Priorité à l’emploi des seniors avec des mesures vers les assurés…
Plusieurs dispositions de la réforme de 2003 visent à encourager les seniors à rester en activité :
- la création d’une surcote.
Depuis 2004, les personnes qui totalisent la durée d’assurance requise pour le taux plein, peuvent bénéficier d’une majoration de leur pension pour chaque trimestre supplémentaire cotisé. Depuis 2007, la surcote est de 3% pour la première année cotisée, de 4% les années suivantes et de 5% par année cotisée au-delà de 65 ans.
- le réaménagement du cumul emploi-retraite.
Depuis le 1er janvier 2007, il permet au salarié de reprendre son activité chez son ancien employeur six mois après son départ en retraite, sous réserve que le cumul des revenus mensuels d’activité et de la retraite ne dépasse pas, soit la moyenne mensuelle des trois derniers salaires perçus, soit une limite minimum fixée à 1,6 fois le montant mensuel du Smic si cette dernière est plus élevée. Par ailleurs, les règles ont été harmonisées entre les différents régimes en 2004.
- L’assouplissement de la retraite progressive.
Elle est désormais ouverte aux personnes qui ne bénéficient pas du taux plein et aux travailleurs à temps partiel. La retraite progressive doit permettre notamment d’annuler la décote subie lors du premier départ en retraite, et de bénéficier éventuellement d’une surcote tout en finissant sa carrière à temps partiel.
Mais ces mesures connaissent un bilan mitigé, estime Annie Jolivet :
- En 2006, 5,7% seulement des personnes concernées bénéficient de la surcote, pour 5,2 trimestres en moyenne.
- Les données chiffrées manquent sur les personnes concernées par le cumul emploi-retraite.
- Le nombre de personnes en retraite progressive reste marginal : 758 bénéficiaires au 30 juin 2007 contre 1.287 fin 1993 et 673 fin décembre 2003.
D’autres dispositions, destinées à ouvrir des marges de choix individuel, ont été mises en place avec plus de succès :
- l’abaissement progressif de la décote, fixée à 1,25 point par trimestre manquant pour les personnes nées avant 1944 pour atteindre 0,625 point pour celles nées après 1952.
- le rachat des années d’études et/ou incomplètes ou « versement pour la retraite », pour augmenter la durée d’assurance et accroître ainsi le montant de la pension. Selon les données de la Cnav, 14,3% des assurés au régime général avaient effectué un versement de ce type en vue d’un départ anticipé entre le 1er janvier 2004 et le 30 septembre 2007.
- la création du dispositif de retraite anticipée, pour prendre en compte les carrières longues et permettre aux personnes handicapées et aux personnes ayant commencé à travailler jeune, de partir en retraite avant 60 ans, à certaines conditions. Le dispositif a remporté un vif succès et dépassé les prévisions : de 113.200 personnes en 2004, le nombre de bénéficiaires est passé à 102.000 en 2005 et 108.200 en 2006. En trois ans, 3.200 retraites anticipées ont également été attribuées aux assurés handicapés. La mesure a concerné 700 fonctionnaires en 2005 et 10 461 en 2006. .../...
Plusieurs dispositions de la réforme de 2003 visent à encourager les seniors à rester en activité :
- la création d’une surcote.
Depuis 2004, les personnes qui totalisent la durée d’assurance requise pour le taux plein, peuvent bénéficier d’une majoration de leur pension pour chaque trimestre supplémentaire cotisé. Depuis 2007, la surcote est de 3% pour la première année cotisée, de 4% les années suivantes et de 5% par année cotisée au-delà de 65 ans.
- le réaménagement du cumul emploi-retraite.
Depuis le 1er janvier 2007, il permet au salarié de reprendre son activité chez son ancien employeur six mois après son départ en retraite, sous réserve que le cumul des revenus mensuels d’activité et de la retraite ne dépasse pas, soit la moyenne mensuelle des trois derniers salaires perçus, soit une limite minimum fixée à 1,6 fois le montant mensuel du Smic si cette dernière est plus élevée. Par ailleurs, les règles ont été harmonisées entre les différents régimes en 2004.
- L’assouplissement de la retraite progressive.
Elle est désormais ouverte aux personnes qui ne bénéficient pas du taux plein et aux travailleurs à temps partiel. La retraite progressive doit permettre notamment d’annuler la décote subie lors du premier départ en retraite, et de bénéficier éventuellement d’une surcote tout en finissant sa carrière à temps partiel.
Mais ces mesures connaissent un bilan mitigé, estime Annie Jolivet :
- En 2006, 5,7% seulement des personnes concernées bénéficient de la surcote, pour 5,2 trimestres en moyenne.
- Les données chiffrées manquent sur les personnes concernées par le cumul emploi-retraite.
- Le nombre de personnes en retraite progressive reste marginal : 758 bénéficiaires au 30 juin 2007 contre 1.287 fin 1993 et 673 fin décembre 2003.
D’autres dispositions, destinées à ouvrir des marges de choix individuel, ont été mises en place avec plus de succès :
- l’abaissement progressif de la décote, fixée à 1,25 point par trimestre manquant pour les personnes nées avant 1944 pour atteindre 0,625 point pour celles nées après 1952.
- le rachat des années d’études et/ou incomplètes ou « versement pour la retraite », pour augmenter la durée d’assurance et accroître ainsi le montant de la pension. Selon les données de la Cnav, 14,3% des assurés au régime général avaient effectué un versement de ce type en vue d’un départ anticipé entre le 1er janvier 2004 et le 30 septembre 2007.
- la création du dispositif de retraite anticipée, pour prendre en compte les carrières longues et permettre aux personnes handicapées et aux personnes ayant commencé à travailler jeune, de partir en retraite avant 60 ans, à certaines conditions. Le dispositif a remporté un vif succès et dépassé les prévisions : de 113.200 personnes en 2004, le nombre de bénéficiaires est passé à 102.000 en 2005 et 108.200 en 2006. En trois ans, 3.200 retraites anticipées ont également été attribuées aux assurés handicapés. La mesure a concerné 700 fonctionnaires en 2005 et 10 461 en 2006. .../...




