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Article publié le 23/08/2022 à 01:00 | Lu 1891 fois

Rentrée 2022 : une pause "culturelle" dans les Alpes-de-Haute-Provence (partie 2)




Terres d’émotions pures, la Haute-Provence (04) offre tout ce dont vous avez besoin pour vous détendre, vous ressourcer ou bouger. Faire l’expérience d'un séjour sur le territoire c’est aussi prendre rendez-vous avec l’authenticité : rencontres humaines, histoires singulières, et cette culture typique façonnée par la géologie et l’histoire, à la croisée de la Provence et de la montagne…


En solo, en famille, entre amis, avec les petits-enfants ou accompagné d'un professionnel, un vaste choix d'activités est proposé aux visiteurs pour se ressourcer et s'évader.
 
Le fait est que la Haute-Provence regorge de découvertes culturelles fortes ; encore plus fortes en arrière-saison que le gros des touristes est déjà rentré à la maison.
 
Cette destination permet à tous de satisfaire son besoin de déconnexion et d'exploration. La Haute-Provence est le spot idéal pour passer l'été parfait !

Crypte archéologique Notre-Dame-du-Bourg
Issue de trois campagnes de fouilles, la Crypte archéologique de Notre-Damedu-Bourg révèle des traces de construction à l'emplacement exact des origines de la ville de Digne, sur 870 m².
 
En 1980 alors que de longs travaux s'engagent pour sauver et consolider la cathédrale Notre-Dame-du-Bourg, une première campagne de fouilles archéologiques (1987-1988) s'impose à l'intérieur du bâtiment pour favoriser les besoins de restauration de l'édifice religieux.
 
Les premières découvertes révèleront entre autres la présence d'un lieu de culte de grande ampleur avec les traces de ses aménagements liturgiques dont l'utilisation a perduré du Ve siècle au XIe siècle. Ces résultats très prometteurs vont conduire inévitablement à élargir les recherches sur deux autres secteurs, à l'extérieur.
 
Ainsi, la première petite église chrétienne n IVe siècle - début Ve siècle et des murs antiques Ier-IIIe siècles attesteront d'une implantation ancienne dans le quartier du Bourg.
 
Les pénitents des Mées
Les Mées, en provençal "Lei Meas" de l'occitan "meya", qui signie meule de blé, pour désigner les Pénitents, compte 3630 habitants. Dans le centre, on trouve de belles maisons en pierres apparentes, des petites ruelles étroites...
 
La chapelle Saint-Roch et l'église Notre Dame de l'Olivier sont de beaux endroits à visiter. Le sentier des Pénitents est un itinéraire de 3h30 qui permet de découvrir cette roche particulière qu'est le Poudingue, formée il y a quelques millions d'années par consolidation des débris rocheux arrachés à la chaine alpine et roulés par la Durance.
 
Cette curiosité géologique longue de 2.5km surplombe le village. Le chemin de la Colle quant à lui mène sur le haut plateau, au dessus du village, où débute le fameux Plateau de Valensole et ses champs de lavandes à perte de vue.
 
Le village des Mées doit sa notoriété aux rochers étroits qui se dressent sur plus de 100 mètres de haut sur la commune. On les appelle les Pénitents des Mées en raison de leur forme longue et étroite, certains y ont vu une procession de moines coiffés d'une capuche pointue.
 
D'après la légende il s'agirait des moines de la Montagne de Lure pétrifiés par Saint Donat au temps des invasions sarrazines et punis pour s'être épris de jeunes femmes. Les Mées est la plus grande commune oléicole des Alpes de Haute-Provence avec près de 80.000 oliviers autour du village.
 
Il existe un parcours de 4km, le Chemin de l'Olivier, qui permet de découvrir ces oliviers multi-centenaires. Plusieurs moulins à huile sur la commune peuvent se visiter toute l'année.
 
Un géotour en Durance provençale
Nature ou culture ? Fan des deux ? Marie-Jo, géologue souriante et passionnée de l'UNESCO Géoparc de Haute-Provence, partage son savoir sur les richesses patrimoniales à la conuence de la Bléone et de la Durance. Géologie, histoire, art, monuments et autres légendes : rencontre curieuse mais authentique avec le territoire du Géoparc.
 
Positionnée à 666m d'altitude, la Chapelle Saint-Jean Baptiste veille depuis sa création en 1668, sur le village et la cité qui s'étalent harmonieusement au pied de la légendaire colline du même nom.
 
La gypserie, un joyau caché : un arrêt s'impose devant la mairie du petit village de Volonne abritée dans un château bastide du 17ème siècle. La façade est modeste et son entrée discrète : on ne devinerait jamais quelle splendeur vous attend à l'intérieur.
 
Au lointain, les Pénitents sont de mystérieuses sentinelles qui se dressent comme un rempart, perd de sa splendeur : cahoteux et rugueux, grêlé de trous et composé d'autant de couleurs que de roches différentes.
 
Unesco Géoparc de Haute-Provence
L'UNESCO Géoparc de Haute-Provence fut le premier Géoparc au monde reconnu par l'UNESCO en 2000. Il rassemble 67 communes du département des Alpes-de-Haute-Provence et couvre un espace de 1.989km2.
 
