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Article publié le 21/01/2019 à 01:00 | Lu 942 fois

Pour le dépistage des maladies du foie : il n'est jamais trop tard !

La plupart du temps, les maladies chroniques du foie sont silencieuses. Il est pourtant indispensable de les dépister avant qu’elles ne provoquent des dégâts irréversibles. Quel que soit le stade de la maladie, le patient en tirera un bénéfice.


Près de 2 millions de décès annuels que l’on pourrait éviter
Parmi les personnes atteintes d’une maladie chronique du foie, 20 à 30% développent une cirrhose au bout de longues années, le plus souvent après 20 à 30 ans d’évolution. Et, sur ces cirrhoses constituées, le risque de développer un cancer du foie est de 3% par an.
 
Chaque année dans le monde, les hépatites virales provoquent ainsi plus de 1,3 million de décès suite à une cirrhose ou un cancer du foie ; la cirrhose alcoolique, elle, est responsable d’environ 400.000 décès auxquels il faudrait ajouter tous les décès imputables aux autres maladies chroniques du foie.
 
Le dépistage bénéfique quel que soit le stade de la maladie
Autant de morts évitables : si l’on a longtemps cru que la cirrhose était irréversible, on sait maintenant qu’elle peut non seulement régresser lorsque l’agression cesse, mais aussi disparaître complètement lorsqu’elle est prise en charge suffisamment tôt. Voilà un argument supplémentaire pour dépister les maladies chroniques du foie, même au stade de cirrhose.
 
À un stade moins avancé de la maladie hépatique, les bénéfices d’une prise en charge sont aussi avérés. En cas d’hépatite virale, le bénéfice pour la collectivité est évident, puisque chaque guérison diminue le réservoir du virus. Mais il l’est aussi pour le patient : nombre d’entre eux, aujourd’hui guéris d’une hépatite pourtant considérée comme minime, font état d’une amélioration de leur état général et de leur qualité de vie.
 
Un indicateur simple : le dosage des transaminases
Hépatites virales ou alcooliques, Nash, hépatites médicamenteuses ou toxiques, etc. Quelle que soit leur cause, les hépatites chroniques se manifestent par une inflammation des tissus hépatiques. Et cette inflammation est facilement repérable dans le sang du patient par un test simple et peu coûteux : le dosage des transaminases. Leur présence au-delà des seuils témoigne d’une souffrance du foie, dont il sera ensuite possible de rechercher la cause.
 
Le foie n’est pas seulement un organe vital qu’il faut surveiller et, le cas échéant, soigner. Il est une sentinelle de notre état général dont les patients et les médecins, généralistes ou spécialistes, doivent apprendre à écouter les messages d’alerte.