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Article publié le 07/04/2021 à 09:22 | Lu 2305 fois

Recherche médicale : les plus de 50 ans sont les mieux informés




À l’occasion de la journée mondiale de la Santé du 7 avril, la Fondation de l’Avenir a choisi de mettre l’accent sur un point majeur de son Baromètre Recherche Médicale : la perception de la santé par les Français, qu’ils soient usagers de santé ou médecins et l’impact de la crise sanitaire sur cette perception.


Si la santé était déjà une thématique importante, ce sujet est devenu en 2020 totalement incontournable avec un éclairage particulier sur la recherche médicale… Une recherche que les Français voudraient « éthique, performante et orientée vers le bien commun ». Voici donc un tour d’horizon des grands enseignements de ce baromètre…
 
Qui ne connait pas aujourd’hui l’existence de la recherche sur les vaccins à ARN, sur les antiviraux ou
encore les études épidémiologiques ?
 
Alors que le sujet de la recherche médicale restait encore peu connu des Français - plus d’un tiers était en incapacité de citer une découverte scientifique de ces dernières années - la crise sanitaire a provoqué un déferlement d’articles et de reportages dans les médias qui ont eu pour conséquence une augmentation globale des connaissances scientifiques.
 
Sans trop de surprise, ce sont les Français âgés de 50 ans et plus qui semblent les plus sensibles aux problématiques liées à la santé.
 
La recherche médicale est principalement reconnue pour ses travaux sur les maladies et les thérapies et notamment les cancers considérés comme étant la pathologie la plus investie. Elle est, de plus, considérée comme peu mise en valeur et peu vulgarisée auprès du grand public.
 
Avec l’arrivée de l’épidémie de Covid-19, la recherche de vaccin contre les maladies infectieuses est devenue une mission prioritaire de la Recherche Médicale Française, pour la quasi-totalité des sondés (87%).
 
Grand public et médecins sont unanimes lorsqu’il s’agit d’établir un « top 3 » des priorités en termes de recherches médicales, à savoir : le traitement des maladies, les sciences de l’environnement, la prévention santé.
 
Les priorités sur les objectifs de la recherche médicale sont communes entre les médecins et les
Français quant à la prévention et au curatif. A ce titre, ils prônent une recherche qui permet aussi bien de prévenir une maladie, que d’être efficient au lit du patient.
 
Le soin comprend certes le médical mais également l’accompagnement humain, notamment pour les Français interrogés, très attachés à ce dernier point.
 
Qui doit mener cette recherche médicale ? Acteurs publics comme privés, chacun a un rôle à jouer avec une indépendance essentielle des grandes orientations de santé publique à maintenir face aux intérêts économiques des laboratoires pharmaceutiques et à la puissance de leurs lobbys.
 
A noter également que le développement de partenariats entre les laboratoires publics et les entreprises privées est jugé nécessaire, pour continuer de soutenir la Recherche Médicale Française, par près de 9 Français sur 10.
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La crise sanitaire a accéléré le déploiement des outils e-santé (comme la télémédecine par exemple qui a fait un bond en avant ces derniers mois) qui ont pu dans ce contexte démontrer leur puissance et leur intérêt. Ce développement est perçu comme un élément supplémentaire dans la relation thérapeutique et la dimension clinique pour redonner du sens et du lien humain.
 
Toujours selon cet observatoire, les Français admettent qu’il est important de rester connecté à la recherche médicale pour conserver un lien avec les problématiques de santé. Grâce à la recherche, des maladies sont découvertes et soignées, et les patients sont mieux accompagnés.
 
Au cœur de cet accompagnement du patient, les informations sur la recherche médicale qui lui permettent de mieux appréhender sa prise en charge, son parcours et de suivre les développements de nouvelles innovations.
 
Pour être accessible à tous, la recherche médicale mériterait d’être davantage médiatisée et vulgarisée. Ce point est d’ailleurs moins souligné par les personnes en affections de longue durée (ALD) : 57% d’entre elles -vs 62% des Français- considèrent qu’elle est insuffisamment médiatisée et 67% -vs 72% des Français[1]insuffisamment vulgarisée.