvent présenter quelques fragilités. Ne se considérant pas comme âgés, ils n’ont pas toujours conscience du temps qui passe et doivent être accompagnés de manière préventive dans l’adaptation de leur logement, d’autant plus que, les années passant, le logement a tendance à devenir un lieu de refuge, surtout pour les personnes seules ;
 
• Les retraités de 75 ans et plus, souvent dépendants et présentant de grandes fragilités. Le logement doit alors répondre bien sûr à un vrai besoin de confort mais doit aussi apporter des solutions d’accompagnement pour garantir la sécurité du locataire dans son logement ;
 
• Les personnes les plus dépendantes, pour lesquelles des solutions de logements spécifiques doivent retarder au maximum l’entrée dans une structure spécialisée. Une profonde réflexion autour de l’adaptation du bâti Si l’on estime aujourd’hui qu’environ 70% des plus de 80 ans sont autonomes, cet état ne peut être permanent et il est donc essentiel de pouvoir prévenir la perte d’autonomie, en favorisant le maintien à domicile.
 
Pour cela, ce bailleur social (ce n’est d’ailleurs pas le seul) a choisi à la fois d’adapter une partie de son parc immobilier et de proposer différents services afin de permettre aux seniors de mieux vivre chez eux – quels que soient leur âge, leur niveau de ressources, leur santé et leur situation familiale.
 
« Afin de faire face à la hausse de la demande, nous avons d’abord choisi d’augmenter notre offre de logements adaptés, que ce soit en construction neuve ou en réhabilitation », poursuit Hugues Lhermitte, Directeur du Patrimoine.
 
« L’adaptation du parc actuel se fait au cas par cas selon les demandes, à hauteur de 400 adaptations par an, déjà dans notre parc, pour le public senior et les personnes à mobilité réduite (PMR), et de manière proactive » précise pour sa part Nicolas Bourgeois, Responsable développement Social Urbain.
 
Les équipes de P.N. vont en effet régulièrement à la rencontre des locataires âgés de 60 ans et plus, mais aussi des personnes à mobilité réduite (PMR), afin de faire un point sur leur situation, leur santé, et leur proposer d’effectuer des travaux préventifs (notamment dans les salles de bain). Les grands chantiers de réhabilitation menés par le bailleur social dans plusieurs quartiers prioritaires de Champagne-Ardenne sont d’ailleurs l’occasion de proposer ces travaux aux occupants.
 
Quant aux nouveaux projets, ils sont l’occasion d’expérimenter de nouvelles formes d’habitat adaptés à ces publics, en individuel comme en collectif : béguinages, pavillons locatifs ou logements individuels entièrement adaptés aux seniors, immeubles intergénérationnels, résidences sociales seniors gérées par le CCAS ou des associations, EHPAD…
 
« Nous travaillons au cas par cas avec nos partenaires et avec les collectivités afin de cerner les besoins et d’y apporter une réponse sur-mesure », explique Nicolas Bourgeois, Responsable DSU de P.N. « Cela peut passer autant par une architecture adaptée et par l’intégration de technologies spécifiques en matière de domotique ou de domomédecine que par le déploiement de services à valeur ajoutée ».
 
« Le maintien à domicile des personnes passe également par le développement de service d’aide à la vie quotidienne, la mise en oeuvre de dispositifs de veille, de prévention des risques, de cohésion et de lien social », reprend Nicolas Bourgeois. Très actifs au début de leur retraite, les seniors peuvent en effet avoir tendance à s’effacer au fil des années et à s’isoler, compromettant ainsi à terme leurs chances de pouvoir rester autonomes chez eux dans de bonnes conditions.