Autour de son patrimoine géologique exceptionnel de plus de 300 millions d'années s'articulent de nombreux sites valorisant le patrimoine naturel, culturel, matériel et immatériel... Tous ces patrimoines, rassemblés sur un même territoire, ont permis à l'UNESCO, en 2000 d'établir des normes et de définir un label "UNESCO Géoparc".
 
C'est donc l'UNESCO Géoparc de Haute-Provence qui a servi de modèle aux 169 autres Géoparcs répartis dans le monde.
 
Découvrir le Musée Promenade
Au coeur de l'UNESCO Géoparc de Haute-Provence, le Musée Promenade propose une véritable plongée dans le temps qui mettra en éveil tous vos sens ! Des artistes de renommée internationale y ont puisé leur inspiration tels Andy Goldworthy, Joan Fontcuberta, Sylvie Bussières, Agathe Larpent.
 
Le visiteur se balade sur des sentiers ponctués de ruisseaux, cascades et œuvres d'art qui conduisent à des salles d'exposition où les temps géologiques sont mis en scène : collections de fossiles, aquariums tropicaux...
 
Le jardin des Papillons
Au coeur du Musée Promenade, dans ce milieu particulier à la limite du climat méditerranéen et alpin, plus de 139 espèces de papillons de jour et 320 de nuit évoluent librement et peuvent être observées du printemps à l'automne.
 
Les visiteurs déambulent entre cascades et restanques spécialement aménagées pour accueillir les plantes favorites des papillons ou de leurs chenilles.
 
Ce jardin est l'un des rares endroits où les papillons s'observent en si grand nombre dans un cadre naturel qui leur est dédié. Il permet aussi de sensibiliser sur l'importance de la protection des insectes sur ce territoire à la biodiversité exceptionnelle.
 
Musée Gassendi
Le musée Gassendi se visite dans et hors les murs. Dans le bâtiment XVIIème, le visiteur est invité à parcourir la collection comme s'il marchait sur un sentier de montagne : arpentant les 5 étages, traversant de vastes salles et d'étroits cabinets où cohabitent histoire locale, beaux-arts et art contemporain, s'accoudant à la coursive en noyer du XVIIème siècle ouverte sur les sciences.
 
Ce parcours, qui engage le corps autant que l'esprit, est à l'image de la pensée empiriste du savant Pierre Gassendi que son contradicteur René Descartes résuma par la formule " ambulo ergo sum" (je
marche donc je suis).
 
Dans la montagne, la collection d'art contemporain se découvre en marchant. Le visiteur devient randonneur, s'immergeant dans les paysages sauvages de l'UNESCO Géoparc pour partir à la rencontre d'œuvres créées dans la nature et dans des villages abandonnés par des artistes contemporains tels qu'Andy Goldsworthy, Herman De Vries, Mark Dion, Paul Armand Gette, Trevor Gould, Stéphane Bérard...
 
Écomusée La Javie
L'écomusée La Javie présente la vie du village et de la Haute Bléone autrefois. Un voyage il y a 100 ans à travers 8 expositions à thème. On y découvre la salle de classe, l'épicerie, la cuisine, l'atelier du cordonnier, l'étameur...
 
À voir également l'exposition "Les Poilus de La Javie : 1914-1918", l'église Sainte Madeleine, la chapelle Notre Dame, le séchoir à prunes, le lavoir et la "bugade", le jardin Pichotin avec les outils agricoles et les fruitiers greffés.
 
La randonnée à la Chapelle Notre-Dame vous est également proposé à la suite de la visite. Comptez 30min de marche.
 
Cairn, centre d’art
Le CAIRN centre d’art est un laboratoire artistique qui soutient et diffuse la création contemporaine en milieu rural. Il se développe à petite et à grande échelle : une salle d’exposition temporaire, un parcours de sculptures au cœur du parc Saint-Benoît et la production d’oeuvres pérennes sur le territoire de l’UNESCO Géoparc de Haute-Provence.
 
Si le mot cairn désigne ces pyramides de pierres élevées par les marcheurs comme signal directionnel, il est aussi l’acronyme fondateur de : Centre d’Art Informel de Recherches sur la Nature.
 
Depuis vingt ans le CAIRN privilégie l’invitation d’artistes dont les oeuvres questionnent notre relation au territoire et au milieu naturel : Mark Dion, Delphine Gigoux-Martin, Herman de Vries, Andy Goldsworthy, Richard Nonas, Lara Almarcegui, Till Roeskens…
 
Le centre d’art accueille des artistes sur invitation, pour la production d’œuvres et d’expositions, et sur appel à candidature, pour des résidences de recherches.
 
Réserve ornithologique
La Réserve Ornithologique, constituée de trois zones humides artificielles, protège une abondante diversité d’oiseaux et concentre ici plus de 56% des espèces du département ! Tout au long de l’année, pas moins de 140 espèces peuvent être observées.
 
Cette richesse avifaune se dissimule dans l’enchevêtrement des roseaux, la ripisylve sauvage ou encore les bancs de graviers de la Durance. Cependant, certaines espèces se laissent contempler
sur les étendues de la retenue de l’Escale.
 
Dans cette zone se concentre désormais une biodiversité quasi-équivalente à celle recensée en Camargue.                     





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