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Article publié le 23/09/2020 à 01:00 | Lu 896 fois

Saint-Siège : de l'importance de protéger les droits des ainés




C'est une génération précieuse, une ressource que la pandémie a mise en grand danger. Les droits des personnes âgées doivent être protégés a plaidé Mgr Ivan Jurkovič, l'Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations-Unies à Genève, lors de la 45e session du Conseil des droits de l'homme.


Les droits de l'homme n'ont pas d'âge et la santé des personnes âgées doit par conséquent être protégée comme celle de tous, surtout en temps de pandémie de Covid-19 : tel est, en bref, l'appel lancé ce lundi 21 septembre, par Mgr Ivan Jurkovič, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations-Unies à Genève.
 
Certaines données sur les personnes âgées sont nécessaires pour la protection des droits
Le prélat s'est exprimé lors de la 45ème session du Conseil des droits de l'homme, consacrée au rapport de l'expert indépendant sur la jouissance des droits de l'homme par les personnes âgées.
 
Mgr Jurkovič a souligné en premier lieu la nécessité de disposer de données certaines et complètes sur la réalité des personnes âgées : « les statistiques, en effet, sont incomplètes et génériques et tendent à les "dépeindre comme un groupe homogène, alors que la réalité est très différente ».
 
« Une perspective aussi limitée ne permet pas une évaluation précise de leurs besoins, ni une appréciation adéquate de la précieuse contribution qu'ils apportent à la société », estime-t-il. D'où l'appel de l'archevêque à la nécessité de disposer de données « de haute qualité, opportunes et fiables » afin que les lacunes dans la protection des droits de l'homme pour ce segment de la population soient identifiées et comblées.
 
Ces données sont d'« importance vitale », a rappelé l'observateur, car, comme l'a démontré la pandémie, elles représentent « un outil indispensable pour surveiller l'urgence sanitaire » auquel « des réponses spécifiques » peuvent être apportées.
 
Pas de discrimination fondée sur l'âge
Les pensées du prélat se sont ensuite portées sur le « triste tribut » que la Covid-19 a fait payer aux personnes âgées hospitalisées « dans les maisons de retraite et les établissements d'hébergement du monde entier ».
 
« Compte-tenu de cette terrible situation - a souligné l'archevêque - il est nécessaire de rendre compte avec précision des infections et des décès par coronavirus qui surviennent dans une telle situation, afin d'améliorer la surveillance au sein de ces centres ».
 
En ce qui concerne l'accès aux soins médicaux, le représentant du Saint-Siège s'est dit préoccupé par le fait que « les décisions relatives à l'allocation des ressources médicales, y compris les respirateurs artificiels, peuvent ou ont déjà été prises exclusivement en fonction de l'âge » des patients.
 
C'est pourquoi « il est de la plus haute importance que les protocoles de santé soient guidés par des évaluations cliniques approfondies et par un engagement clair à sauvegarder les droits et la dignité de chaque personne » a relevé Mgr Jurkovič.
 
La protection des personnes âgées, une ressource précieuse
Ces derniers mois, a ajouté le diplomate du Saint-Siège, « toute une génération de personnes âgées » a payé très cher les conséquences de la pandémie, alors que cette génération constitue « la ressource la plus précieuse » pour la famille humaine, « en termes d'histoire, d'expérience et d'enseignement inestimable ».

Les personnes âgées, comme « racines et mémoire d'un peuple doivent être protégées ; leurs droits et leur dignité doivent être sauvegardés » a conclu le prélat.

Source Vatican News