Les données issues de l’enquête, rappelle le laboratoire dans son communiqué, sont essentielles pour mieux appréhender la proximologie, cette discipline en plein essor qui s’intéresse aux bénéfices apportés par les proches en termes de qualité de vie comme d’efficacité des soins.
Mises en perspectives avec les résultats d’une enquête sur un panel d’aidants (BVA - décembre 2008 – 554 proches de malades), elles permettent aussi de porter un regard croisé très instructif sur la relation entre ces deux acteurs souvent complémentaires (mais qui ne se comprennent pas toujours très bien) de la prise en charge des malades.
96% des soignants considèrent l’entourage du malade comme un « partenaire » de soins …
En effet, une très large majorité des médecins interrogés perçoit l’entourage comme « une source d’informations » dans leur exercice quotidien. Pour les trois-quarts (75%) d’entre eux, l’entourage est « plus visible » qu’il y a dix ans et son rôle va aller en s’accentuant (90%).
La collaboration pour l’observance des traitements constitue une aide considérée comme précieuse et l’un des principaux rôles de l’aidant. Sont également évoqués la présence auprès du malade et le soutien psychologique.
Toujours selon cette enquête, les obstacles à l’essor du « partenaire de soins » restent pourtant nombreux. Le « manque de temps » constitue, à 66%, le principal obstacle évoqué par les soignants pour développer une relation satisfaisante avec les proches du malade. Vient également la question de la rémunération.
Autre obstacle majeur, l’entourage lui-même qui peut être parfois « envahissant » ou
« anxiogène », parfois « absent » ou « infantilisant ». Pour l’aidant lui-même, c’est « l’épuisement », le principal danger selon les soignants. Autant de qualificatifs qui illustrent le besoin d’encadrement, voire de formation, de ces aidants aux statuts souvent flous et aux missions encore incertaines.
Du côté des proches, en revanche, la notion de « partenariat » est moins claire : dans une enquête menée par l’Institut BVA en décembre 2008 auprès d’un panel d’aidants, ces derniers estiment eux aussi qu’ils ont « un rôle important » à jouer dans les relations soignants/soigné.
Mais ils ne sont « que » 70% à penser que les professionnels de santé les considèrent comme « de véritables partenaires de soins ». Ils ont en particulier le sentiment que les professionnels ne cherchent pas assez à les impliquer dans les soins : plus d’un quart (27%) des soignants le fait « toujours », mais 15% « rarement » et 32% « jamais ». « Ces écarts importants entre ressenti des proches et vision des soignants traduisent un décalage problématique » estiment les responsables de cette enquête.
Autre sujet de préoccupation pour les proches : l’attention portée par les professionnels de santé à leur état de santé. Ils sont seulement 12% à répondre « tout à fait », loin derrière « parfois » (19%), « rarement » (15%). Pire, ils sont 52% à répondre… « Jamais ».
Un point de convergence émerge en revanche clairement dans les deux études, celui du « manque de formation à certains gestes de soins », 38% des proches en faisant état parmi les difficultés fréquentes. C’est donc à juste titre que les professionnels de santé réclament des formations vers lesquelles orienter l’entourage.
Mises en perspectives avec les résultats d’une enquête sur un panel d’aidants (BVA - décembre 2008 – 554 proches de malades), elles permettent aussi de porter un regard croisé très instructif sur la relation entre ces deux acteurs souvent complémentaires (mais qui ne se comprennent pas toujours très bien) de la prise en charge des malades.
96% des soignants considèrent l’entourage du malade comme un « partenaire » de soins …
En effet, une très large majorité des médecins interrogés perçoit l’entourage comme « une source d’informations » dans leur exercice quotidien. Pour les trois-quarts (75%) d’entre eux, l’entourage est « plus visible » qu’il y a dix ans et son rôle va aller en s’accentuant (90%).
La collaboration pour l’observance des traitements constitue une aide considérée comme précieuse et l’un des principaux rôles de l’aidant. Sont également évoqués la présence auprès du malade et le soutien psychologique.
Toujours selon cette enquête, les obstacles à l’essor du « partenaire de soins » restent pourtant nombreux. Le « manque de temps » constitue, à 66%, le principal obstacle évoqué par les soignants pour développer une relation satisfaisante avec les proches du malade. Vient également la question de la rémunération.
Autre obstacle majeur, l’entourage lui-même qui peut être parfois « envahissant » ou
« anxiogène », parfois « absent » ou « infantilisant ». Pour l’aidant lui-même, c’est « l’épuisement », le principal danger selon les soignants. Autant de qualificatifs qui illustrent le besoin d’encadrement, voire de formation, de ces aidants aux statuts souvent flous et aux missions encore incertaines.
Du côté des proches, en revanche, la notion de « partenariat » est moins claire : dans une enquête menée par l’Institut BVA en décembre 2008 auprès d’un panel d’aidants, ces derniers estiment eux aussi qu’ils ont « un rôle important » à jouer dans les relations soignants/soigné.
Mais ils ne sont « que » 70% à penser que les professionnels de santé les considèrent comme « de véritables partenaires de soins ». Ils ont en particulier le sentiment que les professionnels ne cherchent pas assez à les impliquer dans les soins : plus d’un quart (27%) des soignants le fait « toujours », mais 15% « rarement » et 32% « jamais ». « Ces écarts importants entre ressenti des proches et vision des soignants traduisent un décalage problématique » estiment les responsables de cette enquête.
Autre sujet de préoccupation pour les proches : l’attention portée par les professionnels de santé à leur état de santé. Ils sont seulement 12% à répondre « tout à fait », loin derrière « parfois » (19%), « rarement » (15%). Pire, ils sont 52% à répondre… « Jamais ».
Un point de convergence émerge en revanche clairement dans les deux études, celui du « manque de formation à certains gestes de soins », 38% des proches en faisant état parmi les difficultés fréquentes. C’est donc à juste titre que les professionnels de santé réclament des formations vers lesquelles orienter l’entourage.
Par Source : Novartis | Publié le 02/07/2009 à 11:48
